29.01.2010
Du SPAM ? SPAM mon genre...
Précieux lecteur cher à mon coeur, hépatique lecteuse à la Sécurité sociale généreuse,
Dans cette note : je veux du cash. Et... pour la poilade au bon goût de Sarkozy, tu reviens plus tard, OK ?
Quand on me transmets des demandes de dons, je réponds toujours d'aller voir sur www.hoaxbuster.com la véracité de la demande.
Je ne change pas : si tu as des doutes quant à ce qui va suivre, je te conseille d'aller voir sur www.hoaxbuster.com.
Même pas peur.
Il se trouve que la réalité rejoint la fiction dont nous abreuvent de nombreux margoulins.
Et pourtant...
Il y a quelques temps, je m'étais ému de la disparition de Louis M. et j'ai encore les yeux qui piquent quand j'y repense.
Cette note m'avait permis d'expliquer la notion de "deuxième famille", tu as dû comprendre ce concept si tu as lu la note.
Or, Hélène M., la fille de Louis M. (que je considère comme une quasi-soeur, si tu suis un peu) nous a écrit collectivement pour nous faire part de ce qui va suivre.
Concentre-toi :
Hélène a également une deuxième famille car, quoique la sienne est drôlement chouette, elle a vécu en Italie où elle a été fort bien reçu.
Son quasi-frère, Daniele, a marié une japonaise, Mariko.
Or, le frère de Mariko, Taro, est en train de mourir d'une maladie du foie qui nécessite une greffe.
Ce qui est vraiment désopilant, c'est que Taro n'a même pas eu à se droguer pour ça, ou à être champion du monde de l'apéro (voilà pour les bien-pensants qui émettraient, éventuellement des jugements de valeur)
Au Japon : laisse tomber la greffe.
Le don d'organe n'est pas dans les moeurs au Japon et la seule solution réside donc dans un transfert aux Stazini.
Coût de la blague : 660 000 dollars.
La famille ne possède pas cette somme, pas plus qu'elle n'a de donneur compatible.
Alors elle tente de récolter les fonds/dons et Hélène s'est retrouvée bombardée coordinatrice/promotrice pour la France.
Pour ce faire, il va falloir que tu arrêtes d'acheter des copies de montre de luxe, du viagra et des O.S. de contrebande pour donner à une vraie cause.
Le site : www.savetaro.com/fr est là pour ça.
(sur la page de paiement par CB il faut ignorer la ligne "ouvrir un compte Paypal").
38 ans, c'est un peu tôt pour mourir, je trouve.
Et j'ajoute que si tu veux mettre un mot où un lien sur ton blog, je ne suis pas contre.
Tu peux même faire un copier-coller du présent texte, je ne t'en voudrai pas.
Inutile de te dire que ceux qui émettraient l'idée que je puisse faire du SPAM se verraient traités de directeur de Go Sport mâtinés de Benjamin !
Humeur du jour : mon nouveau job me donne une patate de folaïe. Et mon foie va bien, au moins.
Zik : le final de Mademoiselle K, parce que je viens de me lever.
Conclusion : Jah Love solidaire, Jah Love forévère !
Et demain ? : demain, j'aimerais te parler des approximations linguistiques de notre président, et aussi de la Guadeloupie, mais chaque chose en son temps, chaton.
15:03 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : sauver taro, greffe de foie, appel a dons
18.01.2010
Go Sport Daumesnil - Epilogue
Précieux lecteur cher à mon coeur, délicate lecteuse aux mains de camionneuse,
Dans cette note : l'épilogue à la note sur Go Sport Daumesnil. Comme annoncé dans le titre.
Remarque liminaire : à force de répétition à base de Go Sport Daumesnil, j'ai perdu des places dans le classement Google.
Google considère que c'est du phishing : une tentative de contourner les règles de référencement naturel.

Ce ouikène, Achille est allé au skate park avec ses rollers.
Il a perdu une roue.
Pour faire jouer la garantie, je dois retourner au Go Sport Daumesnil.
VDM.
Humeur du jour : repos.
Zik : OK Go - Here it goes again. Je ne m'en lasse pas. Le reste est pas mal non plus.
Conclusion : Jah Love en garantie
Et demain ? : demain, je pense que je vais faire mon Jean-Marie Gourio. Travailler dans un bar permet d'enrichir un bréviaire de comptoir.
12:33 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : rollers go sport c'est de la daube, faut pas épiler les caribous, donner des croquettes a un poisson-chat
15.01.2010
Go Sport Daumesnil : une adresse où NE PAS aller
Précieux lecteur cher à mon coeur, cycliste lecteuse qui est une pédaleuse,
Dans cette note : la démonstration que le directeur du Go Sport Daumesnil est incompétent. Tu t'en fous certainement, mais ça me défoule et ça rend justice à l'ensemble du personnel qui doit subir ce genre de crétin bardé de certitudes.
Et aux autres dans une situation similaire.
Et la répétition de Go Sport Daumesnil, mais ça, c'est pour le référencement (ce serait dommage de ne pas faire savoir ce qu'on pense du magasin Go Sport Daumesnil, non ?)
Je sais qu'il se passe des choses graves dans le monde : la grippe A H1N1, les tremblements de terre en Haïti, Nadine Morano ministre et le directeur du magasin GO SPort de l'avenue Daumesnil.
Comme il faut faire preuve de discernement et de sens des priorités dans la vie, j'ai décidé de te raconter mon entrevue avec ce dernier.
Eléments de contexte : afin d'entretenir ce physique de rêve qui est le mien, outre les 400 abdos-fessiers bi-quotidiens auxquels je me livre, je me déplace dans Paris sur ma bicyclette.
Et ce, pour trois raisons :
- ça ne pollue pas,
- ça va plus vite que tout autre moyen de transport (car j'oublie souvent de regarder les feux, concentré que je suis sur l'optimisation de mon accélération)(Manman dit que je roule comme un furieux, alors que non, je suis seulement exalté par la musique, généralement du genre des Transplants qui sort de mon casque),
- avec ma robe longue, je ressemble à une aquarelle de Marie-Laure enceinte (moi non plus, je ne comprends pas ce que ça vient faire, si ce n'est que la troisième raison m'échappe, là, tout de suite).
Seulement voilà : mes pneus sont -un peu- dégonflés et la roue arrière, voilée, chasse quand je prends de l'angle, ce que j'adore faire (cf. raison n°2).
Prendre de l'angle, pas chasser.
Me voilà donc en goguette pour aller faire quelques achats au magasin Go Sport de l'avenue Daumesnil, pendant que leur atelier s'occupe de John-John, mon destrier.
Enfin, ça, c'était le plan et tu vas voir que contrairement à Hannibal de l'Agence Tout Risque, il y a eu deux-trois accrocs au plan... au point que le plan ressemble à de la dentelle de Calais.
Le magasin Go Sport de Daumesnil répartit son activité sur un RDC et un étage.
Où crois-tu que l'atelier cycles soit situé ?
Au RDC ?
Que tu es naïf, lecteur !
Un Einstein de l'ergonomie a jugé judicieux de le mettre à l'étage !
Mais bon... après tout, c'est peut-être un missionnaire du sport qui a décidé d'en faire faire au client, coûte que coûte.
Bilan : tu portes ton vétété dans l'escalier, c'est TELLEMENT PRATIQUE !
A l'atelier-de-l'étage-parce-que-dans-Go-Sport-il-y-a-Sport (remarque, dans Sirop Sport, aussi, comme quoi...) :
- bonjour monsieur ... j'aime beaucoup l'atelier à l'étage, je trouve ça tellement exotique, comme idée... tellement pratique... pourriez-vous me dévoiler la roue SVP ?
- (haussement d'épaules, air gêné, sourire désolé) désolé, mon contrôle de voile est en panne, là,, je ne peux pas, monsieur !
- Ca arrive. Pourrriez-vous alors me metre de l'air dans les pneus, s'il vous plaît ?
- (air gêné, sourire désolé, again) oui, mais je suis obligé de vous faire payer...
- Payer... l'air... qui est gratuit partout ailleurs ?
- (air gêné, sourire désolé, once again) Oui, c'est 99 centimes.
- Tant pis. Allez-y.
- (air gêné, sourire désolé, once again) je vous fais la facture, vous descendez payer en caisse et vous remontez récupérer votre vélo.
Alors, je m'entends prononcer cette phrase solennelle et mythique que tout client rêve de formuler un jour :
"appelez-moi le directeur !"

Superfuté !
J'attends, très peu.
Le directeur du Go Sport Daumesnil ne me déçoit pas.
Je vois arriver, dans le flou qui caractérise la vision du myope non équipé de ses verres, un Bidibule d'1,85, et autant de circonférence.
Les pieds en canard.
Barbu.
Lunettes.
Un cul de chouette sur la tête.
Une allure à tourner dans un film des frères Cohen sans maquillage et l'air affable du gars bardé de certitudes.
Une belle tête de champion, on le sent tout de suite.
Et tant qu'à donner dans la critique du physique : le sport, lui, la dernière fois qu'il en a fait, c'était en 1998 quand la pile de la télécommande avait roulé sous le canapé et qu'il a dû subir un épisode de Louis La Brocante au lieu du France-Croatie espéré (à cette époque, on marquait encore avec les pieds, faudra l'expliquer aux jeunes, un jour...).
Je lui fais part de mon courroux, car j'aime bien argumenter, parfois, et là, il se trouve que j'étais d'humeur.
En trois points : 1. ergonomie du magasin, 2. politique commerciale, 3. fidélisation de la clientèle.
La seule différence entre mes pneus et lui, c'est que mes pneus manquent d'air., parce qu'en capacité de raisonnement, il est à peu près au niveau du Michelin X48-BR, celui avec les crampons.
Il me démontre tente de me démontrer que l'air qu'on met dans mes pneus prend du temps au personnel et que pour monter le vélo, il suffit de demander (NDR, parce que ça, c'est gratuit ? Ca prend plus de temps au personnel, CONNARD !)(et en plus, on ne le sait que quand on demande à voir le directeur du Go Sport Daumesnil).
La rigueur du propos est à l'avenant de l'amabilité et de la bonne foi : inexistante.
Et quand on demande un conseil à un vendeur pour acheter une paire de baskets, c'est combien au Go Sport Daumesnil ?
De la béchamel plein le dedans de la tête, il ne comprend même pas que pour ces 99 centimes, qui ne sont même pas foutus d'être un euro (vraiment on prend le client pour un con)
- je ne ferai pas mes achats du jour chez lui, ce qui lui aurait rapporté bien plus que 2 euros de marge ;
- je ne ferai pas mes achats de demain non plus chez lui...
- je ne ferai pas les achats de mes enfants (lesquels grandissent encore... donc changent régulièrement de rollers, maillots, baskets, ballons, textile, kimonos...)
Je n'ai pas envie de payer le salaire d'un gars qui veut me montrer que monter un vélo par l'escalier à l'étage, c'est mieux que de le faire rouler au RDC.
Non, je ne veux pas.
Le gars est tellement content de lui qu'il ne conçoit même pas que ce qui est important, c'est que le client le soit.
Je descends payer-avant-de-remonter-pour-redescendre-oh-comme-c'est-malin-vous-avez-raison.
Dans l'escalier, un gars galère à monter son vélo avec porte-bébé.
Je n'ai que mon chéquier.
Je règle donc 1,98 euro PAR CHEQUE.
Pièce d'identité, pas de stylo à la caisse, attente... pour 1,98 euro parce que c'est la direction qui le veut.
Ca, je n'en doute pas...
Special request : tu peux utiliser "Go Sport Daumesnil dans les commentaires s'il te plaît ? C'est pour le référencement, dans l'espoir que chez Go Sport, l'info arrive un jour. En te remerciant.
Humeur du jour : j'avais prévu de dormir, mais il m'a tellement agacé, j'ai préféré pondre la présente note. N'oublie pas : "Go Sport Daumesnil" dans le commentaire, hein.
Zik : Noir Desir Live - pour mon prochain ride, en partant travailler.
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui travaillent sous les ordres d'abrutis pareils !
Et demain ? : demain, j'essaye de dormir, mon chaton. J'aimerais bien y arriver...
Pour info :l'adresse de la présente note a été remise au service client Go Sport pas Daumesnil ainsi qu'au directeur de Go Sport Daumesnil. Ca me semblait juste de l'en informer, quand même.
17:38 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | Tags : appelez-moi le directeur, les gros cons sont de sortie, commercant-moi-jamais
11.01.2010
Orange : je ne sais pas s'ils ont tout compris, eux !
Précieux lecteur cher à mon coeur, vaccinée lecteuse qui voit éclore des poussées aphteuses,
Dans cette note : des trucs en couleur, on dirait la télévision (si j'en crois mes souvenirs, la télévision est en couleur, non ?)
Mon opérateur de téléphonie débile autant que mobile, m'a écrit.
Pour me demander des sous, comme chaque mois.
Sauf que ce mois-ci, avec ma facture, j'ai eu le plaisir de trouver une lettre avec un petit panda dessus.
Le courrier s'intitulait "Faites un geste pour l'environnement".
OK, why not?
Je continue : "Adoptez les réflexes verts d'Orange..." euh... déjà, là, j'ai un peu de mal à saisir.
Faut que je te dise qu'à l'armée, les tests avec les couleurs, où tu dois reconnaître les formes, j'y arrivais pas du tout.
Je ne voyais rien, et même pas je le faisais exprès : vu que moi, mon angle d'attaque pour me faire réformer, c'était de leur faire comprendre que j'avais le cerveau tout pourri, mais les yeux... je n'avais aucune raison.
Bref : les réflexes verts d'Orange... j'ai eu un du mal à comprendre, un peu comme si on avait demandé à Benjamin de détailler l'apport de la pensée d'Heidegger dans la phénoménologie quotidienne du sapiniste-conseil non syndiqué.
Et là, "en 2008, la facture électronique a permis de réduire de 322 tonnes la consommation de papier".
Bilan : ils me font un courrier pour me dire que le papier, c'est le mal car ça tue les arbres en bois ????!!!!!!
Sans déconner !
Ils n'auraient pas pu m'envoyer un SMS plutôt qu'un courrier en papier de bois d'arbre mort par ma faute ???
Ils n'ont pas mon numéro, ou bien ?
... ou bien en fait ils s'en tapent la bite au sol et veulent simplement économiser un timbre par mois et par client ?
Je me demande.
Dans tous les cas, ils ont su toucher la fibre écologique qui est en moi, et effectivement, j'ai fait un geste pour l'environnement : j'ai changé d'opérateur téléphonique.
Vendredi dernier.
Les autres ont deux ans pour me montrer qu'ils sont aussi idiots avant que j'en change.
Gageons qu'ils feront aussi bien.

Dans un tout autre registre, en triant de vieux magazines, je suis tombé sur cet article en date de janvier 2009 et issu de Maximoto (oui, il m'arrive parfois de faire des infidélités à Béchamel Hebdo, j'avoue).
Dans ce magazine, on n'aborde la vie des people que si :
1. ils sont d'ultimes stars, de l'espèce des seigneurs, des barons de la vie publique, des incontournables de la scène internationale.
C'est comme ça que je sais que Hugh Laurie (le docteur Maison... mais siiiiiii : celui qu'E.T. réclamait quand il souffrait d'arthrose... Mééééééééson, et les autres qui comprenaient rien sous prétexte qu'il n'existait pas encore, le docteur Maison !)(oui, il y a eu une vie avant Dr Maison) roule sur un scrambler Triumph, par exemple.
2. L'info a une portée motocycliste.
En l'espèce, le journaliste nous parle de Jean-Luc Lahaye dont tu sais que nous sommes les premiers fans, Spike, Alexiane et moi-même (c'est une de mes notes préférées, je pense).
L'info motocycliste, c'est que Triumph (oui, ils couvrent toutes les stars, je n'y suis pour rien, moi) a prêté une meule (une grosse, qui vaut des sous) à Jean-Luc pour une apparition sur le plateau d'Ardisson.
Jean-Luc tenait pas debout à cause de la came frelatée dont il a essayé de faire passer le goût avec le whisky à montrer qu'il était est un rebelle wockenwoll, tendance cuir-tu-m'attires.
Et puis les service de presse des constructeurs, ça sert à ça.
Mais voilà : papa chanteur, maman douceur papa voleur !
Et papa voleur a des couilles, puisque non seulement il a gardé la meule, mais en plus, il a fait le tour des concessionnaires pour l'accessoiriser !
J'imagine : poignées à franges... sacoches en cuir... siège enfant pour sa compagne...
Il leur a fallu quatre ans et demi pour la récupérer !
Pendant tout ce temps, il a sans doute roulé en hurlant "Débarquez-moi" sans que personne n'ose obtempérer...
Si tu le croises et qu'il te demande du feu... tu fais attention à récupérer le briquet, hein !

Enfin, j'aimerais parler de Fadela Amara.
Je pense qu'il faut nettoyer au Kärcher la violence qui tue nos enfants dans les cités, a déclaré notre représentante en nettoyeurs haute presseion secrétaire d'état à la Ville.
Je trouve que cette phrase est riche.
Déjà, on apprend que c'est la violence sale qui tue, donc qu'il faut la nettoyer.
La violence propre, celle qui consiste à faire monter le taux de chômage dans les quartiers difficiles, ça, c'est pas grave.
T'as raison, Fadela, c'est pas comme si t'étais en charge de la ville.
Ensuite, elle parle de "nos enfants".
Euh... "nos" enfants ?
Mais si ce sont "nos" enfants, pourquoi n'ont-ils pas les mêmes chances que les autres ?
Les mêmes droits que les autres ?
Peut-être parce que ce sont les enfants des autres, justement...
Exemple simple : quand des agriculteurs foutent le feu au parlement de Bretagne, ce sont des agriculteurs en colère, désespérés, blah blah blah parce qu'on leur supprime les subventions qui les font vivre.
Quand "nos" enfants des cités font des feux de bagnole ce sont des émeutiers.
Fadela, je ne sais pas moi... si t'as besoin de nous rappeler que tu existes (mais est-ce bien nécessaire ?), fais une opération médiatique d'envergure...
J'ai trouvé : tu vas chez Triumph, tu leur empruntes une meule et tu nous ramènes Djemilla des Lilas, ok ?
La vérité, Fadela, tu me fais de la peine à faire la pute et soumise comme ça.

Je vais chercher du pain avec, vite fait, j'en ai pour 4 ans 1/2... merci !
Humeur du jour : ... et maintenant, Mano Solo ! La marmaille est désormais TROP nue.
Zik : Son deuxième album Les Années Sombres... ce titre, ou celui là.
Conclusion : Jah Love fait toujours un Triumph, en Orange ou en vert, même pas lavé au Kärcher
Et demain ? : ben si seulement j'avais un embryon d'idée, je te le dirai. En fait, bientôt une surprise.
11:19 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : orange, operateur de telephonie debile, t'es pas bleu, miroiter un gland de gendarme
24.12.2009
Tu sais... t'es limite
Précieux lecteur cher à mon coeur, poignante lecteuse à la langue pâteuse,
Dans cette note : de la moquerie de la bêtise humaine, parce que c'est toujours plus facile de voir le con chez les autres.
Oui, mais là, quand même !

Et la marque du pluriel me satisfait car notre Ben vaut bien quelques andouilles standard.
Je t'ai promis du Benjamin, tu vas avoir du Benjamin.
On va en faire le tour, en commençant par le plus simple : l'extérieur.
Benjamin est un mâle d'une vingt-huitaine d'années environ.
Une pousse plutôt en longueur (un bon 1,80m), il semble avoir un physique qu'on qualifierait de sec.
Le plus souvent, son visage ne laisse transparaître que l'étonnement, car, nous le verrons, le monde est pour lui source d'émerveillement.
Sans vouloir lui faire offense, Ben, on voit tout de suite dans son regard qu'il est à l'abri du Prix Nobel.
Encore plus quand il s'exprime : si l'accent est celui qu'on retrouve dans les cités, autour d'un feu de voiture, la voix nasille à l'instar de celle de Oui-Oui dit Pine d'Huître qu'Antoine de Caunes interprétait avec brio (pour ceux qui n'ont pas connu Canal Plus à l'époque où c'était une chaîne de télévision, un son approchant serait le cri du jars dont on cautérisearit le périnée au chalumeau à acétylène)(si tu habites en Région, tu pratiques le jars au chalumeau, donc tu vois bien, et si tu as la chance d'habiter Paris, tu as la télévision, tu connais Antoine de Caunes).
Bref : quoi qu'il dise, une irrépressible envie de lui proposer un mouchoir te traverse l'esprit.
Mettons-nous en situation sans jamais oublier que Benjamin n'est pas méchant.
Il est même gentil, mais, comme l'a formulé GolgoGreg : "je crois qu'on n'a pas eu le couteau le plus tranchant du tiroir..."
Cas pratique n°1 : mise sur pied des sapins.
Quand on demande à Ben de mettre sur pied des sapins, il en prend un sur la palette, le met sur pied et ouvre le filet.
A côté, il pose le second.
Il l'ouvre.
Puis le troisième et le quatrième... jusqu'à ce que la ligne soit bien complète.
Le regard fier et noble du sapiniste-conseil satisfait, il est prêt à continuer.
Et il commence à galérer.
Il faut dire que l'accès à la palette est désormais difficile, avec tous ces sapins ouverts...
Quand je lui fais remarquer qu'il est plus aisé de les laisser sous filet pour ne les ouvrir qu'à la fin, il me lance un regard d'épagneul qui vient de recevoir un os à moëlle-béchamel le jour de la mort du chat vicieux.
J'y lis de l'admiration et de la reconnaissance.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de laisser une allée menant directement à la palette en poussant les sapins déjà ouverts sur un seul et même côté, au lieu de passer difficillement au milieu. Et même analyse.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de transporter les bûches dans un chariot pour réduire à la fois l'effort et le temps de transport.
- Aouétarézooon !
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas un homo sapiens : il n'apprend pas.

Cas pratique numéro 2 : l'enlevage du pied de sapin.
Pour environ 1/3 des sapins, le client demande qu'on retire la bûche/le pied de l'arbre.
Pour ôter le pied d'un sapin :
1. Le poser au sol, la bûche posée sur sa largeur (le rectangle dessiné par la bûche est donc debout).
2. Prendre une autre bûche -inutilisée jusque-là, elle deviendra un projectile-
3. Mettre le pied du sapin entre ses jambes écartées, se pencher en avant (la tête du sapiniste-conseil va vers celle du sapin couché) et brandir la bûche-projectile à deux mains au-dessus de la tête.
4. Laisser retomber la bûche-projectile, côté plat, sur la bûche-pied-de-sapin.
Souvent, ça met le pied de travers : effectuer une rotation du sapin et renouveler l'opération du côté opposé du pied afin de ré-aligner ce dernier, lequel est désormais dégrippé.
5. Retirer le pied du sapin.
L'astuce n'est pas d'un niveau intellectuel ahurissant : elle revient à singer un homo habilis qui a trouvé le truc il y a quand même 2 millions d'années.
Ou Francis Heaulme quand il tance gentiment un bambin turbulent avec une pierre de 25 kgs.
Ca, c'est la théorie, et le geste de base de tout sapiniste-conseil professionnel.
- Aouétarézooon !
Ben, tu nous laisses, on est entre adultes, là.
- Aouétarézooon ! Scuse...
Benjamin, lui, sans doute friand de nouvelles expériences, mit un grand soin (acharnement ?) à nous démontrer l'inefficacité d'une technique dont les historiens sapinistes n'auront aucun mal à expliquer, dans le futur, pourquoi elle a disparu avec lui)
1. Coucher le sapin n'importe comment. Si le pied repose à l'horizontal, c'est pas grave.
2. Se mettre au dessus du sapin, penché en avant (les fesses vers la tête du sapin, lequel repose entre les jambes de Ben, qui fait face au pied du sapin, donc)et prendre la bûche-projectile contre la poitrine.
3. Taper le pied du sapin en tendant les bras avec la vigueur d'un myopathe perfusé au haschich.
Comme il est inutile de prendre la bûche d'une manière spécifique, il se peut que le manque de vitesse/puissance voit son pouvoir d'inefficience accru par le fait de frapper la partie arrondie du pied du sapin avec la partie arrondie de la bûche-projectile : arrondi contre arrondi, ça glisse bien.
4. Si jamais, par le plus grand des hasards, le pied du sapin venait à bouger, taper toujours du même côté afin qu'il devienne de plus en plus difficile à ôter car il est de plus en plus de travers.
5. Suer beaucoup pendant les 17 minutes que prend l'opération.
6. En profiter pour prendre une belle couleur rougeasse.
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas plus homo habilis qu'homo sapiens : il ne peut pas utiliser d'outil.
Nous, on en a surtout déduit un élément pratique :
- Ben ne doit jamais utiliser la tronçonneuse.
Cas pratique n°3 : le sapin à l'envers.
Dans la note précédente, j'ai présenté les lieux.
En gros : des sapins ouverts partout, plus ou moins stables sur leur pied avec une allée permettant au client de circuler et de voir toute la gamme.
Les sapins les plus grands étant au fond, c'est difficile de traverser toute l'allée avec, surtout quand il y a des clients.
Moi, mon truc, c'était de prendre le sapin à bout de bras au-dessus de ma tête, le pied (du sapin) vers l'avant.
Benjamin, son truc, c'était de prendre le sapin par la tête et de le traîner derrière lui, branches aussi ouvertes que la Lucienne-qui-dit-oui à la vue d'un billet de 500 euros.
Après son passage, c'était Hiroshima-sur-Dresde : plus rien debout.
Je lui ai fait remarquer au moins trois fois qu'il était plus logique de circuler avec le pied du sapin en avant.
Golgogreg également.
Un week-end, avec l'aide d'un sapin de 2,30m, il nous rejoue Katrina sur New Orleans.
Je m'agace, car on était en pleine bourre, et lui rappelle sèchement :
- Ben, prends ton sapin à l'envers, on te l'a déjà dit !
- Aouétarézooon , c'est vrai, me répond Ben.
Je vaque ensuite à mes clients, lui aussi, et une vingtaine de minutes passent, au terme desquelles Ben vient m'interrompre dans ma tâche pour me demander :
- Euh, Nico, pour le sapin à l'envers, là, t'as vu ? t'sais... le truc que tu m'as dit, là, t'taleur... (sic)
- Oui Ben ?
- Euh... c'était quoi, déjà ?
Pour les conclusions à tirer de ce cas pratique, se reporter à la conclusion du cas n°1.
Cas pratique n°4 : le bouton stop
Des cas pratiques précédents, tu as pu constater que parfois souvent Benjamin agit sans réfléchir.
Tous les mots sont importants : agir sans réfléchir...
Ainsi, si tu es pressé et que tu dis à Ben : "tu peux me mettre des Nordmann 200-250 sur pied STP ?", il met des Nodrmaan 200-250 sur pied (et il les ouvre, mais ça, c'est ta faute, fallait lui préciser, les arbres ouverts quand il ne faut pas, c'est son truc)... tant qu'il y en a en stock !
Si tu ne passes pas lui dire d'arrêter, il continue, et la seule manière de faire circuler le client qui s'offre désormais à toi, c'est l'accrobranche.
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- La lenteur d'exécution de certains de ses éléments peut -paradoxalement- se révéler une sécurité pour l'entreprise et sa bonne marche.
.
Voilà pour Benjamin.
Il paraît qu'il y en a plein des comme lui.
A son propos, un camarade sapiniste-conseil disait "pour un mec comme ça, quitter ses parents, c'est déjà un projet de vie".
Je conclurai en disant que pour les parents, s'en débarrasser lui apprendre l'autonomie l'est aussi.
Humeur du jour : il y a sans doute des fautes de frappe voire d'orthographe dans ce texte. Ne m'en tiens pas rigueur, c'est juste parce qu'il est 03:30. Je suis trop fatigué pour relire, mais au moins, j'aurai tenu parole.
Zik : Diam's à l'Elysée Montmartre ce soir. Pas mal du tout, une patate éléphantesque... elle tourne à la Red Bull-béchamel, ou quoi ? (et quand elle explique un peu, ça fait moins dramatique que ce qu'en font les journaux, son changement de vie)
Conclusion : Jah Love en Guadeloupie pour une semaine. Ti punch, darling ?
Et demain ? : demain, je ne sais pas du tout. On verra sans doute à mon retour.
03:32 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : sapiniste-conseil c'est une vocation, assécher un sacerdoce-béchamel
22.09.2009
La montagne, ça me gagne pas, mais Boulogne, ça me gôgne.
Précieux lecteur cher à mon coeur, apaisée lecteuse qui émet des bruits de ronfleuse,
Dans cette note : pas de Calais, certes, mais la preuve que si les enfants étaient plus attentifs, ils leur arriverait moins de bricoles.
Je ne sais pas ce qui m'a pris.
Des envies d'exotisme à bas pris ?
Un renvoi de friture qui rappelle la fête de l'Humanité ?
Une prise de confiance telle que je me suis dit "aujourd'hui, je passe le boulevard périphérique" ?
Une envie de voir les lumineux Girondins de Bordeaux imposer l'éclat de leur talent brut et pourtant raffiné, comme un hommage à cet art désormais collectif qu'est devenu le football, grâce à eux ?
Sans doute est-ce ainsi que, de défi en défi, je me suis retrouvé dans un train pour Boulogne-sur-Mer.
Oui, Boulogne-sur-Mer, Pas de Calais, France.
Et ben je peux te dire que Boulogne-sur-Mer, c'est drôlement chouette, à tel point qu'on ne m'ôtera pas de l'esprit que si Franck Sinatra avait été un peu plus perspicace, il aurait chanté "Boulogne, Boulogne" au lieu de "New-York, New-York".
Parce que "chez Dédé", la caravane qui fait les frites, quand tu es à New York, tu peux toujours la chercher.
J'ai été très touché par tout un tas de petites attentions des habitants de la région.
Tiens, par exemple, l'habitant des Régions ayant le cerveau figé dans la graisse animale qui lui sert à cuire les racines qui constituent ses repas, il s'organise pour ne pas que les erreurs passées se reproduisent.
Par exemple, il prévient les enfants que certaines zones géographiques ne leur sont pas conseillées.
Bon, évidemment... ayant renoncé à toute velléité orthographique au CE3 (oui, dans le Pas-de-Calais, il y a le CE1, le CE2, puis, c'est spécifique : le CE3 et enfin le CE4 avant de passer en CM1, à 13 ans en moyenne), le rédacteur des panneaux a préféré s'exprimer en phonétique.
Toutefois, le message est clair : petit Boulonnais, si tu ne veux pas être élargi du trou, évite Outreau ou ne vient pas te plaindre.
Gare aux manches !
Ne déduis pas de cette utilisation de la phonétique que l'habitant des Régions n'est rien qu'un analphabète, car ce ne serait pas vrai.
Il est éduqué, voire raffiné et n'hésite pas à rendre hommage aux Penseurs locaux :
En gros, j'ai été emballé.
Comme une barquette de frites (oui, ils emballent les frites, parce qu'elles sont tellement fraîches qu'elles ont l'oeil qui brille et frétillent encore !)(le contraire de la foufinette de Christine Boutin).
Un regret : je n'ai pas eu le temps de visiter Le Musée de l'Endive.
Pas grave : je reviendrai.
Comme on dit là-bas : Boulogne, ça me gôgne !
Humeur du jour : les Girondins ont gagné. Normal. Mais plaisant quand même.
Zik : je crois que Didier Super est de la région, non ?
Conclusion : Jah Love dans ton américain-sauce-blanche
Et demain ? : demain, nous verrons les nouvelles boulettes des marketeux, en matière automobile.
(Cette note est dédiée à John Warrior et à sa famille pour leur accueil : merci.)
11:50 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : boulogne sur mer, boulogne, warrior, girondins, franck ribery ne termine pas ses sudokus
10.09.2009
On peut se tutoyer ? OK. T'es Lourdes !
Précieux lecteur cher à mon coeur, chaudasse lecteuse qui, de la chatte, est touilleuse,
Dans cette note : une note d'espoir dans un contexte personnel difficile, ou si t'es mon pote, toi, c'est parce qu'entre nous, c'est surtout une histoire de pédales.
Je n'ai pas pour ligne directrice de raconter ma vie.
Tellement d'autres le font avec peu de talent que je ne saurais me joindre à la meute, pour hurler avec les poux.
Ou les gnous.
Je ne sais plus trop comment on dit, mais là n'est pas la question.
Or donc, la maladie, et plus encore la mort de Louis M., mon mentor, me mettait dans l'embarras.
Résumé : il avait promis d'aller à Lourdes en vélo, et je m'étais proposé pour l'y accompagner.
Par les mêmes moyens, pas en moto.
C'était sous-entendu.
Mais avec le cancer... notre projet avait autant de chances d'aboutir que Sébastien de gagner au Loto.
Et à celui qui me dit que sébastien a autant de chances que les autres, je rétorquerai que non, car Sébastien, sans doute peu au fait des subtilités de l'offre de la Françoise des Jeux, gratte sa grille de Loto.
La seule autre personne qui fasse ça, à ma connaissance, c'est Michael J. Fox.
Hum.
(Les blagues sur les malades, c'est un peu comme les blagues sur les enfants Courjault : il y a des gens que ça laisse froid).
Et donc : Paris-Lourdes à bicyclêêêêtheu, c'était compromis.
Comme un goût d'inachevé qui me déplaisait.

C'est bidon, non ?
Parce qu'autant sillonner la Seine-et-Marne avec Louis, un cycliste bleu électrique sur le cul et un zeugme en tête ne me gênait pas, voire m'enchantait, autant traverser la France seul pour aller dans une ville dont la principlae industrie consiste à vendre des flacons d'eau plus cher que le gallon de SP 95, dans des vierges en plastique transparent super mal faites, j'arrivais à cacher mon enthousiasme sans trop d'efforts.
Oui, les vierges-gourdes sont mal faites : une fois que tu as fait sauter l'opercule pour bénéficier du jus divin qui est dedans, c'est plus une vierge, c'est rien qu'une salope comme sa mère-et-compagnie.
Ah !
S'cuse : c'est la religion... ça me Bigardise.
J'avais donc l'impression de traîner un passif, un impayé, du fait de cette promesse qui prenait le chemin de ne pas être honorée, ce qui est l'inverse de Manman qui aimerait bien l'être un peu moins.
La nature est parfois facétieuse.
Dans la note sur Louis M., je t'ai peu parlé de Tom, sauf pour dire qu'il avait "tout un tas de qualités dont il a probablement hérité de ses géniteurs et d'autres qui lui sont propres, mais je ne les exposerai pas ici".
Tu vas voir que je ne suis pas Martoni, je ne t'ai pas bluffé.
Samedi soir, Tom m'a invité à dîner au restau.
Il en a profité pour essayer de me faire croire que le Bourgogne, c'était bon.
Et discuter 2-3 détails de la cérémonie d'enterrement de Louis, genre : pas de paillardes à l'église du village, pas d'apparition dénudée... et voici ta playlist (oui, j'étais DJ à l'église).
Et surtout, entre la foire et le désert, il m'a dit :
J'ai décidé de reprendre à mon compte la dette de mon père.
Si tu es d'accord, nous irons donc à Lourdes tous les deux.
A ces mots...
Réponse A :
J'ai fait comme si j'avais pas entendu.
J'ai fredonné "Papillon de lumière" en m'éloignant, comme si de rien n'était...
Réponse B :
J'ai répondu que c'était trop tard, c'était Louis et pas un autre, non-mais-pour-qui-tu-te-crois ?
Réponse C :
J'ai ravalé mes larmes parce que certes, j'étais en joie, mais j'allais être obligé de ré-enfiler mon cycliste bleu électrique.
Réponse D :
La réponse D.
Une chose est certaine : je n'aurai pas derrière moi la groupie hystérique pour m'encourager.
Réalisation : NicMo DeBor
Cadrage : NicMo DeBor
Montage : hein ? C'est quoi ?
Chauffeur : NicMo DeBor
Géniteur de la star : NicMo DeBor
Accessoires : NicMo DeBor
B.O.F. : Les Vedettes et Amaya BaPar
Humeur du jour : si tu étais un vrai spécialiste de la Cité de la Peur, tu saurais que Martoni ne bluffe pas !
Zik : ma fille se prend de passion pour les Béru. C'est mieux que du R'n B, non ? Sinon : les Vedettes - Gang Bang
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui vélocipèdent leur vie, notamment jusqu'à Lourdes.
Et demain ? : la nécro de Sim, problablement, ma petite caille de chez Svaroski, parce que personne ne lui rend hommage... et c'est assez injuste.
16:54 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : lourdes en velo, marcher dans la grotte
02.09.2009
Chut... un Louis dort...
Précieux lecteur cher à mon coeur, endeuillée lecteuse qui fait la veilleuse,
Dans cette note : la reprise d'une note datant de nov. 2007, qui s'intitulait "Liquidation totale : -40% sur l'humour". Cette histoire vient de connaître son épilogue aujourd'hui. Mon coeur saigne. Louis est mort.
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Précieux lecteur cher à mon cœur, jolie lecteuse qui joue à la trayeuse,
Il y a 18 ans et 2 mois, j'ai pénétré pour la première fois dans une chambre sombre et aussi basse de plafond que l'auteur de ces lignes au moment où ils les écrit.
J'étais tout seul et j'avais une valise à la main.
Et dans cette chambre, il y avait un type, venu là avec ses parents.
Le type, c'était Tom.
Et ses parents, c'étaient les parents de Tom.
Avec Tom, on a partagé la chambre pendant un an.
C'est un peu le principe de l'internat.
Et on est devenus des potes.
Des vrais.
18 ans que ça dure.
Tom, il est un peu rêveur, un peu distrait, un peu poissard, aussi : il trimballe avec lui une capacité anticyclonique qui ravirait toute pétasse souhaitant bronzer, mais qui nuit à l'épanouissement du véliplanchiste qu'il est.
Il a tout un tas de qualités dont il a probablement hérité de ses géniteurs et d'autres qui lui sont propres, mais je ne les exposerai pas ici.
Ses parents (ceux qui l'avaient accompagné dans sa notre chambre cette veille de rentrée scolaire, si tu suis un peu), c'est Louis et Maritou.
Physiquement, c'est un peu Obélix et Bonemine.
Louis est grand, met sa mère à n'importe quel quintal et a des mains de pianiste, pour qui aime jouer du piano en enfonçant 4 touches à la fois.
Ca donne un style particulier et très différent de celui de Maurizio Pollini (non, ce n'est pas celui qui fait les kits du même nom, Yojik !).
D'ailleurs, en écrivant ces lignes, j'en viens à me demander si c'est pas lui qui s'est assis un jour sur Petrucciani...
Louis a une grosse voix, un gros appétit, des capacités intellectuelles hors norme, une faculté d'explication/vulgarisation bluffante et un humour ravageur.
Il en faut probablement autant pour diriger une cimenterie de dimension mondiale, comme il l'a fait.
Un exemple pour illustrer le personnage : le petit frère de Tom -Pôl- revient des résultats du baccalauréat avec la possibilité de passer le rattrapage avec le max de points à repêcher (46, je crois me souvenir).
Louis fait alors le serment suivant à l'apéro: "si mon fils a son bac, je vais à Lourdes en vélo !" (départ de Seine-et-Marne).
Le fiston fait preuve de malice et d'ingéniosité et parvient à obtenir le diplôme.
Louis va chez Des Quat' Longs s'acheter un maillot Richenque Virard (ils n'avaient plus de Dorade l'Exportatrice) et une bicyclette de compète.
Et quand le curé du village vient le voir pour lui proposer de le "relever de ses vœux", il lui réplique :
"Mon père, ce n'est pas un serment, c'est plus sérieux que ça, c'est une promesse d'ivrogne".
Me vient aussitôt à l'esprit cette soirée dans un restau parisien, la veille des résultats de mon école.
"Si je suis diplômé, Louis, vous accepteriez que je vous accompagne à Lourdes ?"
C'est comme ça qu'on s'est retrouvé à sillonner les routes de Seine-et-Marne comme des crétins ayant prononcé des paroles inconséquentes, moulés dans des tenues, faut vraiment être con comme un bulot Richenque Virard pour ne pas se trouver ridicule, là-dedans.
Le conseil du patron : réfléchis VRAIMENT avant de lancer des tucs comme ça...
Maritou, à côté, c'est Bonemine.!
Physiquement, seulement, hein.
Parce que c'est pas la peine de chercher une once d'acariâtritude (©S. Royal) en elle, il n'y en a pas plus que de bouquins de Kierkegaard chez Loana.
Elle est aussi menue et discrète que Louis présente une constitution d'enclume.
Louis et Maritou, c'est simple : ils sont unis depuis… pffft. Et ils sont plus sincèrement gentils que des chatons cro meugnons qui seraient gentils… heu… je ne sais pas, je ne fréquente que des méchants, en comparaison !
Un jour, ma vie a fait que je me suis fâché avec la moitié de mes parents.
En l'occurrence, plutôt la moitié masculine de mes parents, ce qui m'a valu, dans un premier temps, beaucoup d'emmerdes, et plus récemment la souscription à un abonnement chez une psy qui m'hallucine, (à l'occasion, fais-moi penser à ne pas te raconter ma psy, parce que c'est trop perso).
Et donc, quand j'ai décidé que j'étais vraiment un fils de connard dont je pouvais me passer (si, si, cette phrase a un sens), j'ai quitté un peu précipitamment le domicile familial et… disons avec euphémisme que financièrement, j'étais un peu comme Pat Bruel au terme d'une partie de poker.
Sauf que moi, j'aurais même vendu les lunettes noires (Les mêmes que celles à Magloire. Ou à Berluskozy, t'façons, ils ont les mêmes goûts, alors...).
Louis m'a un jour pris à part et m'a dit : "NicMo, si t'as besoin de quoi que ce soit…blah blah blah".
Ce jour là, j'ai su que non seulement je m'étais trouvé un père d'adoption, mais que je n'avais pas perdu au change.
Et il a toujours été là.
A chaque coup dur dans ma vie, il était présent sans jamais s'imposer (c'est un art que peu maîtrisent), disponible et juste dans ses analyses et ses solutions.
J'étais toujours le bienvenu chez eux.
Quelquefois, même, ils nous demandaient de nous arrêter sur le chemin du retour de notre w-e pour qu'ils puissent voir les enfants et discuter un peu.
On le faisait volontiers.
On a passé des vacances ensemble, dans un endroit étonnant de l'île d'Oléron…
Il nous a emmené faire du bateau.
Et puis un jour, avec Manman (qui partage tout à fait mon opinion pour toute la famille M. : Louis, Maritou, Tom, LN et Pôl) on a trouvé la formule idoine :
QUAND JE S'RAI GRAND, J'VEUX ETRE LOUIS M.
Sous cette boutade perce une profession de foi, une véritable ambition et la reconnaissance d'une générosité dont on a bénéficié et dont on se sent comme redevable.
A laquelle on veut être fidèle.
Enfin, quelque chose comme ça...
J'ai eu Tom tout à l'heure au téléphone [ndr : en nov 2007, donc].
Dans son match contre Louis, le crabe marque but sur but, ce bâtard.
Louis va très mal.
Depuis que j'ai raccroché, j'ai tellement les yeux qui piquent, je crois que je vais me lyophiliser de l'intérieur si je continue… un peu comme si j'avais mangé 300 grammes de moutarde, mais par le nez...
Pour la poilade, ça t'embête si on remet ça à plus tard ?
Je préfère aussi.
Humeur du jour : en plus, Klarsfeld va être décoré de l'Ordre National du Mérite !!! Je voudrais qu'on m'explique POURQUOI ?
Zik : Fauré, Mozart, Verdi, Brahms, Gounod, Dvořák… j'anticipe, certes, mais je veux éviter qu'on propose le requiem de Gainsbourg qui serait TOTALEMENT DEPLACE !
Conclusion : mes sanglots longs qu'accompagnent le Jah Love, font de mon coeur une bien vide alcôve…
Conclusion bis : vas-y ! Fais-moi rire, maintenant !
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Voilà.
Je n'en changerais pas une ligne. D'où le copier/coller.
Exceptionnellement, les commentaires sont fermés (et ceux de la note précédente devront attendre un chouïa).
Tu comprends ?
Merci.
14:51 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louis, pere spirituel, mentor, la mort pue le chacal diarrhéïque
01.09.2009
Saint Claude et Soufrière : jumelage judicieux
Précieux lecteur cher à mon coeur, volcanique lecteuse à la personnalité impétueuse,
Dans cette note : de la déduction, la preuve que la nature est bien faite, et que l'administration française fait preuve de clairvoyance.
Il y a quelques temps, j'ai dû me rendre pour affaires aux Antilles.
Oui, ma vie est un enfer.
Or donc, ce fut l'occasion de me rendre à la Soufrière afin de faire découvrir cette merveille à la blogueuse influente.
Au contraire de Christine Lagarde face au scandale des bonus, il faut savoir que la Soufrière est, elle, active.
Tiens, en parlant d'activité... j'ouvre une parenthèse rapide : on a toujours un ministre de la relance ?
Quelqu'un sait ce qu'est devenu Patrick Devedjian ?
Chais pas, moi... le gars, on devrait le voir tout le temps, non ?
Ou alors, c'est que la crise est finie, mais dans ce cas-là, il faut nous le dire.
Et le virer du gouvernement.
Ca fera des économies...
... pour embaucher Frédéric Lefebvre, par exemple...
Je referme la parenthèse.
Revenons à la Soufrière.
La soufrière est, donc, encore en vie.
Elle est simplement endormie.
On le sait parce qu'elle fume régulièrement
Quand on grimpe ses flancs, des fumerolles dégagent du soufre et ça sent l'oeuf pourri.
A part une troisaine -une quatraine, au maximum- de jours par an, elle a tout le temps la tête dans les nuages.
Oh ! Mais... mais... attends...
Pas mort(e), seulement endormi(e)
+ qui fume régulièrement
+ qui sent le vieil oeuf
+ qui a la tête embrumée...
...
...
...
...
Ca ne te rappelle personne ?
Allez, je te donne un indice :

Et encore... quand il est enrhumé !
Mais revenons au sujet du jour.
Sur la route qui mène au pied volcan, on peut voir un magnifique panneau : "Bienvenue à Saint Claude, la ville de la Soufrière", puisque la Soufrière est sise sur ladite commune de Saint Claude.
Tout ça fait sens.
Or tes connaissances géographiques te permettent de l'affirmer sans aucun doute : Saint-Claude est également une ville du Haut-Jura dont la spécialité est la pipe.

Pourtant, Martine n'avait pas menti quand elle lui avait promis :
"un ouikène sous le signe de la pipe"
C'est alors que j'ai cru déceler plus qu'une coïncidence.
Un moment de magie administrative.
Un instant de poésie étatique.
Voire un soupçon d'humour réglementaire.
Toi et moi, on n'y aurait pas pensé... et pourtant :
Rapprocher, par cette parfaite homonymie,
la ville de la pipe
et la ville du trou qui fume,
tu conviendras que c'est tout de même foutrement judicieux !
Humeur du jour : retour de enfants...
Zik : le camée de 14 cm2 de Mélody Gardot me fascine.
Conclusion : Jah love adoucit les pipes, Jah love assouplit les trous qui fument. Ben oui.
Et demain ? : demain, on verra que certains publicitaires ne sont pas très bons dans le choix du sportif qui incarne leur marque.
10:20 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.06.2009
C'est beau l'innocence
Précieux lecteur cher à mon coeur, avide lecteuse vraiment joyeuse,
Je suis de retour des Coupes Moto Legende dont j'ai animé l'équipe d'organisation par des jeux de mots aussi subtiles qu'une intervention de Frédéric Lefebvre.
Et ce n'est pas le pire : le pire, c'est qu'il y avait toujours l'un de nous pour relancer l'autre.
Bref.
C'était bien : des potes marrants, du soleil, un taff qui repose la tête bien physique, de vieilles meules (1)...
Comme l'année passée, nous avions pris nos quartiers dans la Ferme du Co(u)c(o)u.
Nous avions la même chambre que d'habitude, et aussi les mêmes voisins, des personnes VRAIMENT âgées, mais néanmoins motards, et membres du même club.
Chaque année, ils sont là pour participer à la manifestation.
Chaque année leur capacité d'absorbtion alcoolique nous épate : à 81 ans, Papy Motard sait enquiller 3/4 d'une bouteille de whisky à l'apéro... sans devenir vulgaire.
Ou en tous les cas, bien moins que n'importe quel amateur de Rolex.

Mais pas que.
Crédit photo : Atelier Chatokhine
Il se trouve que dimanche soir, je suis descendu dans la cour au moment où il sortait pour soulager sa vessie et prendre un peu le frais.
Pour ma part, j'allais me livrer à la consommation de quelque drogue illicite que mes frères jamaïcains n'auraient pas reniée sans pour autant que la fumée incommode mes voisins de chambrée.
Avisant l'Epique, que j'avais sous le bras, dans le but
1. de m'occuper en même temps que je fume mon herbe et
2. de jouir du légitime panégyrique des Girondins de Bordeaux, désormais champions de France de Football de Ligue 1, ce qui n'est pas de la crotte de lémurien, mon pote !
Avisant l'Epique, donc, 'ancêtre se dirige vers moi...
- Tu es tout seul ?
- Oui, les autres ne fument pas (je bédave, le plus naturellement du monde)... je préfère fumer à l'extérieur... et puis vous savez, ça me fait un petit moment de tranquillité (je bédave de nouveau).
- Ah ! Oui, je vois... on a besoin d'avoir des moments comme ça, pour réfléchir un peu. C'est important.
- Oui, je trouve... et puis comme ça, je peux lire un peu (et vas-y que je re-bédave)
- Ca te fait une pause, en quelque sorte... Tu sais comment on appelle les gars comme toi ?
- Non... (encore une latte tirée sur le pétard)
- Toi, en Normandie, on t'appellerait le gars raisonnable (et il rentre... parce bon, il a une cuite à fignoler)
Faut que je te laisse, j'ai pas fini de le tousser, celui-là !

Crédit photo : Motomag.com
Humeur du jour : vais-je, ou pas, à la Guadeloupe ? Je me demande... mais je n'en ai vraiment pas envie.
Zik : . Le Rio-Paris qui s'est écrasé me fait penser à la Rua Madureira de Nino Ferrer. Pas toi ? Et aussi les envolées jouissives du moteur de la Buell qu'on ma prêtée pendant ces 10 derniers jours.
Conclusion : Jah Love pour tous les gars raisonnables. Mais surtout pour les autres.
Et demain ? : demain, je t'expliquerai pourquoi il ne faut pas s'attaquer à un prof d'arts martiaux qui fait plus de 90 kgs.
(1) L'expression vieilles meules ne fait aucunement référence aux seins de Catherine Laborde, mais uniquement à des motos de collection.
17:00 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : moto ancienne, ancetre, mettre un coup de tromblon dans une baignoire


