11.05.2011

Supprimer l'ISF, c'est i2*

*ou comment faire un titre crypto-mathématique qui se la pète, même à la Benichoo's Cup.

 

Précieux lecteur cher à mon coeur, choucroutée lecteuse qui se sent drôlement matheuse, 

 

Dans cette note : la démonstration mathématico-politique de la disparition de l'ISF.
Rien de moins.

 

N'étant pas encore amnésique, j'ai quelques souvenirs de mes années de lycée.
Outre les bêtises que je ne peux pas raconter ici parce que ma fille me lit (désolé, mais pour le coup des souris, il va falloir attendre encore un peu, Mxu), j'étais un bon élève.
Dissipé, peu enclin à la discipline, mais bons résultats partout

Partout... sauf en SVT et en dessin/techno, et ce, pour des raisons concordantes : je ne suis pas fichu de faire un dessin correctement, et j'ai des problèmes avec la symétrie (faire une homothétie correcte doit m'arriver à chaque fois que Frédéric Lefebvre a un propos nuancé, c'est dire). 

Tout ça pour me la péter : j'étais bon élève
Quand on m'a dit que "moins pas moins, ça fait plus", j'ai dit "ok", parce que j'étais -déjà- peu critique et pas contrariant. 
"En conséquence, un nombre au carré ne peut pas être négatif",  a-t-on ajouté. Moi, j'ai acquiescé, c'était logique.
Et je l'ai retenu comme une règle absolue et intangible.
Ce que c'était.

Alors, quand on m'a présenté "soit i, le nombre imaginaire tel que son carré est égal à -1", j'ai dit "non, cépapossil, piske c un k-ré" (à cette époque, j'étais jeune, et obligé de parler en SMS, puisque le téléphone portatif n'avait pas encore été inventé, je ne pouvais pas en écrire).

Un nombre au carré qui serait négatif ?
Aussi incongru que l'entrée de Franck Ribéry à l'Académie Française.
Et pourquoi pas Estrosi Ministre ? (Ha ? Vraiment ? Nooooooon....) 

Et j'ai laissé tomber les mathématiques à jamais. 
Ce n'est que quelques années plus tard qu'un ami m'a expliqué l'utilité du nombre imaginaire : on l'introduit dans une équation pour se simplifier le travail, et on le retire quand on n'en a plus besoin.

Même si t'es pas matheux(se), tu retiens juste l'astuce : on introduit un concept qu'on sait qu'on va retirer, juste pour résoudre l'équation et se simplifier la tâche.
OK ?  

 

Et maintenant, décodons (à plein tubes), si tu le veux bien : 

En 2007, notre Petit Chambellan de l'Elysée veut supprimer l'Impôt sur la Fortune.
Oui, mais voilà, c'est une manoeuvre trop grossière en faveur des riches, le peuple risque de se rendre compte... on ne peut pas, soulignent les conseillers 

Alors, pour que Johnny et Richard Gasquet* lâchent l'Appenzeller et reviennent au Brie de Meaux, Ray-Ban des Bois© invente le "Bouclier Fiscal" : les riches, il faut les protéger, les pauvres ! (oui, je ne suis pas à un oxymore près)

Donc paf ! Le chien, d'une part, et le bouclier fiscal,d 'autre part. 

rich_poor.jpg

... et on dit que les riches ne donnent pas... n'importe quoi !!! 

 

On laisse passer un peu de temps. 
Disons... 3 années complètes, histoire que les gens s'offusquent mais s'habituent cependant au concept.

Et puis, à un an de l'élection présidentielle, on tente la martingale : "j'ai bien entendu les critiques que les gueux se permettent de faire sur la situation fiscale de mes amis protégés. Ces salauds de pauvres, non contents d'être moches, sont en plus jaloux... je vais les satisfaire"

1. J'engrosse Carla pour montrer que moi aussi, j'ai besoin des allocations familiales ;
2. Je supprime le bouclier fiscal tant honni MAIS j'en profite pour annoncer sans dommage la contrepartie : on va alléger l'Impôt Sur la Fortune


T'as vu ? C'est exactement comme "i au carré = -1"... le bouclier fiscal, c'est un terme qu'on introduit dans l'équation juste pour pouvoir le retirer au moment opportun, quand on n'en a plus besoin.

J'ai un peu l'impression que nous aussi, on est introduit, dans l'affaire... mais t'inquiète : ils vont faire comme pour les 35 heures, par petit bout, pour continuer à se plaindre.

2011-05-11%20Carla%20avec%20la%20bite.jpg

Plus fort que la disparition de l'ISF...
avec mon périnée en béton, je peux soulever Carla !


 

*Johnny, Richard Gasquet... et on se plaint que la vie intellectuelle française ne soit plus vivace ! Forcément, tous nos penseurs sont en Suisse... ils suivent les traces de Voltaire...

 

Humeur du jour : aucune. Ouais.
Zik : Dandy Warhols galore depuis ce matin... du jouissif Bohemian Like You au trop kiffant We Used To Be Friends... sans oublier la découverte du jour : HELLS BELLS
Conclusion : tu veux que j'introduise du Jah Love dans ton équation ???? Je ne vois pas de quoi tu parles... 

Et demain ? : demain, je te parlerai de mon projet et de la fin de mon anonymat photographique... hélas nécessaire (hélas pour moi, hein, parce que toi, tu vas y gagner en identification de l'auteur).

03.05.2011

Il me cherchent... activement

Précieux lecteur cher à mon cœur, comptable lecteuse à la hanche poissonneuse,

 

Dans cette note : t’as qu’à lire.
Mais sache que rien d’essentiel n’est abordé, si ce n’est quelques exaspérations linguistiques légitimes
.
Mais surtout on va arrêter de parler d'Al Qaida, parce que l'exécution de l'autre, l'autre, là... Ouh, ça ma bien saoulé !
(Coup du sombre héros, paf, paf, je me replace pour la Benichoo's cup)

 

Ce matin, j’écoutais la radio.
Oui, on a fait mieux comme entrée en matière : par exemple "je fessais un centriste monogame et unijambiste".
Je sais.
Mais la tension du récit y perd ce que l’exactitude historique y gagne, parce que mon centriste étant en retard pour prendre sa correction -tant pis, il n’aura plus qu’à attendre les prochaines élections-, j’en fus réduit à écouter les programmes du service public.

Je fus assez irrité par deux éléments.

1. Le prix du gaz (ou de l'essence, ou de je-ne-sais-quoi).
La journaliste annonçait que le gaz (ou l’essence, ou je-ne-sais-quoi) allait augmenter de quelques centimes d’euros.
Des centimes d’euros.
Je sais que j’ai déjà écrit là-dessus, mais comme c’est un combat personnel, je le redis.
Elle voulait que ce soient des centimes de quoi, exactement ?
De mètre ? De kilogramme ?

Ou alors...
Ou alors il faudrait que j’explique à mes clients qu’un demi de bière fait 25 centilitres de litre.
Ce qui me prendrait quelques secondes de minute d’heure, temps que j’aurais pu mettre à profit autrement mieux.
Bref : ça m’irrite.

2. Le cas de Xavier Dupont de Ligonnés
Xavier, c’est le gars de Nantes.
Un bon pater familias, qui avait persuadé sa famille qu’il s'était trouvé deux nouvelles passions : le biathlon, d'une part, et les Maçons du Coeur, d'autre part.
La famille aurait pu se renseigner et constater que dans aucun règlement olympique, il n’est question d’organiser une compétition combinant tir au fusil et terrassement... mais il faut croire qu'ils ont été négligents.

2011-05%20Truelle%20Dupont%20de%20Ligonnes.jpg

Amie lectrice, si ton mari part pour son club de tir avec ça dans le sac, fuis.
Ennemie lectrice, dans un cas semblable... fais lui confiance...



De même, quand il leur a dit "venez, on va s’installer tranquillement sous la terrasse", ils ont pensé avoir mal entendu...

Mais là n’est pas la question.
Non, ce qui m’a étonné, c’est quand j’ai entendu la journaliste dire que "la police recherche activement le suspect".

Avec mon esprit logico-déductif, j’en suis arrivé à la conclusion que les autres suspects, notre police nationale les recherche passivement.

- Vas-y José, reverse-moi un pastis, c’est pour une enquête importante, qui demande la plus grande passivité de notre part. Si je mets plus d’une demi-heure à le boire, on me fera passer une heure sup’, je n’abandonnerai pas si près du but…"

Sans doute une nouvelle méthode de l’école de formation des officiers : "dans le cadre d’affaires médiatisées, on n’hésite pas, on met le paquet, on sort l’artillerie lourde : on passe en "recherche active". Pour les autres dossiers, le mode passif s’impose, sans quoi on n’a pas le temps de finir l’apéro."

Tant de conscience professionnelle... entrer dans la police n’est plus une vocation, c’est un véritable sacerdoce.

 

2011-05%20Police%20recherche%20active.jpg



Humeur du jour : pwintanièwe, fwèwe.
Zik : Jovanotti - L'ombelico Del Mondo
Conclusion : Jah Love actif ou passif, c'est toujours du Jah Love, non ?

Et demain ? : demain sera le mois prochain, à ce rythme-là... (mais je vais essayer de faire mieux, je te le promets)

03.03.2011

Etre anti, c'est mythique !

 

Précieux lecteur cher à mon cœur, sémite lecteuse néanmoins modeuse,

 

Dans cette note : un peu de rire grâce à nos amis négationnistes.

 

Il semblerait, d’après ce que nous en disent les media, que John Galliano, directeur d’une maison dont le bon goût n’est plus à prouver puisque sa stratégie -gagnante, sic transit gloria mundi- consiste à tenter de gagner la compétition de qui-qui-mettra-le-plus-gros-logo-sur-son-sac, ait traité une femelle domestique de "sale juive" (1).

 

--- L'Histoire ? Attends ! moi, on me la fait pô !---

"Sale juif".... c’est aussi l’insulte préférée du négationniste...
Mais qui est donc ce négationniste tellement vilipendé ?

Le négationniste est un être franc, rétif au diktat des enseignants socialo-communistes qui noyautent l’éducation nationale, diktat selon lequel des Juifs auraient été gazés dans les camps de concentration.

On comprend tout de suite que le négationniste est, outre sa franchise, doté d’un intellect supérieur qui autorise cet être clairvoyant à remettre en question ce que d’autres, les abrutis, prennent pour argent comptant -expression on ne peut mieux choisie pour parler de la diaspora juive qui, comme chacun sait, noyaute, elle, la finance et la confection de kippas, mais là, ça semble plus naturel- ce qu’on appelle communément l’Histoire.

Le négationniste sait qu'on nous cache bien des choses.
Même les plus anodines.

Un exemple au hasard ?
Qui savait que les goûts musicaux de Ray-Ban des Bois dépassaient largement Sardou et Barbelivien ?
Un document secret le prouve pourtant

2011-03%20Nicolas%20Sarkozy%20recoit%20ZZ%20TOP.jpg

-----EXCLUSIF et TOP SECRET----
 Chirac en avait fait des tonnes avec Madonna.

Adepte de la discrétion, Nicolas Sarkozy a cependant
tenu à recevoir les Texans de ZZ TOP à l'Elysée

.


Bref : le négationniste est méfiant.

 

 

 


 

--- Allez hop, à la douche !---

Pour le négationniste, donc, un point n’est pas discutable : les chambres à gaz n’ont pas existé, et ce qu’on peut voir dans les vestiges des camps de concentration ne sont que des salles de douches collectives, ainsi que l'ont expliqué les tauliers des camps à la libération.

Tout le reste n’est qu'affabulation historique destinée à émouvoir les foules trompées et moutonnières.

Etant moi-même parfois iconoclaste, je me suis mis également à douter...
Et si c’était vrai ?

Mais alors, ça veut dire... ça veut dire que pour le négationniste, six millions de Juifs sont entrés dans les douches depuis 1942 et n’en sont jamais ressortis.
Mais alors, ça veut dire... ça veut dire qu'ils sont, depuis 70 ans, en train de se récurer, le savon à la main, le gel exfoliant, et tout le toutim...

Je reviens à l'insulte "sale juif" un instant : puisque, dans  "sale juif", "juif" est la conséquence d’une appartenance à une religion, le caractère injurieux de l'expression ne peut tenir qu'au qualificatif, et non à la mention de la judéité.

C’est là que je ne comprends plus : 70 ans sous la douche... je ne vois pas en quoi une telle personne serait "sale"...

Ou alors, faut qu'on m'explique.

 

Humeur du jour : sale noir ! (ah, ben tiens, là, ça fait sens...)
Zik : si tu chantes comme elle et que tu lui ressemble, saches que pour un sourire de toi, je quitte Manman : The Love me Nots
Conclusion : plus de Jah Love, moins de camps, et le monde ira mieux.

Et demain ? : aucune idée, mon chaton.

 

(1) L'absence de majuscule à "Juif" est ici délibérée afin de respecter le mode de pensée du locuteur. Il ne saurait s'agir d'une erreur de l'auteur.

23.02.2011

La classe en jachère

Précieux lecteur cher à mon cœur, profanée lecteuse qui collectionne les doigts de lépreuses,

 

Dans cette note : une interrogation sur les astreintes que certains s’imposent.
Rien de moins.

 

L’observation d’un client de mon bar (véridique) a fait naître l’interrogation suivante :

Si j’étais :
1. albinos et
2. unijambiste…
je ne sais pas si j’oserais arborer, lors de mes sorties, un survêtement proclamant mon amour du PSG...

Je veux dire : j’imagine qu’avec de tels atouts physiques, y ajouter comme la touche ultime d’un Cyrano de PMU le message subliminal que je suis, EN PLUS, un être doté d’un goût vestimentaire tellement sûr qu’il laisse entrevoir à la femelle domestique d’autres délicatesses, telles que la perspective de massages oléaginés et langoureux précédents l’accouplement dans les volutes relaxantes de bougies parfumées, où, sous la lumière tamisée et mes mains expertes et magiques, elle connaîtrait enfin l’extase tandis que je lui réciterais tendrement les meilleures déclarations de Luis Fernandez, Paul le Guen ou Antoine Kombouaré (1).
Sans compter que ça laisse également augurer d’une certaine clairvoyance dans l’analyse sportive...

L’affichage d’une telle assurance séductionnelle serait sans doute taxée par les autres mâles présents -concurrents dépités et aigris- de concurrence déloyale.

A juste titre.

 

2011-02-23%20Martine%20se%20prend%20pour%20MAM.JPG

On reconnaît nettement Patrick Ollier qui la suit


 

Cette réflexion en appelant une autre, je me suis dit que pour la présidence, en fait, c’est pareil : Ray-Ban des Bois a tellement d’atouts qu’il a besoin de ses ministres (tu sais, cette "équipe resserrée" de "professionnels") pour éviter d’aveugler la vie politique française du siècle tout entier par l’intensité de l’extrait de perfection que constitue son mandat.

On a déjà évoqué le cas de MAM (qui est désormais mutique : elle ne dit rien sur la Libye, c’est à se demander si son compagnon Patrick Ollier n’y est pas plus impliqué qu’elle en Tunisie) il faut maintenant souligner la constance des services diplomatiques en l’espèce, puisque le nouvel ambassadeur en Tunisie, Boris Boillon, a gentiment expliqué aux  journalistes locaux qu’ils étaient "débiles".
Et tu sais, quoi ? Cette bande d’Auvergnats -excuse-moi, mais il n’y a pas d’autre mot- demande du coup la démission de Boris, qui arrivait pourtant auréolé de son Master de Diplomatie de l'Université OSS117 du Caire (on a essayé de joindre l'établissement, mais du fait des événements locaux, le Caire ne répond plus).

Et puis, puisqu’il est encore besoin de prouver le professionnalimse de l’équipe en poste, il nous faut évoquer le cas de Bruno le Maire.

Invité hier au Grand Journal puisque se tient à Paris le Salon de l’Agriculture -du coup, dans mon quartier, on voit des tas de bouseux en goguette, on a l’impression que c’est tous les jours la Péquenots Parade- le ministre a tout simplement été éblouissant :
- il ne sait pas quand on cueille les poires (bon, à la rigueur...)
- il ne sait pas reconnaître une vache limousine (ok, on peut s’en passer... il faut que tu saches, lecteur des régions, que beaucoup de Parisiens, quand ils envisagent d’avoir un animal domestique, étudient plutôt la possibilité d’avoir un chat qu’une vache. Le fait que les appartements soient équipés de chauffage rend moins nécessaire la présence d’un animal dont les flatulences répétées sont un gain thermique non négligeable pour vous, mais une nuisance pour nous : le bruit, l’odeur...)
- il ne sait pas reconnaître le glougloutement du dindon (au moins, on sait qu’il n’a pas couché avec Nadine Morano sinon, il aurait eu au moins une réponse à donner)
- mais, cerise sur le pompon, il ne sait pas ce qu’est un hectare (2).

2011-02-23%20Le%20bl%C3%A9%20de%20Bruno%20le%20Maire.jpg

On lui avait dit "prends le poste, tu vas te faire du blé".
Depuis, Bruno sent bien qu'il s'est un peu fait flouer, quand même...
(encore que...)


Et là, je dis que pour un gars dont le boulot est, notamment, de négocier avec les partenaires/concurrents européens la qualification et la destination des... ? des... ? DES SURFACES AGRICOLES -eh, oui !- ben ça doit pas être facile tous les jours.
(Ou, au contraire : trop facile, vu que quand on ne comprend rien, généralement, on finit par renoncer)

Du coup, je trouve quand même étrange -voire incohérent- qu’on n’aie pas Steevy Boulay (3) au ministère de la Culture !

 

Humeur du jour : soirée de deuil pour le baby-foot, hier soir. J'ai perdu.
Zik : je t'ai parlé des Woolly Bandits ?
Conclusion : des hectares de plantation de Jah Love pour toi. Ouais !

-----------------------------------------

(1) En l'occurence, elles sont assez semblables : "l'important, c'est de prendre ces trois points", "ce soir, nous avons manqué de réalisme" et "nous avons été solides, défensivement" étant les incontournables)("l'essentiel, c'est de créer un collectif" est à réserver aux cas de propositions d'ouverture à une sexualité de groupe.)

(2) J'ai vérifié : calculer, classer et comparer les aires, c'est au programme de CM1. Ah, ouais, quand même...

(3) Je te rappelle que tu peux encore te faire un petit plaisir, là (avec le son, c'est mieux)

09.02.2011

(Pourtant quelqu'un) MAM dit...

Précieux lecteur cher à mon cœur, tunisienne lecteuse à l’épiderme de gueuse,

 

Dans cette note : une ambulance (MAM) qui se fait Ali-gner (comme on dit là-bas). Mais c'est fort injuste, ce dossier uniquement à charge...
Rien de moins

 

------------------------------------------
Préambule
------------------------------------------

Depuis la campagne pour la dernière élection présidentielle, j’ai exprimé mon inquiétude de voir le service public de la Justice se faire démanteler peu à peu… ce qui est, hélas, arrivé et que l’affaire Tony Meilhon nous rappelle cruellement.

Cruellement, mais moins qu’à la famille de la victime.

Voilà donc nos magistrats, excédés une fois de plus d’être désignés comme bouc-et-misère par l’exécutif, qui se sont mis en grève.
Nos dirigeants se sont donc prononcés avec la sagacité qui est la leur et j’ai eu grand plaisir à prendre en note leurs déclarations solennelles et à les mettre en perspective :

- Ray-Ban des Bois
: "vous comprendrez qu'à Varsovie, comme dans les autres capitales, je ne ne parle pas des affaires intérieures sur lequel je me prononcerai à mon retour" ;
- François Fillon : "…ces mesures de contestation que nos concitoyens n'ont pas compris"...
Ray-Ban des Bois, toujours sur ce même sujet : "s’il y a des fautes, elles devront être sanctionnées".

A espérer qu’il ne parlait pas des fautes de français, sinon, m’est avis qu’à Matignon et à l’Elysée, certains vont copier des lignes…

 

------------------------------------------
Fin du préambule
------------------------------------------

 

Passons maintenant à l’ambulance de la semaine : Michèle Alliot-Marie.
Michèle, je t’aime.
Sans Frédéric Lefebvre, Nadine Morano et toi, la vie serait tellement terne...


Acte 1 : on te reproche d’avoir soutenu jusqu’au bout le dictateur Ben Ali
Notamment en lui proposant l’aide des forces de police pour "mater la rebellion" comme dirait Akhénaton.

Pas celui d’Egypte, celui d’IAM, le groupe de rap (mais si, tu sais, cette musique qu'on écoute autour d'un bon feu de voiture....).

Si on a traduit  MAM en "Matraquons Abondamment les Maghrébins", c’est qu’en fait, tes propos ont été "sortis de leur contexte et mal interprétés".
Oui, parce que dans la BAEG (Boîte A Excuses du Gouvernement), tu as tiré au sort "mes propos ont été sortis de leur contexte et mal interprétés".
Comme Brice Hortefeux avec son Auvergnat, ou Frédéric Lefebvre avec tout ce qu'il dit.
Au départ, tu avais tiré "c'est la faute des 35 heures" mais Fillon a refusé, de peur de voir Copé débarquer dans le débat.
Quant à "c’est la faute du laxisme de ces fainénants de gauchos de des juges", on avait retiré la carte sur demande du Passe-Partout élyséen.  

 

Acte 2 : on te reproche de passer tes vacances de Noël en Maghrébie Tunisie alors déjà troublée.
Toi, en revanche, ne l’es pas du tout quand tu rétorques à David Pujadas que la révolution n’avait pas commencé entre Noël et le jour de l’an, quand tu y étais.
Euh... Mimi... faut qu’on te dise un truc : Mohammed Bouazizi s’est enflammé (1) comme une déclaration de Frédéric Lefèbvre le 17 décembre, déclenchant les manifestations à Sidi Bouzid le 22... qui sont signalées par les journaux français le lendemain...
Curieusement, David Pujadas, avec la pugnacité rageuse qu’il met dans toutes ses questions, n’est pas revenu sur ce problème de chronologie...
Pourtant, il n'y est pas allé par 4 mains mortes, le David : "vous avez eu beau temps ?" suivi du très insolent "souvent, il ne fait pas trop chaud à cette période..." pour conclure par un cinglant "mon beau-frère y est allé en all-inclusive, il m'a dit que c'était super"
Tu t'es TRES BIEN sortie de cet entretien-piège, Michèle.

 

Acte 3 : on te reproche d’avoir profité de l’avion d’un homme d’affaire tunisien proche du pouvoir dictatorial.
Alors, là, tu m’épates complètement par la justesse de ta réponse :

Scène 1.
C’est un ami, et, qui plus est, une victime du régime.
C’est juste que t’as eu du bol : c’est la seule victime du régime qui a été condamnée à posséder un jet privé.

Scène 2.
Cet avion, il était là par hasard, quand tu es descendue du tien, avec ton alibi matrimonial époux Patrick Ollier, moteur chaud (l'avion, pas Patrick Ollier) comme Nadine Morano à la fête de la merguez libérale, et il allait -comme la nature fait bien les choses !- dans le même bled que toi.

Là encore, mon coeur balance : chance insolente ou talent pur ?
Il va sans dire que dans ton cas, la deuxième solution s'impose.

2011-02-08%20Poupee%20MAM%20hotesse%20de%20l%27air.jpg

Poupée MAM.
(existe aussi en uniforme TUNISAIR)

 

Scène 3.
On n’est pas ministre quand on est en vacances...

Alors là... c’est le couscous boulette.
Je me rappelle François Fillon disant le contraire sur l’antenne du service public radiophonique il y a quelques mois...
Aïe !

Scène 3 bis.
On n’est pas ministre quand on est en vacances... mais finalement, si !

Sauf que finalement, tu te rattrapes habilement en disant que tes propos ont été sortis de leur contexte, et mal interprétés (même tirage au sort dans la BAEG): on est BIEN EVIDEMMENT ministre 365/24.
Mais alors, là où vous m’épatez, c’est qu’une fois que vous avez fini votre journée de ministre (qui dure quand même 24 heures par jour tous les jours, ce qui fait de belles journées, faut reconnaître), vous trouvez le temps d’être
- maire de Bordeaux (Alain Juppé),
- Maire de Saint Quentin (Xavier Bertrand),
- Président de l’OPAC du Rhône (Michel Mercier),
- vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux (Alain Juppé, encore),
- maire de Troyes (François Baroin),
- maire de Chaumont (Luc Chatel),
- maire de Nice (Christian Estrosi) etc.
..
La noblesse de votre sacrifice n’a d’égal que la pureté de l’abnégation qui est la vôtre.
Rien à dire (2).


Acte 4 : on te reproche alors d’avoir repris le jet privé, pour un autre déplacement lors de ton séjour.
Alors là, pour leur rabattre le caquet, il suffit de leur rappeler que le pays était alors très secoué, ce qui semble bien normal quand on place au ministère de l’Intérieur un Maghrébin : après tout, ces gens-là ont l’habitude d’être de l’autre côté de la matraque, ça fausse leur perception, ils sont tout perdus...
En outre, tout le monde n’a pas la chance d’avoir à ce poste une personne ayant l’envergure et/ou la classe et/ou l’efficacité de Brice Hortefeux pour tenir un pays.

Pour toutes ces raisons, il me semble important
- de manifester mon soutien total à ton maintien au poste de Ministre des Affaires qui lui sont Etrangères.
- de rappeler qu'on est, comme l'a dit le président, dans le cadre d'une République irréprochable, et d'une équipe gouvernementale de professionnels.

 

Humeur du jour : me suis fait violemment mordre à l'épaule droite.
La douleur le partage désormais à l'amusement : peu de gens peuvent dire "je me suis fait mordre par le directeur de mon établissement" sans mentir.
Zik : Johnny Cash + Cypress Hill = Everlast - Folsom Prison Blues. Une tuerie géniale.
Conclusion : en cas de dépression du pays, des masques à Jah Love tomberont automatiquement à votre portée.

Et demain ? : je ne sais pas, chouchou, je ne sais pas... François Fillon en Egypte, peut-être ?

 

(1) J’aime le mimétimse ches les journaleux.
Il y en a un, un jour, qui s’est dit "putain, je connais un mot rare, faut que je l'utilise". Mais comme il avait la charge des pages "sport local" du Dauphiné Libéré, "immolation" n’était pas facile à placer.

Il l’a soufflé à son confrère de la rubrique "politique internationale" lequel a fait un Scrabble avec et l’a utilisé à tout bout de champs (et les champs, c’est pas ce qui manque en régions).
Les autres ont suivi.
Petit rappel : l’immolation est l’acte de sacrifier une vie, humaine ou animale. Si l’action est plus ou moins réfléchie, le verbe, lui, ne l’est pas forcément. On peut, cher journaliste, immoler quelqu’un d’autre que soi. On peut immoler un chaton ou un centriste, pour peu qu'on soit doté d'un certain sens de l'humour.
Et surtout, on peut immoler avec un couteau, un sabre, une pierre, ou, pour les plus patients, une gomme rouge et bleue (je conseillerais alors le côté bleu, plus dur). L’immolation n’a rien à voir avec le feu.

10.12.2010

Pagailler à contre-courant (de la circulation) : tout un art !

Précieux lecteur cher à mon cœur, enneigée lecteuse qui regrette de porter des Moon Boots poreuses,

 

Dans cette note : de la pagaille, mais en fait, non, pas du tout. Mais finalement, si, mais non.
Rien de moins.

 

Ils ont un problème avec les stations service.
Je ne sais pas pourquoi mais ils ont un problème avec les stations service

 

Acte 1 :
En 2007, Jean-Louis Borloo, sans doute euphorisé par une dégustation de bioéthanol E85, nous annonçait en grandes pompes -mais devant une qui était fausse- que les stations équipées de biocarburant allaient fleurir et se multiplier.
Comme les Miss France ou les présidents ivoiriens.

C’était, à n’en pas douter, son sens de l’anticipation qui le faisait voir double, parce que franchement, nous, on n’en a pas vu la couleur, des ces pompes E85.

 

Acte 2 :
Depuis 2007, Jean-Louis a fait beaucoup de progrès en matière de station service : pas plus tard qu’en octobre 2010, au coeur des grèves pour la défense de nos retraites, il nous assurait que la pénurie était aussi improbable que les chances de Liliane Bettencourt de faire un Scrabble avec les lettres W-T-O-E-R-H.

Bon, pour toi qui vis en Région, et te déplace en charrette à bœufs, ça peut te paraître des problématiques lointaines, ces histoires de carburant, mais en gros, sache qu'il faut en mettre pour faire fonctionner l'automobile, et que Jean-Louis nous disait que les stations étaient pleines alors qu’elles étaient vides.

 

Acte 3 :
Brice Hortefeux reprend le flambeau.

On dénombre pas moins de 400 kilomètres de bouchons en Île-de-France.
Et lui ? Non, rien, tout va bien.
"Ce n’est pas la pagaille" annonce-t-il, alors qu’on a... on a quoi ?
Boarf ! Seulement l’équivalent de Paris-Strasbourg en gars qui restent dans leur bagnole à profiter de la neige pendant tout ou partie de la nuit, dans les stations, notamment.

Si je donnais encore dans la Benichoo Cup, je te dirais que c’étaient sans doute des fondus de la neige, mais je me soigne…

Donc, sans doute pour marquer sa différence, Brice nous assure, lui, que les stations sont vides alors qu’on dirait que le syndrome de Sangatte les a frappées, tellement les campeurs y sont nombreux.
Conclusion : il nous dit qu'elles sont vides, alors qu'elles sont encore plus pleines que lors du chassé-croisé de l'été, surtout la nuit.

2010-12-15%20pagaille%20evit%C3%A9e%20selon%20Hortefeux.jpg

"Pagaille ? Quelle pagaille ?
Cet après-midi, j'ai vérifié, il y avait encore des pistes libres pour skier"
Brice Hortefeux


 

Acte 4 :
François Fillon, solidarité gouvernementale oblige, n’a pas désavoué son fringant ministre de l’intérieur.
On ne tire pas sur une ambulance, qui plus est coincée par une congère qu’on gère pas, justement.


François nous sort alors sa botte secrète : ce n’était pas la pagaille, mais elle a été causée par les mauvaises prévisions de Météo France.
On va mettre Evelyne Dhéliat en taule, et tu verras si elle fera encore sa maligne à tomber partout, la neige !


Dans le même temps, jamais à court d'un contre-temps Brice Hortefeux désavoue son patron, puisque lui admet que c’était la pagaille, mais qu’il n’a jamais dit que ça ne l’était pas, comme François Fillon le prétend, qui s’est aligné sur les déclarations de l'avant-veille dudit Hortefeux.  

Tu me suis ?
Si oui, c’est que t’as mis tes pneus neige...

Critiquer, ça va un moment, mais alors... que proposes-tu, NicMo ?

La solution du patron :
1. On nomme Roselyne Bachelot Ministre des routes enneigées,
2. Elle commande 14 837 déneigeuses rien que pour la région parisienne
3. On pourra même en prêter au Canada, à la Norvège et à la Russie en cas de vague de froid, et on sera les héros du monde occidental, chaque hiver.
4. Le petit plus ? Si vraiment on a trop de déneigeuses, Roselyne se débrouillera pour les refourguer à des pays africains, alors...


Humeur du jour : bronzé. Retour de Gwadloup, fwèwe !
Zik : un truc doux pour regarder tomber la neige, un thé brûlant à la main...
Conclusion : Jah Love, en SP98 ou en SP95, jamais en rupture de stock

Et demain ? : chais pas... tu me dis rarement de quoi tu voudrais qu'on parle, tu sais ?

19.11.2010

Mao croisé de de Gaulle

Précieux lecteur cher à mon coeur, maoïste lecteuse que la grande marche rend donneuse*

 

Dans cette note : aucun apport de l'auteur, juste une citation de notre Petit Monier*
Rien de moins

 

Or donc, il semblerait que cette histoire de guide vous turlutte un tantinet le cervelet, du moins pour les éléments mâles de mon lectorat, car on sait depuis Eric Zemmour que la femelle domestique de l'homme n'a d'autre épanouissement, que le repassage, la cuisine et le récurage du sol mais en aucun cas l'élévation spirituelle vers les hauteurs atteintes par ce polémiste audacieux et raffiné.
Polémiste audacieux et raffiné, je traduis pour les femelles susmentionnées, ça se prononce "connard".

 
Je vais donc citer l'extrait du discours effectué par Ray-Ban des Bois lors de la commémoration de la disparition du Général de Gaulle.


It goes like this:
"Si la France m'a appelé à lui servir de guide, ce n'est certes pas pour présider à son sommeil".

 

Je te laisse, j'ai une sieste à faire, nettement prioritaire sur le besoin de faire l'exégèse de ces billevesées néo-fascistes.

2010-11-18%20Martine%20guide%20pour%20la%20France.jpg


Bon, d'un autre côté, c'est pas non plus comme si les fondements même de la démocratie étaient remis en cause, hein ?
Tant qu'on respecte, par exemple, la séparation des pouvoirs, on peut dormir tranquille.

 

*Attention : du point pour la Benichoo's Cup, les gars, et du lourd !

18.11.2010

La liberté de la pression

 

Précieux lecteur cher à mon cœur, politisée lecteuse qui regrette d’être filandreuse,

 

Dans cette note : du journalimse.
Rien de moins.

 

J’aime bien Nicolas Sarkozy.
J’aime bien ses réactions à vif, toujours réfléchies.

 

Introduction :

Il y a quelques jours, un journaliste du Monde et un journaliste du Point ont été victimes d’un vol d'ordinateur portatif.

Les deux travaillaient sur l’affaire Sarkozy, indûment nommée affaire Woerth (à ma connaissance, Eric Woerth ayant le charisme d’un yoghourt nature Franprix, il n’a jamais été question qu’il soit candidat à l’élection présidentielle, et donc inutile qu’on finance illégalement sa campagne).

Comme de bizarre, les locaux de Mediapart, site qui a mis sur la place publique nombre de scoops sur le même sujet, ont également fait l’objet d’une effraction.

 

On a volé des ordinateurs portables.
Probablement pas pour les revendre dans la cave-à-Momo mais pour en examiner les intérieurs comme on le ferait avec Clara Morgane.

Ce qui est gênant, c’est que  si "on" avait voulu être discret, "on" aurait juste copié le disque dur.
Donc le message est clair : "on" surveille les journalistes et "on" veut faire savoir aux sources qu’elles sont susceptibles d’être identifiées.

 

Bon, évidemment, les journalistes*, via la SDJ (Société Des Journalistes) ont crié au scandale et à l’atteinte à la liberté de la presse : sans la protection des sources, que devient la profession ?
La profession deviendrait le strict relais des déclarations toujours empreintes de modération et d'à-propos des Christian Estrosi et autres Frédéric Lefebvre.
Autant dire qu’obtenir un diplôme de journaliste, juste pour corriger les fautes de syntaxes d’analphabètes partisans a de quoi décourager les vocations.

Donc, légitimement, les journalistes se tournent vers l’Elysée pour demander au Président ce qu’il pense de cette situation.

Sa réponse est aussi laconique que révélatrice.

"Je ne vois pas en quoi cela me concerne" (en réalité, là, les journalistes ont reporté le propos comme tel, mais compte tenu du challenge grammatical que constitue pour Ray-Ban des Bois l’utilisation de la forme négative, on peut présupposer que la citation exacte était "je vois pas en quoi ça me concerne, alors casse-toi pôv journaliste").

 

D’une part, c’est une drôle de conception de la démocratie de considérer que la liberté de la presse n’est pas un sujet.
Surtout de la part du garant de celle-ci (de la démocratie, pas de la liberté de la presse).

 

Dautre part, parce que ce qui intéresse notre guide…
Ah, oui, il faut que je te fasse une parenthèse : il y a quelques jours, Ray-Ban des Bois, dont la taille du melon semble inversement proportionnelle au taux de popularité dans les sondages, s’est auto-qualifié de "guide choisi par les Français".

Pour info, dans un voyage organisé, le guide, c’est la personne suffisamment grande pour que toutes les personnes du groupe puissent le voir et le suivent.
"Oui, mais on peut lui donner un parapluie" entends-je répliquer d’ici…

OK, mais un nain petit guide avec un parapluie prend toujours le risque de passer pour une amanite phallusoïde...

J’ose espérer que si jamais, si JAMAIS Nicolas Sarkozy est mon guide, c’est uniquement pour le chemin vers la sortie.
Je ferme ma parenthèse et reviens à la relation Sarkozy/indépendance de la presse.

 

Effectivement, donc, ce qui intéresse notre guide, ce n’est pas la protection des journalistes, mais la sécurité.
Or aucun vol d’ordinateur n’est, à ce jour, à déplorer dans les locaux du Figaro ou de TF1... donc légitimement, il se sent peu concerné.

Les mauvaises langues auront beau jeu de dire que c’est parce que le Figaro n’a pas besoin d’ordinateurs, puisque les papiers arrivent directement de l’Elysée...
Mais la vérité -même si elle dérange, je te la livre brute, il te faudra être fort- la vérité, donc, est que la rédaction de TF1 a pris des mesures drastiques pour qu’on ne vienne pas pirater les enquêtes sensibles qui constituent le quotidien de l’équipe de Jean-Pierre Pernault :
- la dernière corderie de Saint-Jean-des-Fourrés (Charente Inférieure),
- la reconversion de l’usine de tringles à rideau de Boizy-le-Foutre (Haute-Vienne)
- le dernier fabriquant de ridelles de roues de char-à-betterave du Pas-de-Calais
- ou encore le très subversif "où trouver un authentique cannelé-béchamel avant les fêtes de la Sainte Gisèle" que le même le Washington Post a délibérément ignoré parce qu'il dérange trop.

 

Alors quand jl’entends le président demander à l’imitateur de journaliste qui fait semblant de l’interroger :"pensez-vous que j’ai organisé le cambriolage ? Hein ? Vazy-bâtard fais pas le fils de pute, t’as vu ? Vite fait, ch’te démonte, moi, tac-tac !"

J’ai l’impression de voir un gamin de 5 ans se justifier : déjà, c’est pas moi qui l’ai fait, et EN PLUS, je l’ai pas fait exprès !

Il y aurait eu un journaliste, un seul, avant-hier, il aurait immanquablement posé la question de la note de Fillon à Hortefeux pour le rappeler à l’ordre quant à la surveillance des journalistes et au respect de la législation sur la protection des sources.

 

Oui, mais voilà : en face, on avait Claire Chazal-biographe-de-Balladur-dont-Ray-Ban-des-Bois-était-trésorier-pendant-la-campagne-de-1995, Pujadas-dont-Ray-Ban-des-Bois-est-le-patron-indirect et enfin Denisot-son-pote-de-pédale**

 

2010-11-18%20Millions%20des%20questions.JPG EXCLUSIF !!!!!
La prochaine interview du président à l'Elysée.
Rendu comme fou par l'enjeu, le journaliste ose des questions incroyables

 

 

 

*Le journaliste, c’est le gars payé pour poser les questions qui dérangent. Par exemple, Claire Chazal est connue pour avoir la pugnacité d’un ficus sauvage. Et Michel Denisot n’y va pas avec le dos de la main morte quand il déclare "Oh, oui, Monsieur le Président, comme vous êtes Intelligent !" (même les majuscules s’entendaient, ça faisait pitié pour les vrais journalistes. Son passage par l'Ecole d'Impertinence Interrogative Michel Drucker n'y est pas pour rien !

**Il s’agit ici de sport, et non de fréquentation des back-rooms de l’UMP ces salles pas très propres où des aspirantes Nadine Morano pratiquent des inflations à la chaîne avec, en projection vidéo, "Tous ceux qui veulent changer le monde".

 

Humeur du jour : mou.
Zik : Distillers - Drain the blood
Conclusion : Oui ou non, veux-tu du Jah Love ? Dis-le moi ! Oui, ou non ?

08.06.2010

Vas-y Rama, fais pas ta but ! (t'as vu ?)

Précieux lecteur cher à mon cœur, concierge lecteuse aux eaux poissonneuses,


Dans cette note : Rama Yade.
Et un -discret- hommage à Alain Bashung (le verras-tu ?)


J'adore les membres de notre gouvernement.
Alors que (parce que ?) Nanou la réclamait à corps et à cris, Rama Yade a fait une sortie remarquée sur le train de vie des Bleus, nos queutards fous Champions.
Elle trouve en effet qu'en période de crise, l'hôtel Pezula Resort, un complexe 5 étoiles, manque un tantinet de retenue, voire de décence.

Enfin, elle trouve... elle trouvait, parce qu'elle a changé d'avis.

Juste après avoir été taclée par Roselyne Bachelot, sa ministre de tutelle, rapidement.
Et Frédéric Lefebvre, fermement.
Et aussi Xavier Bertrand, doucement, de sa voix de miel, qu'on croirait calibrée pour commenter le bonus "les coulisses du tournage" du DVD Dirty Grand-Mères vol.9.

On arrête-là la liste, parce que le périnée présidentiel est propre et net, raccord avec le brillant Rolex, tellement ils sont nombreux à le lêcher.


2010-06-08%20Hotel%20Pezula.jpg
Mate la gueule du taudis !
Pas de quoi dynamiter un aqueduc !

 

Je crois que tout ça relève d'un malentendu.
Déjà, Rama Yade a probablement consulté la grille des tarifs "pute comprise" des chambres du Puzula.
Or, dans la perspective d'une réduction de la dette pubique, aucune Zahia et/ou consoeur (c'est le cas de le dire) ne sera tolérée dans l'entourage des Bleus.
Que cet effort budgétaire soit salué comme il se doi(g)t par Rama.


Ensuite, Rama a sans doute oublié de noter à quel point le logement était important aux yeux du gouvernement français.
Je passerai sur le cas du motodidacte Christian Estrosi, qui démonte toute l'enquête du Canard Enchaîné (Ha !) en faisant judicieusement visiter
aux journalistes les DEUX appartements dont il bénéficie, et qu'il partage avec sa fille.
Ce qui est un peu nigaud : le Canard disait précisément qu'il ne respectait pas la jurisprudence en cours selon laquelle chaque ministre n'a droit qu'à UN logement.

La défense Estrosienne consiste à en faire visiter deux...
Gné ?


2010-06-08%20Chambre%20Pezula.jpg
La chambre de Franck Ribéry.
Même pas de quoi partouzer à 23x2...

 

Et l'Elysée dans tout ça ?

René Dosière (député apparenté PS) nous a récemment appris que le budget du palais de Ray-Ban des Bois avait augmenté de 2.5% en 2008.
Soit six fois plus que le budget de l'Etat.

J'aime à penser qu'il s'est fait installer un terrain de foot dans sa chambre.


Humeur du jour : incroyable, c'est incroyable !
Zik : la reprise de NTM par Philippe Katerine. J'en pleurais de rire.
GPS : sur la page, il y a quatre croix alignées, une petite galaxie (au-dessus d'une grosse galaxie) à côté. Tu cliques sur le deuxième pixel en remontant de cette petite galaxie.
Conclusion : le Jah Love est tout ce qu'il y a de plus confortable.


Et demain ? : demain, je te parlerai de Luc Chatel. J'adore Luc Chatel.


27.05.2010

Tu t'es vu quand t'as burqa ?

Précieux lecteur cher à mon cœur, marseillaise lecteuse qui depuis la fin du championnat a un moral de champ'winneuse,

Dans cette note : un peu de tout, beaucoup de pas grand-chose. Mais de gauche.



Dans ma note précédente, je mentionnais l'excellente Roselyne Bachelot.


Roselyne, une fois qu'elle a eu terminé de passer commande de 3.4 millions de doses de bromure pour que les 23 joueurs de l'équipe de France ne soient pas seulement les joueurs de l'équipe de gaule, elle nous a doctement fait comprendre qu'un joueur de football mis en examen, c'est nettement plus grave qu'un ministre condamné, en termes de représentation du pays.


Dont acte.


Et dans les commentaires, on me faisait remarquer que ce n'était pas Woselyne, mais Fadela Amara qui avait tenu ce propos.

Que nenni !
Il y a confusion entre les fusées qui constituent notre gouvernement.
Fadela Amara, elle, s'est illustrée sur un autre sujet.

Rappel des faits.
Une jeune femelle de l'homme domestique se fait verbaliser : elle conduit avec un foulard de type pas gaulois du tout sur la tête et ça obère sa capacité de vision périphérique.

Burqa%20mais%20femme%20quand%20meme.jpg
On peut porter la burqa et se sentir néanmoins très femme.



Aussitôt,
Brice Hortefeux, le DuponT des charters croit indispensable pour la survie de notre République d'enquêter sur ces individus qui osent sortir dans la rue sans avoir un pull noué sur les épaules, ni même des mocassins !
Et il en arrive à la conclusion suivante : le mari de la verbalisée est po-ly-game.



Jeune amateur de skyblogs et néophyte en sémiologie, si tu ne sais pas ce que polygame veut dire, sache qu'une vidéo de l'INA te l'expliquera mieux que moi.

Sinon, tu peux aussi t'en tenir à la définition donnée à l'assemblée nationale par notre ministre de l'intérieur au moment des mouvements en banlieue : la polygamie est la cause des émeutes.
Et grâce à malgré ces raccourcis intellectuels, il a fait du chemin depuis, le petit.



Il y a plein de leçons à tirer de cette affaire.


1) ne laisse pas les clefs de l'automobile à la femelle domestique du foyer si tu veux éviter les ennuis.

Cette souillon est faite pour conduire un balai, un aspirateur et une éponge.
Et basta !
Tout le reste, c'est rien que des conneries de féminisme.
2) prépare-toi à ce que ta vie soit passée au scanner des pandores à la moindre incartade.
Tu brûles un feu ?
On en profite pour informer ton mari que tu as été punie par mademoiselle Pothaunier en CM2 pour avoir violemment jeté une gomme sur Jean-Kevin Brossard, puis que tu as été toxicomane prostituée pendant 4 ans, que tu as passé 18 mois en taule et que c'est en sortant que tu es devenue une femme.
Certes, le lien de causalité entre l'infraction et la révélation de tous ces détails peut te paraître ténu, mais pour Brice, il semblerait que ce soit très naturel.
C'est son avis public.
Et aussi son avis privé, au mépris du respect de la tienne (d'avis privé-e).

Mais surtout, la formule de Fadela Amara me laisse pantois.

Accroche-toi, c'est beau comme du Franck Dubosc chargeant sur un poney dopé à la béchamel.
Ou l'inverse.

"Il n'est pas juridiquement polygame, mais il l'est officieusement".

Fadela Amara.

Déjà, le problème de la polygamie, c'est que ça n'a pas de sens officieux : c'est un concept exclusivement juridique.

Point.
Donc le gars qui n'est pas juridiquement polygame, il n'est pas polygame.

Ou alors...

Ou alors faudrait qu'on demande à Eric Besson, le DuponD des miles gratuits sur Paris-Bamako, de définir ce qu'est un polygame officieux.
Ca, à la rigueur, ce serait marrant.



Aussi me permettrai-je d'exprimer ici le sentiment qui m'habite : madame la ministre, vous êtes, officieusement, aussi utile au gouvernement de notre pays que le serait la candidature de Zahia à l'Académie des Sciences, aussi politiquement judicieuse qu'un commentaire de Chewbacca et aussi juridiquement exacte qu'une déclaration sur l'honneur de Charles Pasqua prétendant qu'il n'est rien qu'un innocent entouré de corrompus.

Juridiquement, vous êtes ministre

J'aimerai en pleurer de rire.
Je n'y arrive pas.
A rire.


 

 

Humeur du jour : bored.
Zik : Emilie Simon - Fleur de Lotus
Conclusion : Jah Love, officieux et juridique.


Et demain ? : demain, je reprendrai des frites.

Toutes les notes