26.08.2009

La chatte fraiche

Précieux lecteur cher à mon coeur, alanguie lecteuse complètement piscineuse,


Dans cette note : pas de la merde, crois-moi. De l'efficace, du marketing pointu, et un véritable plan de relance sexuelle. Ou : identifier le détail qui gâche tout quand tu es en mode sideukcheune.


Tu as rendez-vous avec LUI.

Tu as tout fait comme il faut, mis toutes les chances de ton côté et tes plus beaux atours, ce qui me permet de faire un zeugma, on ne va pas se moucher du coude !

Tu as relu Marie-Claque et Hell magazine, dont tu as suivi les conseils à la lettre :

1. Les doigts :
Les ongles sont faits, mais pas carrés comme ceux des actrices porno américaines, parce que quand tu tailles une pipe trouves ton épanouissement dans une relation partagée et équilibrée à base de pilonnage des amygdales femelles, ça oblige à tenir la Morteaux du veinard comme le sandwich thon-mayo de la cantoche, quand tu ne veux pas qu'il dégouline*.

Alors que le chanceux, lui, c'est l'inverse.

Tu veux qu'il dégouline.

Bref : les ongles sont faits, pour que ça puisse aussi être également le cas des jeux.

 

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Si tu portes un écriteau comme celui-là autour du cou, tu augmentes tes chances de succès.
Ne nous voilons pas la fesse !

 

2. Les jambes :
Les jambes sont épilées de frais.
Même si dans Hell magazine, ils ont évoqué le revival natürlich et tentent de relancer l'épilation à la bavaroise (i.e. une fois tous les trois ans, environ. ATTENTION : les années comportant un mois de février, l'épilation est proscrite sur les membres inférieurs, et sous les aisselles), tu as préféré la jouer classique.
Point de poils donc.

La peau a été nourrie au beurre de patte de Goéland bio, tout comme ils disent dans le magazine.
Ca a évité l'aspect steack tartare des mollets qui ne font marrer que les aveugles, parce qu'au toucher, ils croient lire une blague de Toto écrite en braille par Jean-Louis Borloo.
Les autres, soit ça les ferait fuir, soit ils sont équarisseur et chrétien pour supporter un tel spectacle.

Mais là, non : pour la jambe, tout va bien.
D'autant que tu as su la mettre en valeur avec les escarpins qui font clac-clac dans la rue, à en retourner tous les mecs.
S'il n'est pas sourd, ça devrait marcher (s'il est sourd, tu feras clac-clac en langage des signes)(mais c'est pas pareil, je te l'accorde)


3. Le maquillage et le parfum :
Tu y es allée mollo-mais-pas-trop.
Il s'agit de faire je-te-veux, mais sans faire pute fille trop facile non plus.
Tu as donc opté pour un savant équilibre, mettant en valeur ton bronzage durement acquis cet été.
Faudrait pas que le titre de Miss Mélanome Vaucluse 2009 ne te serve à rien !

Donc le maquillage : tout va bien.

Pour le parfum : itou.
Ni trop, ni trop pute peu.


4. La coiffure :
Tu as fait péter un budget de malade : la couleur (ben quoi ? t'allais pas y aller avec une coiffure en noir-et-blanc, non ?), la coupe qui va bien (Farrah Fawcett-like).
T'as peut-être un forcé sur le gel... capillairement, tu as un peu la souplesse d'un bébé Courjault, mais bon... ça va aller.

Les fringues... tout est OK...

Tu te sens Uma Thurman dans Kill Bill !

 

Mais alors ?
Que ne conclus-tu pas à chaque fois que tu déploies tant d'efforts ?

Tu as oublié un détail qui as son importance : l'odeur intime.
Pour les spectatrices de TF1, ja vais me faire plus clair : si tu sens de la chatte, t'as pas une chance.

Normal : un mec qui part à la recherche d'un écureuil mort en retirant ta culotte, c'est difficile de le remettre dans la perspective d'un coït débridé.

Et c'est là que ce blag prend une dimension sociale essentielle.
Il faut rendre gloire aux marketeux que souvent, on trouve timorés mais qui, cependant, savent -pour les meilleurs d'entre eux- faire preuve d'audace et d'innovation, et conquérir des marchés qui ne sont pas les leurs, initialement.

Ce n'est pas sans une certaine émotion que je te présente LA SOLUTION :

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Quand fromage rime avec classe !
(Photo non contractuelle - suggestion de présentation)

 

Ce truc là, c'est l'Airwick de la culotte, le Fébrèze du pubi', le Guerlain de l'entrejambe.
Ou alors je me trompe.

Si tu fais tout comme on a dit... que tu te tartines le fouffi avec Tartare Motte Fraiche... et que tu choppes toujours pas... ben... t'aimes les animaux ?

 

Humeur du jour : beau fixe.
Zik : Ghinzu - Take it Easy. Un morceau écrit en l'honneur de mon blag. Classe, non ?
Conclusion : Jah Love fait frais dessus, dessous... partout.

Et demain ? : demain, je parlerai de pipe de Saint Claude, tiens !

.

*Là, je t'imagine trop bien en train de mimer la tenue du sandwich pour comprendre le sens de la phrase...

27.04.2009

Jamais au grand jamais

Précieux lecteur cher à mon cœur, intéressante lecteuse qui pompe comme une trayeuse,

Aujourd’hui, nous ne terminerons pas le récit du périple en Guadeloupe (débuté là, et continué là et là), parce que ce serait bien trop attendu.
J’en entends d’ici se plaindre et demander pourquoi je ne m’occupe pas de  ce dossier.
Mais, tel le gars à la pointe des dernières évolutions linguistiques du pays, je leur  rappelle que ce blag s’occupe de ce qu’il doit s’occuper, avec les gens qui portent les dossiers qu’ils doivent s’occuper.

(Pour toute demande d’éclaircissement, je te conseille de t’adresser à mon mentor linguistique, Rachida D : bescherelleetgloussementseuropéens@gmail.com)

(Mais si tu veux des excuses pour le retard, tu n’as qu’à faire comme moi : écris à www.desirsdavenir.org et… comme moi, tu ne recevras pas de réponse)(pour le moment)(j’hésite à tenter la relance)(tu crois que si je suis relou à insister, je peux demander à Ségolène Royal de demander pardon pour ma reloutude ?).

Bref.


Du coup, on va parler cul.
Ah ! Ben tout de suite, ça intéresse, hein ?


Et d’en profiter pour mettre en garde tout mon lectorat masculin : il est, en la matière, des questions à ne pas poser, sous peine de voir son égo aussi froissé que le tricot de peau de Jean-Louis Borloo de retour d’apérothon.
Nous allons en voir une.

Une question, pas une peau de Jean-Louis Borloo.
Ne sois pas sot(te), s’il te plaît.

Contexte : nous étions, quelques camarades et moi, dans un bar, en train de deviser sur le concept d’ataraxie et les raisons qui ont poussé Plutarque à s’opposer aux Stoïciens les différents jeux à boire que nous connaissons, quand l’une des participantes a mentionné le Jamèhogranjamè.

Principe : chacun à son tour, les participants lancent une phrase à la cantonade et chacun doit réagir en fonction de son expérience personnelle.

Ex : "Jamais, au grand jamais, je n’ai couché avec une centriste prépubère alsacienne".
- ceux qui n’ont jamais eu la plaisir de se trouver dans cette configuration ne font rien ;
- si cette situation a été vécue par l’un (ou plusieurs) des convives, il(s) boi(ven)t un coup. Et par la même occasion, il pratique(nt) une sorte d’auto-dénonciation dont le résultat est une éruption de questions forcément indiscrètes :
- c’était bien, l’Alsace ?
- tu en as profité pour acheter les bretzels fourrés à la béchamel du marché de Noël de Lafrancetulaquittoutulheim ?"
- tu y es allé en train ? pas trop long ?

Voilà pour la théorie.

En pratique, ça a donné : "jamais au grand jamais je n’ai couché avec un membre de ma famille !" (Tu noteras que l’expression "membre de la famille" n’a jamais été plus juste)(c'est Joseph Fritzl qui me l'a dit).
Et là, du côté des filles : Pau, Cel et Caro boivent un coup.
Du côté des garçons : Stéphane prend une gorgée.
Ah bon ? Mais… c’était avec qui ?
Pau : un cousin.
Cel : moi aussi, un cousin.
Caro : moi aussi, un cousin
.

Stéph : ben… moi aussi, un cousin !

Et tous de rire.
Moi compris.
J’ai bien fait de rire, parce qu’à la proposition : "Jamais au grand jamais je n’ai simulé l’orgasme", dans un grand élan d’unanimité qui n’est pas sans rappeler l’élection de Jacques Chirac en 2002, les filles présentes ont bu un coup.

Toutes les filles présentes !

Et moi, naïvement, d’exprimer ma surprise : mais… mais… mais… comment ce fait-ce ? Un doute m'habite...

Il m’a été rétorqué que la femelle domestique de l’homme ne saurait, dans sa vie sexuelle, passer à côté de la simulation, qui permet de mettre un terme à des situations qui parfois, durent en longueur, ou font montre d’un manque de conviction certain.

Oui mais… toutes les filles ?
… vraiment toutes ?
… même Manman ?

Elles se sont alors porté fort que oui, même Manman.

En rentrant, j’ai mal dormi et au petit matin, appuyé sur un coude et beau comme un acteur américain, je me suis enquis. 

Ami lecteur, voici donc le conseil du jour : abstiens-toi de poser cette question de la simulation.
Et soyons philosophes : console-toi en te disant que tu couches avec apprentie-Kristin Scott-Thomas.
Ou, pour les plus mauvaises (actrices, je veux dire), une apprentie-Monica Belucci.
Charge à toi qu’elle ne passe pas professionnelle (actrice, je veux dire).


Epilogue : cet épisode ayant un peu tendu nos relations, on s'est réconcilié en faisant l'amour niquant comme des castors.
Elle a crié comme jamais auparavant.
Vraiment du flan cette affaire... je savais bien que je lui flatte la croupe comme personne !



Humeur du jour : samedi, Les Girondins ont gagné contre Vannes. Fingers in the festnoz ! (Ludo
©)
Zik : Foxboro Hot Tubs (le projet wockenwoll de Green Day)
Conclusion : Jah Love, même pas simulé.

03.08.2008

Gesticulations testiculaires

Précieux lecteur cher à mon cœur, couturière lecteuse à l'aiguille brumeuse*

*Si jamais quelqu'un trouve un sens quelconque à cette phrase, qu'il n'hésite pas à nous le faire partager !

Je suis certain que ça t'est déjà arrivé, à toi aussi.

Parfois, je fais des choses (oui, je sais, c'est incroyable d'intensité, non ?) et, au moment même où je les fais, je sais que c'est une connerie, mais je sais aussi que c'est trop tard.
C'est fait.
Je suis persuadé qu'un sentiment similaire à dû traverser l'esprit de Véronique Courjault le matin même où elle a retrouvé une pizza décongelée dans le landeau du petit, à la place de ce dernier.

Bref.

Cette quinzaine, c'est notre période sans enfants.


C'est pour ça que je ne suis pas tellement présent : j'en profite pour faire des choses que je ne fais pas d'habitude.
Par exemple ?
Ben par exemple : rien.
Je rentre du boulot et je ne fais rien.
Avantage : c'est bien agréable. Inconvénient : ça n'alimente pas une chronique digne de ce nom.

Ah oui ! Aussi : on en profite pour faire les libidineux à toute heure.
Et donc, dans le but de faire une petite surprise à Manman, j'ai décidé de profiter d'un moment de solitude pour débroussailler le Boa de Vincennes©.

Histoire de gagner un peu de temps, je me munis de ma tondeuse pour le gros-oeuvre.

Toi qui es un mâle, tu me confirmeras (ou pas) que la peau des génitoires a tendance à se friper à l'idée de l'intervention d'un élément mécanique dans un périmètre proche, surtout quand ledit élément mécanique est plus ou moins tranchant.

Image : je lutte comme si je devais tendre les joues de Jeanne Moreau.
Mais j'y arrive, tant bien que mâle.

une fois ma besogne finie, de petits tas de poils gisent par terre, ça et là.

Je décide de les aspirer pour trois raisons :
- parce que je suis un hygiéniste rigoureux ;
- pour que la surprise soit totale, mieux vaut ne laisser aucune trace ;
- parce que j'anticipe : en sortant de la douche, si je mets le pied dedans, j'aurai l'impression de pratiquer le foot-fucking sur l'ourse Cannelle, et ce n'est pas mon kiff. Moi, je préfère largement
(boom boom tssssssing) fister des poneys.

Me voilà donc nu, courbé en avant et passant un des accessoires de l'aspirateur : la petite brosse ronde munie, ironie du sort, de poils périphériques.
A l'instar du pécé délaissé depuis quelques minutes, mon cerveau s'est mis en veille.
Comme éteint.

Au fur et à mesure que j'aspire, à reculons, je découvre que mon travail ressemble de plus en plus au tonneau des Danaïdes !
J'ai le poil taquin et pas grégaire du tout : il préfère choir de manière individuelle plutôt qu'en groupe.

 

Logiquement, je me dis que le mieux est encore de piéger le poil à la base, plutôt que sur le sol.

(Je t'invite à imaginer la scène qui suit au ralenti, comme dans un flim d'auteur, genre "Les Bidasses à Carcassonne St Tropez")(mais dans la vraie vie, comme tous les moments où tout bascule, ça va très vite)

Et donc, dans un geste qui ne manque pas de majesté, je retourne l'arme la brosse de l'aspirateur contre moi.

Les premières secondes me donnent raison.

A la base -supérieure- du Boa de Vincennes©, aucun problème.
En revanche, quand, sans y réfléchir, je passe à la partie inférieure, les choses se compliquent.
En une fraction de seconde, la couille droite est très violemment aspirée dans le tuyau tandis que de son côté, le moteur gagne 2 octaves (mais en vrai, le bruit du moteur, je m'en cogne un peu -enfin, si je puis dire)

Le cerveau sort du mode "veille" un peu rudement, un peu comme on réveillerait un pécé à l'ancienne : sans appuyer sur la barre d'espace, mais avec le truc, là, dessous.

 

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Réveille-pécé ancien, très peu usité depuis la fin de l'âge de pierre
(-6 200 ans av. Garou)

Dans un réflexe totalement involontaire (un réflexe, quoi !), je tire un grand coup (au moins, j'aurais tiré un coup !) pour dégager la gonade du tuyau.

Douloureux, mais efficace ?
Non.
Très douloureux.
Mais efficace quand même, heureusement.

Ne reste plus qu'à :
- me traiter de tous les noms ;
- postuler au Prix Nobel de Connerie (j'ai mes chances, même face à Jean-François CC - Copé-Cabriolet) ;
- me masser la couille droite doucement. Ca ne sert absolument à RIEN. Mais c'est, là aussi, une sorte de réflexe ;
- oublier que j'ai failli enrichir la légende des Urgences, au même titre que celui qui a "glissé et dont l'urètre est devenu le fourreau de son écouvillon… on joue parfois de malchance...";
- se rappeler de ne plus jamais mettre ses couilles dans le tuyau de tout aspirateur en marche
(par précaution, on évitera également de mettre ses couilles dans un tuyau d'aspirateur éteint, ce qui, de toutes les façons, ne présente qu'un intérêt très limité)

Qu'est-ce qui est cool, déjà, quand on n'a plus les enfants ?
Ah, oui !
Ne rien faire.

Rien.

Vais faire ça, moi, tiens…

Humeur du jour : catch me if you can.
Zik : Propellerheads feat. Shirley Bassey - History Repeating.
Conclusion : Jah Love pour toi, ma couille, Jah Love !

24.12.2007

En fanfare

Précieux lecteur cher à mon cœur, solitaire lecteuse à la main poisseuse (1)

 

(Avant de commencer la lecture de cette note, je te signale que la précédente a été mise à jour. Y'a une surprise vidéo à la fin qu'il n'y avait pas, à l'origine... et puis comme ça, on en a fini avec le sirupeux écoeurant à dégueuler de Noël. Ca, c'est fait.)

 

Il est des circonstances où l’on apprend des pans de l’histoire familiale un peu par hasard, et de manière… incongrue.

 

J’étais tout  jeune consultant dans une World Company comme on en fait peu de cette taille.
En résumé :
- le costard, toujours ;
- la cravate qui va avec, systématiquement ;
- le discours 100% corporate, avec tout un tas de mots comme "optimisation", "processus opérationnel", "best practices", "review", "applicatif" ou "ERP"… tu vois le truc funky, quoi !
- et le malaise qui va avec et qui me bloquait complètement.

 

En gros, j’étais plus con que sultan et faisais preuve d’une inhibition aussi carabinée que mon désintérêt pour le job.
Ceci expliquant cela.

 

Or il y avait dans cette entreprise des commerciaux.

De ceux qui n'ont jamais pris de cours d'inhibition.

De ceux qui rient fort en se tapant les cuisses, pour de vrai.
De ceux qui parlent fort parce que plus il y a de monde pour les entendre, plus les gens les trouvent intéressants plus il y a de monde qui les entend.

 

Un jour, au sortir d’une réunion où j’avais dû prendre la parole, et donc me présenter, l’un de ces commerciaux (nous l'appellerons Simon (2)) m’interpelle :

tu t'appelles Ziggy NicMo ? J’ai connu un Mo à Tours, dans les années 70, à la faculté de médecine… Un gars qui jouait dans la fanfare des étudiants, était-ce quelqu’un de ta famille ?

 

Etant issu d’une famille de musiciens, cette hypothèse n’était pas exclue… 

Renseignements pris auprès de ma génitrice, il se trouve que oui, mon oncle Jan-Clôd (frère de mon père) a bien fait partie de cette fanfare -glorieux précédent, dont j'aimerais m'inspirer, et pas seulement pour la fanfare et le tuba, tu vas comprendre- dans ses années étudiantes.

Précision : Jan-Clôd, à sa grande époque, j'ai l'impression que c'était un peu Queutard du Calecife, à jouer gagnant dans la 4ème, ou tout au moins classé, dès qu'il s'agissait de bon-vivance plus que de prévoyance, n'en déplaise à Jean-Marie Proslier qui prêchait le contraire.

Bref.


J’oublie un peu l’affaire et vaque à mes missions de merde ma vie épanouissante.
Quelques semaines plus tard, je croise Simon, dont l'allure n’était pas sans rappeler celle d’un Sébastien Chabal glabre, habillé par Armand Thiery et muni de mocassins à glands qui annonçaient la couleur, si je puis dire.

 

A côté de la machine à café, je le reconnais (Rappel : c'est la deuxième fois que je le vois, de toute ma vie) et lui confirme que oui, c’est bien mon oncle qu’il a croisé à Tours quelques années auparavant.

De ma part, une sorte de conversation sociale, de complaisance et sans grand intérêt… comme une politesse due à un collègue que par ailleurs je ne côtoie pas, même professionnellement.
Là son regard se perd dans le vague… il n’est plus dans le présent, il est de re-Tours dans sa jeunesse… mais rapidement, le naturel revient, et le volume sonore avec.

Il s'adresse gars qui l'accompagne et lui dit, texto, me désignant de la main :
"Ah ! Quand je le vois, là, NicMo, c'est comme un voyage dans le passé.
Je revois son oncle.
Un vrai retour en arrière !
Ah ! Avec son oncle, on en a fait, des fêtes !
On s'est mis de vraies mines ! Ah, ça ouais ! On a bien rigolé !
Et combien de fois on a fini Chez Simone, à poils sur le bar, en train de se faire sucer !!!!!"

J'ai tout de suite senti que ça allait m'aider, pour mon intégration…

Humeur du jour : une otite m'empêche de penser correctement, ou de dormir. Ca fait VRAIMENT mal. Du coup, je ne dors pas, et je pense un peu comme une fille… en terme de rapidité, hein, pas de contenu.
Zik : Wax Tailor  - The Party. Je sais, je l'ai déjà mentionnée, mais ça tourne en boucle. Cette voix m'envoûte.
Conclusion : on peut donner du Jah Love sur le bar Chez Simone, à Tours.

(1) Ben voui, c’est la note "sexe" du lundi, ou bien ?
(2) Le père d'une amie appelle tous les amis de sa fille Simon. Ca lui simplifie le travail et il est certain de ne pas en froisser parce qu'il a oublié son prénom : il ne les connaît pas. On est tous des Simon. Je lui emprunte cette feinte.

17.12.2007

Quand on me cherche...

Le retour des requêtes intéressantes !

1. Soit, sur Yohaa! :
"la main dans la culotte"

2. Soit, sur Cood'Gueule :
"comment ouvrir une boite échanchiste"
(sic. ami Auvergnat, tu es reconnu !)

Je me permets donc de répondre directement à ces deux requêtes :

1. Non, merci, je n'en mets jamais ;
2. avec un ouvre-boîtes échanchiste.

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Afin d'éviter tout accident, le conseil du patron : 
ne pas en porter


C'était vraiment très intéressant…

11.12.2007

Après la rupture... la religion tranquille.

Précieux lecteur cher à mon cœur, virtuelle lecteuse jamais michetonneuse,

Oui, je sais, je suis à la bourre pour la session Q du lundi, mais il va falloir s'y faire : NicMo a parfois une vie 1.0, voire 0.1 si on considère mon temps libre actuel.

Et puis tu vas convenir que ça vaut le coup d'attendre, car cette note contient:
- de l'histoire religieuse pour briller en société, en famille, au camping ou en boîte échangiste,
- un jeu de mot à faire pâlir Tilitte (et la tâche n'est pas simple, crois-moi !),
- un ambitieux projet communautaire et
- quatre citations d'André Lajoinie.
O
u pas.

En l'an 315, vivait en Egypte un anachorète appelé Pacôme de Tabennesis.
Il faut croire qu'à l'époque, déjà, ça sonnait ridicule, car le gars avait non seulement fini par devenir moine, mais en plus, il ne voyait personne (car oui, jeune Luke-Skyblogueur, un anachorète n'est rien qu'un ermite qui aime les mots compliqués. Et non, je ne suis pas ton père, je respire juste par un tuba pour déconner... t'es lourd).
Je profite que tu sois d'humeur culturelle pour ouvrir  une parenthèse : déjà à cette époque, les moines étaient vêtus d'une simple robe, qui servait notamment à se faire tapisser de l'intérieur lors des pratiques solitaires des religieux. Pratiques que je qualifierais volontiers de branlette si j'ignorais que de jeunes yeux peuvent me lire.
D'où le surnom de "robe de burne" (d'où aussi la rigidité inimitable du tissu de cette robe…).
Je referme.
La parenthèse.

Et donc, Pacôme de Tabennesis, comme il en avait marre d'être tout seul et pas envie de se coltiner que des gars qui avaient les même problème de crépi-dedans-la-robe, il a inventé quoi ?
L
e monastère.
Tout simplement.
Le monastère et ses règles de fonctionnement : discrétion, concentration, mutisme etc.

Le moine vit donc désormais en communauté.
Et vie commune, en latin, c'est coenobium. Le mouvement arrive en occident vers l'an 400 et devient donc le cénobitisme.
Sans faire de bruit, tranquille.

Eh bien, moi, NicMo, j'ai décidé redonner au cénobitisme une certaine dynamique, sans pour autant tomber dans l'ostentatoire vulgaire et bruyant qu'un président bling-bling tente de nous imposer.

Je te propose de te joindre au mouvement et, par réaction, je propose que nous soyons aussi discrets que possible.
Pour cette révolution douce, j'ai déjà un nom qui claque sa mère :

Les cénobites tranquilles.
 
Alors ? J'avais pas promis ? (si tu veux savoir où c'est, clikici)

Humeur du jour : intéressé par tout un tas de trucs. Ouais, je sais, c'est pas très explicite.
Zik : toutes les chansons de Virginie Lemoine. Ou de Jean-Luc, je les confonds...
Conclusion : Jah Love dans ton couvent

La note du meilleur commentaire du billet précédent est attribuée à : Dam_Dom pour
" Rooooooooo ! Ca aurait été quoi avec un caddy ?"
Elle gagne un chariot 2.0 garni comme bon lui semble.

02.12.2007

Qui a tué Virginie Thé ?

Précieux lecteur cher à mon cœur, têtue lecteuse parfois migraineuse,

Je me demande si je ne vais pas instaurer une nouvelle rubrique : la chronique Q du début de semaine.
Je me demande.
Qu'est-ce que t'en penses ?

On va quand même inaugurer une nouvelle rubrique pour l'occasion : "Occupe-toi de mon Q".

Le décor : Lacanau-Océan, où mes parents avaient une villa-piscine-jacuzzi-putes-et-coke-à-foison modeste maison de vacances.
Les circonstances : la grand-mère NicMo qui débarque des Antilles, pour l'occasion affublée d'une amie de toujours : W'olande
(W'olande… tiens, puisque la parenthèse est ouverte, j'en profite : l'enfant que j'ai été était déjà très facétieux. En arrivant aux Antilles à l'âge de quatre ans et réalisant que mon cousin ne s'appelait Jean-Mao que du fait de la prononciation locale, nous avons trouvé judicieux, mon frère et moi, de faire répéter ad libitum (1) pendant tout notre séjour là-bas, à notre cousin Jean-Marc -car c'était en fait le véritable prénom de Jean-Mao- la phrase suivante : "Jean-Marc a mis du beurre derrière la porte". Va savoir pourquoi, ça nous faisait péter de wiwe ! Ouais, cwuel et cynique, mais tellement bon ! On a wi ! Mais on a wi ! On a tellement wi, qu'avec ta femme, on est tombé du lit ! (2) Bwef…) 

Euh… j'en étais où ?
… tu veux du cul…
Gastonia... (non, ça, c'est pas marrant, c'était le prénom de ma grand-mère) (atta ! C'était pas la moins bien lotie : dans sa fratrie, on trouvait notamment sa sœur Titania… et d'autres que j'ai oubliés tellement ils étaient chelou/cheloux/chelous. Et nombreux, aussi).
Bon, maintenant, tu me laisses raconter, OK, sinon, on n'y arrivera jamais, à ce dépucelage !

Hein ?
Mais non, j'ai pas pourri la chute !

Donc : Gastonia arrive avec son amie Rolande (130 ans à elles deux, facile) et la petite-fille de cette dernière, PASCALE.

Pascale est issue de la famille de croque-morts que j'ai évoquée là.
Pourquoi elle se retrouve à notre maison de Lacanau ?
Je ne le sais pas vraiment… sans doute que la perspective de passer l'été sans autre excitation que la diffusion quotidienne des Liffres et des Chettres (période pré-Laurent Romejko, t'imagines comment c'était ? … autant de tension que dans une déclaration de Jacques Santini) a fait pitié à mes parents qui ont eu la glorieuse idée de l'inviter à venir passer une semaine chez nous.

De toutes les façons, moi, je me foutais un peu du pourquoi, du comment et du reste : tout ce qui m'importait, c'était de gagner la Biactol Cup, dans la catégorie "tout juste 14 ans, soit autant de boutons sur chaque joue" (pour le front, appliquer un coefficient multiplicateur de 1,4).

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C'est pas elle, mais pour les illustrations, c'est comme pour les dépucelages : 
on prend ce qu'on a à disposition…

 

Et aussi, je trouvais que cette gazelle de 19 ans munie de nichons qui tiennent tout seuls et d'une croupe ravageuse, ça faisait pas moche dans mon paysage (sans même oser penser que, le cas échéant, ça pourrait également faire très joli autour de la Poutre de Bamako).

Euh… pour être franc, j'étais aussi intéressé par d'autres meufs : Cynthia, Linda, Jenny, Samantha, Julia, Carolina… constituaient mon rendez-vous quotidien dans un magazine que je partageais avec mon frère (un an et demi plus âgé que moi, autant de sève qui sort par le zizi, moins par les boutons. Sinon : aucune différence entre nous) et ma main droite (3).

Bref, la gazelle a probablement su que je m'intéressais à autre chose qu'à surfer, skater et jouer au tennis quand ma mère, lasse de trouver des revues de cul maladroitement planquées dans la maison, en a jeté une qu'elle venait de dénicher de derrière la chasse d'eau (ouais, mais à cet âge-là, tu penses que personne ne le découvrira… jusqu'à ce que ça atterrisse…) au milieu du salon en début de soirée, de manière qui m'a semblée aussi incongrue qu'imprévue.

Bref.

Mon talent naturel et le magnétisme irrésistible qui était le mien La configuration des lieux faisait qu'elle dormait dans la même chambre que moi, Pascale.
Ca, c'était le côté "wahou, trop de chance".

C'est ce que je me suis dit le dernier soir de son séjour, quand je l'ai… euh… entreprise.
La vérité, je ne sais pas ce qui m'a pris, à part le risque zéro : elle partait le lendemain.
En vrai, la seule chose en tête que j'avais, c'était : quand je vais raconter à Monami que je suis sorti avec une fille de 19 ½ ans !! (je sais, je sais… a posteriori, comptabiliser les ½ années, c'est ridicule… mais le gars qui bat le record de lancer de poids/javelot exige légitimement que soient comptabilisés les centimètres en plus des mètres, non ?)
J'en étais là, en pleine salade de langues, quand arrive une perspective encore plus réjouissante : quand je vais raconter à Monami que j'ai touché les nichons d'une fille de 19½ ans !!!

Et là, tout se passe assez vite, encore que pas trop.
Dedans le NicMo, intellect bloqué sur "oublie tout, laisse faire l'instinct" : quand je vais dire à Monami que j'ai glissé la main dans la culotte d'une fille de 19 ans½ !!!
En fait, je ne suis même pas certain qu'elle en portait une. J'ai été troublé par la découverte de poils, mais encore plus par l'absence de résistance : les autres que je fréquentais, pour effleurer un embryon de naissance de début de nichon, il fallait des semaines… et j'étais plus avec depuis… ben… euh… des semaines, quoi.

Tu vois le truc ?

Reprenons : on est dans la même chambre, on est dans le noir… et là, I SEE THE LIGHT.
JAMAIS L'EXPRESSION FENETRE DE TIR NE M'EST APPARUE PLUS EXPLICITE ! Alternativement, j'ai eu en tête : quand je vais raconter à Monami comment c'est chaud et humide, et facile d'y mettre un doigt, dans une fille de 19 ans ½  !!!!
Puis : quand je vais raconter à Monami comment ça du goût, une fille de 19 ans ½  !!!!!

Et ensuite, j'ai donné tout ce qu'on donne quand on est dans une situation où la fatigue serait aussi incongrue qu'une intervention de Daniel Ducruet à la tribune d'un colloque sur l'opposition entre stoïcisme et transhumanisme.
Sir Edmond Hillary se serait-il arrêté à 50 mètres du pôle sud ?
Une foisson module aluni, Louis Armstrong aurait-il fait un caprice, genre "naaaaaan, j'ai plus tellement envie de poser le pied sur la lune… je vais plutôt gagner 7 Tour de France, sans transpirer et en jouant de la trompette".

Ben moi non plus.
Il était temps que la Poutre de Bamako perde son vernis. Si tu me permets l'expression (4)(5).

Une image valant mieux qu'un long discours :

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Et donc, c'est cerné du bonheur triomphant  de l'explorateur découvrant des terres désormais bien plus vierges que lui, que j'ai, le lendemain, juste après le départ de la pécheresse, expliqué à mon frère les merveilleuses sensations.

Là où j'ai un peu perdu de ma superbe, c'est quand il m'a expliqué que depuis le début de la semaine, lui, il s'était fait turlutter, assis sur le rebord de mon lit, une fois que j'étais assoupi.

Sic transit NicMo gloria…

Humeur du jour : no comment. Je ne sais trop, en fait…
Zik : je ne savais pas que les Toy Dolls avaient commis un album live !!! Ca saoule Manman depuis ce matin…
Conclusion : Jah Love dans ta fratrie comme Pascale en a donné dans la mienne !

(1) c'est pas sale c'est du latin -tu sais, la matière dont on fait des shorts moulants-
(2) 100% citation à paillettes.
(3) Jamais la gauche. J'ai jamais pu ni su. Même quand j'ai eu le poignet cassé… j'ai fini par abîmer le vernis de la Poutre de Bamako avec le plâtre plutôt que d'utiliser la gauche !
(4) Si tu ne me permets pas, tant pis, je me permets parce que je suis ici chez moi, nanmého !
(5) t'as vu ? Je me suis remis aux notes de bas de page qui sont pénibles pour la linéarité du récit, mais permettent des apartés désopilants
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