22/03/2011

Pierre Bellemare, tu peux aller te rhabiller !

Précieux lecteur cher à mon coeur, ponctuelle lecteuse qui n'a jamais utilisé de liseuse, 

 

Dans cette note : un miracle, rien de moins

 

On commence par un lieu commun : la réalité dépasse parfois la fiction. 
C'était un soir de la semaine passée, un de ces soirs où GolgoGreg semble s'atteler sérieusement à faire baisser son taux de sang dans l'alcool.

J'étais donc en train de m'occuper de la fermeture quand j'ai noté la présence de nombreuses voitures de police devant l'établissement.
7 automobiles, pour être précis, présentant un panachage intéressant des marques et des décorations en cours à la Police Nationale : certaines en tout point semblables aux voitures de Playmobil, les autres, banalisées, appartenant à la Bac et probablement conduites par des gens qui n'en sont pas diplômés (1).

Ayant ma caisse à faire (2), et le bar étant fermé, je ne m'en soucie pas plus que cela, même si je le mentionne  au passage à GolgoGreg, au risque d'interrompre sa 43ème série de 6 shots.

Je termine. 
Je ferme.

 

Le lendemain, GolgoGreg croise dans une rue adjacente l'un de nos habitués. 
Ce dernier le remercie fort chaleureusement.
GolgoGreg lui demande alors de préciser sa pensée, puisqu'il règne un certain flou quant aux souvenirs de sa fin de soirée...

De ce récit, il appert : 
- que notre habitué s'est fait embrouiller peu après sa sortie du bar, sur le trottoir, par 2 (ou 3 ?) gars ; 
- que notre habitué s'est alors défendu, et qu'une rixe a donc éclaté ; 
- que les représentants des forces de l'ordre sont arrivés au moment où les agresseurs prenaient la fuite (ceci expliquant peut-être cela) ; 
- qu'il ne restait donc plus, pour faire l'objet de poursuites pour troubles à l'ordre public, que notre habitué, lequel a la mauvaise idée d'être un peu carrément noir et clamant son innocence (comme ça se fait souvent chez les gens de sa race, tu le sais aussi bien qu'Eric Zemmour) ; 
- qu'un Noir-victime, c'est un concept un peu difficile à appréhender pour les policiers, qui ont donc commencé à le ceinturer et à l'immobiliser ;
- qu'alors, GolgoGreg est arrivé tranquillement, et que, tel un Moïse du XIème arrondissement de Paris, il a écarté le troupeau policier pour s'approcher de notre habitué ; 
- qu'il l'a alors pris dans ses bras, de façon fort câline, et lui a sereinement  dit :
" Allez, Choupi, tout va bien se passer. Tu rentres chez toi et tu fais attention. OK ? Bisou choupi"
- qu'il a alors joint le geste à la parole, et doucement accompagné de la main notre habitué hors du cercle policier ;
- que notre habitué est donc rentré chez lui sans plus d'imprévu et sans qu'aucune des personnes présentes ne prononce aucune parole ;
- que GolgoGreg est rentré au bar.   

 

 

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Humeur du jour : je ne suis pas plombier. Si j'avais des doutes à ce propos, ils sont désormais dissipés.
Zik : Kings off Cash - A little less conversation
Conclusion : Jah Love, choupi, Jah Love. Et tu fais attention, OK ?

Et demain ? : demain, faudra qu'on parle de Jacques Capellovici, quand même. 

 

(1) Oui, je sais, c'est gratuit.  
(2) Ami adepte du Tuning, "faire ma caisse" ne signifie pas que je mets un méga-booming-system-bass-booster dans une Pigeot 106 par ailleurs équipée de néons sous ses flancs dans le but plus ou moins assumé de devenir le roi du parking de Cora. Non : je compte simplement mais méticuleusement les paiements réalisés dans la journée. 

07/03/2011

Superpouvoirs : on n'est pas dans la merde, tiens !

Précieux lecteur cher à mon cœur, wonderwoman lecteuse qui lèche des bretelles albumineuses,

 

Dans cette note : la révélation de superpouvoirs de l’auteur, et tu verras que c’est pas de la crotte !

 

L’autre jour, ma fille m’interpelle :

- Papa, tu restes avec moi aujourd’hui ?
- Oui, pourquoi ?
- Je préfère, parce que quand tu es là, la diarrhée s'arrête.
- Oui, je sais faire ça. J’ai des superpouvoirs.

 

Ca, c’était la partie facile.

 

Ensuite, j’ai réalisé que la demoiselle risque d’être un peu déçue quand les autres, à la récré, vont lui dire que leur père vole à mach2, ou se télétransporte, ou envoie des rayons gamma...

 

En tout cas, pour le costume, j’imagine que ce sera marron…

 

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Exclusif :
le collègue rédacteur du projet électoral de l'UMP.


 

Humeur du jour : Yeeeeepeeeee.
Zik : je t'ai parlé des Woolly Bandits ?
Conclusion : Jah Love ne te fera jamais marron, lui.

Et demain ? : demain, peut-être que tu laisseras un commentaire qui superdéchire, et que ça me fera superplaisir.

10/11/2010

Roll, Forest, roll !

Précieux lecteur cher à mon cœur, tintinnabulante lecteuse à la route montagneuse,

 

Dans cette note : une bonne grosse gaffe de NicMo.
Rien de moins.

 

Je trouve que le principe de la restauration -ou du bar, c’est pareil- c’est de bien recevoir les gens.

Aussi, je me fais fort d’être affable et poli, et j’aime bien échanger quelques mots avec mes clients.
La plupart du temps, ça se passe bien, mais il est parfois des cas où... comment dire...

Je me souviens par exemple de cette jeune fille qui attendait le terminal de carte bleue pour payer à sa place, et tendait la main gauche par-dessus son épaule, alors que j’étais dans son dos, à droite.

Et moi, je n’ai rien trouvé de mieux à dire que "j’ai besoin de votre doigt, mais de l’autre côté".

En prononçant ces mots, je me suis rendu compte que :
- soit j’étais en train de commettre un impair,
- soit la soirée allait prendre une tournure aussi inattendue que la nouvelle coiffure de Jean-Louis Borloo.

Il n’en fut rien, et aucune orgie dans de la béchamel n’en est résultée.
Ou alors ailleurs que dans mon établissement, ce qui est fort regrettable.

 

Cette anecdote m’est revenue en tête hier soir... hélas !

 

Ils étaient une douzaine.
Sympa. Cool.
Des deux sexes (pas dans le sens "des longs et des courts", mais dans le sens "des deux sexes différents").

Ils ont consommé toute la soirée sans jamais être désagréables, toujours polis et souriants.
Des clients modèles.

 

Au moment de la fermeture, il a bien fallu que j’aille présenter la note, laquelle s’élevait à un peu plus de 200 euros.


Peux-tu me dire au nom de quoi, bougre de crétin digne d’être diplômé de l’ESACEM (Ecole Supérieure d’Attardation Mentale Christian Estrosi - et oui, c’est un diplômé qui a disposé les initiales) j’ai eu besoin de poser la note sur la table en leur disant :

 

"Maintenant, messieurs, c’est le moment de partir en courant !"

 

La vanne peut paraître inoffensive.
Sauf quand tu as, juste devant toi, une personne en fauteuil roulant !!!

 

Etouffez-moi avec un chaton vivant, que je quitte cette planète au plus vite.

 

Humeur du jour : dormir, bon !                                                                      
Zik : rien que du Offspring
Conclusion : Jah Lov
e en wheelchair, Jah Love en running shoes... Jah Love de la lose !

Et demain ? : demain, je fais dodo, darling, car je crois que la fatigue nuit à ma sagacité.

05/11/2010

J'aime pas trop les bar-bus

Précieux lecteur cher à mon cœur, mal barrée lecteuse qui fréquente des estafettes boueuses,

 

Dans cette note : le quotidien du barman chroniqueur, mais surtout surmené.
Rien de moins.

 

Tu as pu le noter : tant la fréquence que la qualité des notes sur ce blog a eu tendance à baisser, dernièrement.

La cause en est simple : j’ai eu du travail.

 

Mais genre : 12 heures/jour (enfin… par nuit) sans nécessairement bénéficier de... comment ils disent déjà ces jean-foutre de syndicalistes ?
Mais si, tu sais, le truc de feignant, là... qu’il faudrait que le Parlement supprime rapidement si on veut mettre le pays en marche...

Le week-end.
C’est ça.
Le week-end.
Je n’ai pas eu de week-end.


Bref : comme je ne fais que jouer au barman et dormir, je vais te raconter quelques aspects de la vie du barman.
Barman, en anglais, ça se dit "waiter".

Ce n’est pas anodin.

Dans ce métier, tu passes une partie non négligeable de ton temps à attendre que le client ait l’excellente idée de venir se défoncer sa race comme une Absolut Spontex se détendre dans ton établissement.

 

Souvent, je lance alors : "JE VEUX QU’UN CAR DE NATURISTES HONGROISES DEBARQUE MAINTENANT, LA, TOUT DE SUISSE !!!!"

Eh bien, tu le crois, tu le crois pas, mais c’est ce qui s’est passé hier.
Bon, si tu le crois pas, t’as raison.

 

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La queue devant mon bar (allégorie)
(tu peux aussi mettre le pluriel si tu veux)

Copyright : Spencer Tunick

 


En guise de ouikène, et alors que Maman s’alanguissait sur la couche matrimoniale dans l’attente du devoir conjugal que je remplirais aussi bien que ses intérieurs -c'est dire-, j’ai eu droit à l’appel de mon ami et néanmoins esclavagiste en chef  manager GolgoGreg, qui m’annonçait en substance que compte tenu de l’arrivée imminente des 2 autobus transportant des supporters du Borussia Dortmund, il fallait que je vienne fissa travailler, parce que devant ce rush annoncé, il avait besoin du meilleur de la crème.

Et le meilleur de la crème, c’est moi.
La crème au chocolat, si tu veux, mais là n’est pas le propos.

 

Et donc, j’arrive, je prépare le petit bar sis au fond de l’établissement, que j’anime de mes talents en cas d’affluence, notamment le ouikène.
Effectivement, vers 23 :30, ce ne sont pas deux, mais trois autobus qui se garent devant le bar, lequel se remplit conséquemment.


Atmosphère bizarre :
- déjà, pour se faire des amis, il faut parler allemand ? Tu sais, cette langue morte qui, parce que tu en as séché les cours, t’a permis d’améliorer ton niveau au baby-foot...

- ensuite, je ne sais pas si c’est à cause du score (match nul 0-0 au Parc des Bouffons contre le PSG) mais les gars étaient aussi enjoués que s’ils sortaient d’un colloque d’Alain Minc "Déficits publics, béchamel et frottis vaginal en Westphalie" (je déconseille le frottis vaginal à Dortmund : quoique ne l’ayant jamais expérimenté, je perçois intuitivement que c’est moins agréable qu’une semaine à Sainte Anne, Guadeloupe, face à la mer)(note qu’Alain Minc est capable de se tromper, quel que soit le sujet. Il n’a pas peur, il y va. C’est un don).
Bref, l’Allemand tire la gueule et ne commande pas grand-chose.
Soit une bière, soit eine Cola.

On a vendu quatre caisses de Coca !!!

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Le maillot du Borussia Dortmund
d(déclinaisons possibles : rayures fines, verticales, horizontales...)
 

 

Bilan : on est envahi par 180 gars bedonnants déguisés en Maya l’Abeille, tenant à la main soit une bière, soit un Coca.
Silencieux (ce ne sont pas des bavards, ni des bavards-rois) et qui ne renouvellent pas leur consommation.

 

Soudain, à 02:17, ils se sont levés comme un seul Gunthar et sont remontés dans leurs autobus.
Ils n'avaient sans doute pas que ça à faire, non plus : il avaient encore la Pologne à envahir… und wir sind nicht rentriert, comme on dit chez eux !

 

On a beau construire l’Europe, ça ne donne pas très-très envie d’aller faire la teuf en Rhénanie du Nord, tout ça.

 

Humeur du jour : fatigué. Encore et encore.
Zik : You touched my Tralala ?
Conclusion : Jah Love devrait envahir la Pologne. Le reste du monde aussi, d’ailleurs.

Et demain ? : demain, on parlera démocratie et journalimse.

14/10/2010

Ils savent où j'habite (où j'habite... it)

Précieux lecteur cher à mon coeur, lecteuse courtoise et profileuse,

 

Dans cette note : j'ai peur.

 

Ils sont là.

Il leur aura fallu un peu de temps, mais ils m'ont trouvé.
Ou quasiment.

Autant dire que je fais moins le malin, et que je regrette tout ce que j'ai pu dire sur le King of Popo et sur leur prétendue inculture.

Clairement, je le regrette.
A genoux, je le regrette.
Comme on dit chez France Télécom : "je me pan ! et je me repens !"

Quelques 350 commentaires courroucés n'auront pas suffi à calmer leur ire, et leur quête semble proche de la fin, désormais.

Bon.
Mais d'un autre côté, leur ténacité n'a d'égale que leur manque de discrétion... ils me laissent quand même quelques indices dans le quartier, quant à l'imminence de leur assaut.

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T'as pas autre chose à faire, sans rire ?
Chais pas, moi, t'as pas du shit à couper ?

Humeur du jour : Yiiii Hiiiiii
Zik : allez, tiens on ouvre le dossier des honteuses*
Conclusion : Jah Love forever.

Et demain ? : Demain, on parlera de liberté, de justice et de l'ooportunité de mettre Dirty Diana au programme du BAC de français CAP onglerie artisitique.

*Pour les honteuses, pas la peine de réagir pour le moment, on va en discuter, garde tes munitions pour le bon moment.

12/10/2010

Mon père ce héron

Précieux lecteur cher à mon cœur, socialiste lecteuse que la vue d’un Rubik’s Cube rend nerveuse,

 

Dans cette note : comment l’auteur découvre une pratique bio de la musculation, lui qui n’en demandait pas tant.
Rien de moins.

 

Certaines soirées de travail sont similaires, en intensité, à l’intervention d’un sénateur centriste en période postprandiale.
Autant dire qu’on s’emmerde un peu.

C’est alors l’occasion de faire le commerçant : discuter avec les personnels des bars d’à côté, faire du relationnel avec la clientèle en terrasse, flâner un peu sur le trottoir en jouant "Aux Champs Elysées" à la vuvuzela pour distraire le consommateur,… bref, tuer le temps. 

Ou alors, tout simplement prendre l'air.
Merci de le rendre après l'avoir pris, sinon les autres en manquent.

Je n’étais pas devant mon établissement mais devant celui d’en face, et donc, je prenais l'air.
Même pas l'air inspiré, juste l'air, nature.

Une petite vieille arrive, qui me demande si je travaille.
Un peu échaudé par l’expérience de Marie (je ne vais pas tarder à ouvrir une parenthèse pour te narrer cet épisode) et peu enclin, ce soir-là, à sexualiser un corps que j’aurais dit -sans carbone 14- plutôt bien conservé pour une personne née au Précambrien, je suis sur la défensive.

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En préambule, l'auteur tient à édicter la vérité suivante :
l'entraide, c'est beau comme un chaton.


 

 

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La parenthèse de l’aventure de Marie.

Marie fume une cigarette, appuyée contre la porte cochère qui jouxte notre lieu d’exploitation de travail.

Quand viennent se planter devant elle deux adolescents que nous appellerons judicieusement Biactol et Clearasil, eu égard à cette propension qu’a l’épiderme de certains jeunes à vouloir ressembler à la surface de Mars.

Les Beaux Gosses de Riad Sattouf, en gros.

Biactol et Clearasil sont un tantinet gênés et se poussent du coude pour se donner mutuellement le signal que c’est à l’autre de prendre la parole.

Marie continue à fumer et les observe, un peu intriguée.

Finalement :

- Bonjour Madame… euh… vous travaillez, là ?
- Oui. Enfin, je veux dire… je travaille dans le restaurant à côté… pourquoi ? s’enquit-elle en désignant du menton la terrasse

Gloussements et rougissements de Biactol et Clearasil.

- Ben… ç’t’à dire que… on croyait que vous étiez… une dame de plaisir, quoi.

- Ah, ben non. En revanche, une fois que le rideau est baissé, après le service, on fait des partouzes géantes. Venez si ça vous intéresse !

Quatre yeux -dur à dire, ça…- béent autant que leurs deux bouches imitant à leur corps défendant les vagins évoqués de femelles offertes et humides tout juste bonnes à gésir dans un amas de chair et l’attente de la saillie dépassant leurs rêves les plus fous, saillie que par ailleurs Biactol et Clearasil se verraient bien tenter.

- C’est vrai ???? s’écrient en cœur nos deux héros que la perspective de balancer leur béchamel sur autre chose que des pages collées réjouit.

C’est là que Marie a décidé de briser le rêve avec fermeté mais délicatesse, et que les ados ont subtilement perçu qu’il faut rêver au niveau de ses possibilités :

- Mais non, c’est pas vrai, vous êtes vraiment trop cons, les gars !

Je ferme la parenthèse de Marie.

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Et donc la petite vieille, que nous appellerons Simone pour la suite du récit, me demande si je veux bien venir avec elle, chez elle -sueurs dans mon dos, je n’ai jamais été très friand de viande froide, moi- pour... euh, ben pour relever son mari qui repose pour le moment sur le parquet, et le mettre sur le lit.
Elle n’a pas la force de le faire seul.

Relever le mari, pas faire le lit.

Simone, elle ressemble un peu à la grande sœur de Jeanne Moreau, mais qui n’aurait pas vu la pluie depuis 1954. Toute sèche et menue.
Et fripée, aussi.

J’estime que la menace qu’elle représente éventuellement -vue l’incongruité de la demande- est faible et accepte de la suivre dans la cité, pas loin.

En chemin, elle blablatte, assez légèrement, ce qui m'étonne : est-on censé être badin quand on vient chercher du secours ?
La nature humaine est décidément aussi étonnante que diverse...
- Mon mari fait de l’hypertension, il a perdu connaissance et blah blah blah, et la vieillesse est un naufrage et profitez bien de la jeunesse et blah blah blah et…
- Mais vous devriez appeler les pompiers, je ne suis pas secouriste, moi !
- Oh, non, les pompiers, ils vous emmènent à l’hôpital et là on vous embête avec tout un tas d’examens, me dit-elle en sortant de l’ascenceur qui, outre nous avoir mené à l’étage, nous a fait profiter de sa fragrance d’urine de tamanoir du Guatemala.

- Certes, ils sont un peu pénibles pour ça, mais ils vous permettent aussi de rester vivant. Ca compense un peu, non ?

Nous pénétrons dans un appartement.
Un appartement de vieux.

Dans la chanson de Brel, chez eux, ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan.
Mais dans la réalité, comme dit ma fille "<Ah, ça pue, ça sent comme quand les vieilles de la piscine vont à l’aquagym".

Je me demande comment un appartement aussi propre peut dégager ça, comme odeur.

En même temps, je me demande surtout dans quel traquenard je me suis laissé embarquer et quelle va être le montant de la rançon.

On prend un couloir.
Au bout, la porte de la chambre, ouverte... et deux jambes qui dépassent, par terre.
Ce ressemble vachement aux Experts, et pourtant... j me rapproche, forcément : on sait jamais, si c’était une partouze et pas un meurtre ?

Ouais, ben non.

Le vieux est au sol, conscient mais mou, la face posée sur un oreiller.
Mais ce que je remarque surtout, SURTOUT : il fait au bas mot son quintal
Il est aussi gras qu'elle est chétive.

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La première représentation du vieux.
Un pote de jeunesse qui l'a faite. Michel Ange, c'était.

 


"Qui se ressemble s’assemble" dit le proverbe ?
Putain de proverbe à la con, ouais ! 

Simone veut qu’on le mette sur le lit.
Tous les deux.

On l’a fait, mais je pense que j’ai porté un peu plus qu’elle…

Note pour plus tard : 1. un quintal de viande molle que tu ne peux pas maltraiter, c’est un coup à prendre une suée ; 2. avoir le physique de Michel Crémadès présente parfois des avantages.

Moralité : Simone a voulu me donner un pourboire en récompense, mais comme elle m’avait alpagué devant le café d’en face, je suppose que c’est là qu’elle a posé le biffeton. Les vieux, c’est vraiment des cons.