14.09.2007

En saignant

Précieux lecteur cher à mon coeur, chaussée lecteuse pas toujours blogueuse,

Comme je le disais en conclusion d’une note récente et courte (ce qui avait provoqué UNE SEULE interrogation, merci Mimitte, toi, au moins, tu me lis), je vais bientôt faire partie du corps des privilégiés de la République : je vais enseigner.
Ben vi, y’a pas de raison que les autres profitent :  
- d’horaires à la cool,
- de vacances à rallonge,
- de l’opportunité de porter des sandales au boulot (Ah, non, on me fait signe que pour ça, il faut enseigner la physique, la chimie ou les sciences naturelles… tant pis pour les sandales ! Je me tourne vers Dame Morue…? Elle confirme !)
- et surtout, SURTOUT, d’un job RE-VA-LO-RI-SE !
… tandis qu'actuellement, je suis le seul à travailler plus pour me lever tôt !(1)

Bon, toute personne normalement constituée ayant déjà fréquenté des établissements "normaux" (ex. : Notre Dame de la Contraception à Nouilly, Saint Joseph de la Vierge Turgescente à Passing ou le Lycée Privé Catholique du Mont de Venus de St Gremlin en Laye…) comme l’ont fait nos dirigeants réformateurs, aura pu constater que la difficulté d’enseigner relatée par les syndicats maoïstes régnant sur l’Education Nationale n’est rien que propagande stalino-jospiniste et compagnie…

Toutefois, dans le 12ème arrondissement de Paris, NicMo, amenant ses enfants à l’école laïque et gratuite a été obligé de constater que compte tenu du bruit, et des conditions d’enseignement (2), on peut sans peine imaginer que les journées sont… comment dire…
Epuisantes ?
Ereintantes ?
Exténuantes ?
Harassantes ?
Crevantes ?... et que donc, le stock de vacances n’est que légitime.
Avoir un plombier fatigué, c’est pas très grave, mais un enseignant qui déconnerait plein tubes par manque de récupération et aprandré l’ortograf texto à mé zenfan, sa me feré chié.
Lol. MDR. ;-)

Mais bon, c’est le 12ème, hein, c’est pas représentatif… je sais bien, maintenant, que tous les autres SONT des salauds de profiteurs, ils l'ont dit dans Jean-Pierre Pernod alors...
Et donc, je me suis dit : je vais en croquer moi aussi.
 

Faut croire que je m’y suis pas super bien pris, parce que je vais avoir le statut de "vacataire" : soit, en gros, le gars qui vient, qui fait son cours, et qui se casse.
MAIS, là où je me suis super bien débrouillé, c’est que je vais transmettre mon savoir à  des étudiants de 4ème année d’école de commerce.
Donc à des filles qui ont les seins tout durs et dont je pourrai flatter la croupe enduite de béchamel sans craindre les foudres de quelque procureur coincé du tobozo, ce qui est tout de même singulier pour un gars qui va au taff en robe, mais bon... jeunes gens intéressés par leur avenir et qui comptent sur moi pour le colorier en rose.

Et là, lecteur, lecteuse, je sens poindre une interrogation légitime : tu te demandes quelle peut être la matière relatée…
Je ne vais pas faire de mystère : c’est de marketing viral qu’il s’agit.
J’en entends déjà là-bas, au fond, certains qui disent : "le marketing viral ? Ca s’attrape comment, et comment on peut se protéger, M’sieur ?"
Le marketing viral, c’est une approche marketing qui fait passer de ça :

406577b51e7fa395b319fd78eedc08ee.jpg

A de ça :

 

Soit, en une phrase tellement synthétique que c'est du génie pur (va falloir le diluer, c'est un peu fort, comme génie, je crois) :
comment faire de ton consommateur, l'ambassadeur de ta marque, celui qui va porter/transmettre ton message ?

d289b9890d75cb5455ac885f86341b58.jpg

Je sais.
Comme ça, ça a l’air simple, mais je vais devoir tenir une semaine.

Y’a encore des places au premier rang… Ca te tente ?

Humeur du jour : je ne suis pas peu fier d'avoir annoncé le décès de Jacques Martin en avant-première (c'était là). En revanche, pour celui de Super Nana, je crois que je suis à la bourre. Sorry.
Zik : Teki Latex - Les Matins de Paris (il parodie les années 80 à merveille) et tout le plateau du samedi de la Fête de l'Humanité où j'emmènerai mes enfants pour en faire de petits communistes
Conclusion : j'enseignerai le Jah Love.

Pour la note précédente, le commentaire gagnant est :
(T'as vu ? Nouvelle rubrique ! Mais impossible de savoir où j'ai piqué l'idée...
dans un blag de filles... mais lequel ?) :
Antoinette Saucisse : "je ne me sens pas concernée.. mon patronyme est parfait..."

(1) je crois que je suis tellement viscéralement de gauche que je n’y comprends rien, à leur slogan de droite, là…
(2) et si en plus, vous ajoutez l'odeur, vous comprenez que l'enseignant français, y devient fou !

09.09.2007

C'est qui, lui ?

Précieux lecteur cher à mon cœur, vibrante lecteuse souvent silencieuse,

Je ne résiste pas au plaisir de faire mon crâneur.
Hier, je suis allé au Trocadéro, au Rugby World (en réalité, une grande tente montée -notamment- par Heinekenne-piss avec des écrans plus ou moins géants et de la bière très chère) et j’ai vu le résultat des clichés pris au Studio Harcourt il y a quelques semaines.

Maintenant, la question que le moooooooonde entier va se poser, c’est :

"Mais c’est qui, ce mec, à côté d’Achille, sur la photo ?" (1)

8bb69e79b6424182b49ed0bb31d36632.jpg

Humeur du jour : le pression monte, j’ai reçu mon contrat pour être prof… faudra que je te raconte !
Zik : un remix de Kriss-Kross ("Jump") qui me fait marrer
Conclusion : va "porter le cuir en terre promise". En rentrant, tu ramène du Jah Love ?
Follow-up : toujours pas de réaction de l’Elysée. Il faut diffuser plus largement la pétition d’hier. Mobilise-toi, que diable !

(1) si vraiment tu viens de Mars -la planète, pas le mois- ou que tu résides en province Régions et que donc tu ne reçois pas la télévision, il s'agit de Fabien Pelous.

08.09.2007

Y'en a marre, c'coup-ci !

Précieux lecteur cher à mon cœur, voilée lecteuse à la peau grumeleuse,

L’équipe de France de Rugby va mal. Certes, les Argentins nous ont fait danser le tango, et quand on n’a pas l’habitude, ça fait un peu tourner la tête…

Mais je ne vais pas hurler avec les loups, car tu verras qu’il existe une solution.
Tellement évidente, facile, efficace… qu’on va avoir l’impression de tricher quand on y aura recours.

db773072daa1fa981885777e7fe3349f.jpg
Sébastien Chabal n’était pas au top, hier, pour la rencontre.
Pour la Marseillaise, ça, il était prêt ! Mais ensuite… il s'est éteint !

Bon, la préparation de Bernard Laporte a été… comment dire… typique d’un futur membre du gouvernement, puisque le staff a lu aux joueurs la lettre de Guy Môquet (véridique : dans l’après-midi précédant la rencontre).
Deux remarques :
D’abord : de 1917 à 1989, soit pendant 72 ans, la droite a agité l’épouvantail communiste, allant jusqu’à imaginer les chars russes dans Paris au matin du 12 mai 1981. Et maintenant, au moment de mobiliser le sentiment patriotique, on fait quoi ?
On lit une lettre de coco !!!
Enfin bon.
Faut dire que si Louis Berluskozy savait écrire, on aurait pu lire une de ses lettres à lui, mais il passe son temps à faire des tours de scotère place de la Concorde derrière son grand frère Jean, qui lui apprend à montrer la face externe de son majeur après avoir percuté quelque automobile choisie au hasard. Donc, tant pis pour Louis, ça a été Guy Môquet (1).
Je trouve seulement un peu ironique que ce soit en pleine Berluskozie dominante qu’on arrive à ressusciter le "Pack de Varsovie" !

e5ec7566b75af7fb341db4a458b1fb00.jpg
Guy Môquet, le plus talentueux ailier GAUCHE du XV de France


Et aussi, j’ai la vague impression qu’on cherche à mettre Guy Môquet à toutes les sauces :
- avant la rentrée, laborieuse, des classes : Guy Môquet.
- pour vaincre les Pumas argentins : Guy Môquet.
- dans les commissariats, pour confondre les malfrats : Guy Môquet
- pour ne pas rater ta béchamel, je peux te donner LE truc : Guy Môquet.

Ensuite, il ne faut pas être pessimiste. Je te rappelle, cher lecteur, que "LA FRANCE EST DE RETOUR" (et en plus, NicMo est à ses côtés, tu vas voir…). Donc on y mettra les moyens qu’il faut, mais on va la gagner, cette salope de Coupe du Monde. Et pour ça, je demande instamment que soit diffusée au plus grand nombre -dans et hors la blogosphère- la pétition suivante qui sera adressée à l’Elysée :

-------------------------------------------------------------------------------

Paris, le 08 septembre 2007,
Objet : sauvetage de Patrie
Référence : DTC/Bern/Lap/15-2-France/Ridic

Destinataire : Monsieur le Président de la République Française
Adresse : Palais de l'Elysee, Paris

Monsieur le Président,
Nous, Français de la France qui est de retour, cette France qui se mobilise pour jouir fugacement de la fierté d’être Français pour des raisons sportives et non pour notre domination dans la  European Charter Cup, où nous mettons la pâtée aux autre nations grâce à votre délicate férule sur le ministre Hortefoux retrouver le prestige qui n’a cessé d’être le nôtre que lors de la triste parenthèse des socialo-communo-trotsko-pédophiles terroristes qui ont imposé à un patronat exsangue les 35 heures hebdomadaires, y compris au personnel de Marcoussis, souhaitons attirer votre attention sur les piètre performances des 15 joueurs français lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde.
Les péones joueurs argentins et leur jeu délétère de tapettes aux abois ont mis à jour des faiblesses qui sont préoccupantes à quelques jours d’affronter des équipes d’un calibre supérieur.

Conscients toutefois que l’exécutif est déjà très présent sur un vaste ensemble de sujets prioritaires (une loi sur la récidive, un footing, une loi sur la récidive, un footing, une loi sur la récidive, un barbecue avec Rachida Dati -ou George Bush… on finit par les confondre), nous ne souhaitons pas ralentir les progrès incroyables que vous faites réaliser au pays.
C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous requérons de votre part un envoi sans tarder de votre Sainte Epouse (que Dieu la nimbe à jamais de sa lumière bienfaisante) afin qu’elle puisse libérer les énergies de nos joueurs comme elle a si bien su si bien le faire avec les soignants bulgares dans un contexte tout aussi désespéré.
S’il le faut, nous n’hésiterons pas à faire pression sur le staff de Marcoussis pour qu’il achète des missiles à votre ami Lagardère (ça pourra toujours servir contre les Blacks si quand nous arriverons en ¼ de finale).

Enfin, nous attirons également votre attention sur les conséquences d’une élimination prématurée de l’équipe de France. Ils seraient alors "victimes des Argentins" ou "victimes des Irlandais"… bref, ils seraient victimes et, à ce titre, vous seriez obligé de les recevoir à l’Elysée.
Or une telle invitation serait incompatible avec la réduction du train de vie de l’état que vous prônez et que vous avez promise : je vous laisse imaginer ce que ça mange, un Pelous et un Betsen et un Ibañez, etc. réunis !

En vous remerciant de votre diligence, nous vous souhaitons, monsieur le président, un quinquennat de footings dans des tenues flashy.
Le GLAPIR - Groupement Libre des Anxieux Patriotes d’Intérêt Rugbystique.

-------------------------------------------------------------------------------

Maintenant, plus nous serons nombreux à faire circuler cette lettre, plus nous aurons de chances de remporter la Coupe du Monde.
Je compte sur ta mobilisation, lecteur, lecteuse. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour ta patrie !

Humeur du jour : coule, Rahan, comme on dit au pays de Crao, si j'en crois certaines rumeurs
Zik : Steriogram - Walkie-Talkie Man. Bourré de patatoïdes, les stéroïdes de la patate, quoi !
Conclusion : Jah Love est ovale pour rebondir de manière aléatoire
Le conseil du patron : lis la note de l'Arpenteur sur le Rugby, elle est excellente. C'est là

(1) en plus, toutes les lettre de Louis Berluskozy finissent par "Bonne chance mon papa", y compris les cartes postales qu’il a envoyées de Malte, ce qui a irrité Dadou, mais là n’est pas le propos.

04.09.2007

Ca va être chaud et aussi colat*

*Une note garantie 100% sans chaton cro meugnon 

Précieux lecteur cher à mon cœur, gauchiste lecteuse à la destinée glorieuse,

Les pré-pré-préparatifs (1) de mon futur voyage en Finlande ont permis à Manman de me rappeler une anecdote que je souhaite te faire partager. A une certaine époque, j’étais étudiant, plutôt fauché, et en Belgique pour un an.
Pour être honnête, je vivais mon Auberge Espagnole à moi, dans un kot (2), et tout mon pognon passait dans la bière, car je me mettais une race tous les soirs, avec la communauté Erasmus et grâce à la bourse du même nom.

J’étais à Leuven, en Flandres.
Et à cette occasion, ik heb een beetje Nederlands geleernt.
Avant mon départ, dans un grand élan digne de Carrie Bradshaw devant une paire de shoo Jimmy Shoes -ou l’inverse-, j’avais acquis un Vespa 200.
Pour les dames de Keravel ou d'ailleurs, chez qui on ne se déplace qu’en barque tirée par des bans de dorades domestiques, je précise qu’il s’agit là d’un mode de transport terrestre, en l’espèce un scotère de 200 cm3, merveille de fiabilité et de rusticité.
Comme j’avais plus de temps libre que d’argent disponible, j’avais intelligemment calculé que le voyage avec le susdit scotère me coûterait nettement moins qu’en autobus, sans même parler du train, voire de l’avion, aussi improbable pour moi à l’époque que de voir Berluskozy en partance pour un camping moldave, en classe éco dans un low-cost roumain. Ou l'inverse.

Donc pour faire des économies de l’ordre de 40 francs (soit 6 € par trajet, tu te rends compte ? Pour te donner une idée, à l’époque, à Leuven, ça faisait 10 bières !!) je faisais les allers-retours Leuven-Paris en scotère.
La tactique était simple : se coller, sur l’autoroute, dans le sillage d’un camion, et dès qu’un bahut plus rapide double, toujours se mettre dans l’aspi du plus véloce.

Avantages :
- l’autonomie du scotère passe royalement de 100-110 à 170 km ;
- tu peux apprendre son numéro de plaque minéralogique par cœur
(encore que je n’ai toujours pas trouvé d’intérêt pratique à cet aspect) ;
- tu fatigues moins, parce que t’as pas le vent full face.

Inconvénients :
- tu filtres un peu le gazoile avec tes poumons ;
- tu passes tout ton temps a fixer un feu de stop dans l’espoir qu’il ne s’allume jamais ;
- s’il s’allume, c’est freinage d’urgence, le scotère qui te rappelle qu’il n’est pas un modèle de stabilité et la perspective d’avoir un caleçon à changer ;
- à l’arrivée, tu as sur la face un masque noir, comme les Indestructibles, quand tu retires le casque. Je me suis rassuré en me disant que ce film lipidique devait être nourrissant pour la peau, mais Testée l’Audeure a refusé de breveter ma formule.

Et donc arrive le premier avril, jour du poisson, mais là n’est pas la question.
La météo est mitigée, ce qui, en belge, signifie pas mal du tout. Après tout, le printemps n’est pas loin, hein…
Je pars donc. Rafales de vent. Je me colle derrière un bus.
Ca bouge beaucoup… et il commence à pleuvoir.
J’ai froid.
Mais bon, j’ai aucun équipement : je suis en multi-épaisseurs sous une veste en jean, donc c’est normal, voire standard, pour moi, à cette époque.
Je serre les dents.
La visière se couvre de buée. J’ai beau l’essuyer, je n’y vois pas grand-chose…
J’ai froid.
Mais soudainement TRES froid. La poutre de Bamako est devenu un Mister Freeze XXXL. Les doigts sont sponsorisés par Miko.
Faut que je m’arrête, absolument.
Un pont.
Stop.
Ouverture du casque malgré tremblements quasi-incontrôlables.

Ca me permet de constater que sur le bas-côté de l’autoroute, tout est blanc. Comme une copie d’examen du brevet des collèges de Steevy Boulet.
Je suis dans une tempête de neige, vêtu d’une veste en peau de jean’s, elle-même recouverte d’une pellicule immaculée, complètement assortie à celle qui orne mes cuisses.
La neige… un premier avril !
Un temps digne d’un mois de février de sa race été 2007 (mais ça, je ne pouvais pas le savoir, j’étais cro petit !)

Il y a de quoi être dégoûté de la laïfe, ce que je fais alors très bien.
Je repars. J’arrive au péage.
Sur le côté, le coffre-fort géant d’Onc’ Picsou le bâtiment où on collecte les fonds. Je me dis qu’ils doivent avoir un distributeur de boissons.
La perspective d’un chocolat chaud me réjouit. J’y vais.
Interphone.
Puis guichet grillagé.
La préposée me dit que oui, il y a un distributeur (je suis prêt à me prostituer) mais que non, le gobelet ne passe pas par le guichet (laisse tomber, t’façons, j'aime pas les banquières).
Toutefois, faut croire que je fais pitié car elle me propose de me faire passer le gobelet si je passe par derrière. En tout bien tout honneur : ou alors il faudrait qu’elle les aime froides, tendances rigor mortis…

Je lui tends de la monnaie pour deux chocolats (3), je fais le tour en passant par la pelouse, le long du bâtiment.
J’entrevois la fin du calvaire car la neige a laissé la place à un blizzard sérieux
(t’as déjà vu un blizzard rigolo, toi ?) et à des averses éparses (comme on dit à la météo. Averses éparses, je sais que ça veut dire "pour ma face, juste là où je suis, mais pour les autres, y’aura des éclaircies", maintenant).
Elle entr’ouvre une porte, me fait passer les deux gobelets et m’invite à regagner la face pile du bâtiment, car là où je suis, je ne peux pas rester pour des raisons de sécurité.
Un chocolat dans chaque main, j’enterprends le même chemin, mais en sens inverse.
La pelouse est mouillée, voire boueuse car gorgée de flotte.

C’est sans doute pour ça que j’ai glissé.
Je me retrouve donc avec du chocolat jusque aux coudes -les deux bras- de la boue/merdasse plein le futal, le dos et les chaussures et une envie de hurler ma haine de la vie comme rarement.
Pour te dire, j’ai failli laisser le scotère, là, au péage, et finir en stop.
Puis je me suis ravisé.
Bien m’en a pris, sinon, j’aurais pas profité de la pluie jusqu’à Paris !

Humeur du jour : pas cool. Mais pas Raoul non plus (comprenne qui pourra. Et si quelqu’un peut, qu’il m’explique le sens de cette précision)
Zik : Candi Staton - I’m Just a Prisoner (Of Your Good Lovin’) C’est de la Soul ultra-grouvy qui met la patate !
Conclusion : attention si tu fais l’aspi au Jah Love !

(1) ne va pas croire que je bé-bé-bégaye, j’énonce simplement que je n’en suis qu’aux préliminaires prémices de l’organisation. Tout se mettra en place dès que je serai sur la selle peu à peu et je prononcerai alors la phrase magique "eh, merde ! on verra bien…" "je suis prêt"
(2) le kot, c’est la maison partagée en colocation, en Belgique. Il y avait là des Belges, des Espagnols, des Grecs, des Français, des Italiens… c’était vraiment intéressant. Sache enfin que généralement, tous les 2 kots, on trouve une supérette d’enseigne Codec. Eh ouais, ma poule : tu comptes kot, kot, Codec (facile, mais pour le Benichoo Contest, faut s’entraîner…)
(3) NicMo, dès qu’il peut flamber… il montre qu’il a de l’oseille…

31.08.2007

La princesse m'écoeure

Précieux lecteur cher à mon cœur, fidèle lecteuse pas adipeuse,

La mort de Lady Di et son lot de reportages/unes des journaux/reprise de la théorie du complot me rappellent que j’avais rédigé une chronique à ce propos, à cette époque, il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité l’an dernier.
Et donc, je cherche dans les archives (c’est là mais je te préviens, c'est long... et je viens de la relire : c'est rigolo, il y a une référence commune... ) et je me rends compte que ça fait un an que je participe de manière significative à améliorer le niveau moyen de la blogosphère par des analyses (dont la froideur et la rigueur n’est pas sans rappeler le cadet des enfants Courjault) et des boutades (je reste bien placé au Benichoo Contest) de qualité supérieure-comme-une-tranche-de-jambon.

Or donc, ceux qui me connaissent savent que je ne souhaite pas fêter les anniversaires, du moins ceux qui me concernent. Ce qui me vaut chaque année l’appel rituel de :
- MonamiPierre : "Je sais que t’aimes pas qu’on te souhaite ton anniversaire, alors je ne te dis pas bon anniversaire, sale bâtard"
- Tilitte : "T’as vu, j’y ai pensé mais j’ai rien dit ! Pour pas qu'il y ait de gaffe, je vais rappeler aux autres de la bande que t’aimes pas ça…"
- ma mère : "bon anniversaire, mon Nico !", mais elle, c’est pas pareil, elle fait pas dans l’humour, c’est une maman donc elle aime son fils.

Revenons un instant à Diana.
Lady Di, Di-Di, comme chantait Khaled dans un hommage qui a eu moins de succès que Candle in your ass the wind, parce que finalement, l’occidental de Grande Bretagne comprend mieux l’anglais que le maghrébin.
Bon. Ma chèfe vient de faire référence au fameux "complot" dont on nous rebat les oreilles dans l’espoir de faire vivre des sociétés de production de reportage, et aussi des journaux de qualité, comme le Nouveau Déteste-Yves, Franche Démence, Ici Pourri... toussa, quoi…

Sans déconner : rouler saoul, c’est mal. Et dangereux.
Rouler vite, c'est mal. Et dangereux.
Rouler vite en ville, c’est encore plus mal. Et encore plus dangereux.
Mater le rétroviseur parce que la star du moment taille une flûte à un immigré sur la banquette arrière, c’est compréhensible, mais c'est mal. Et dangereux.

Un coup à se payer le 13ème pilier du Pont de l’Alma, je te le dis, moi !
Bilan : le gars il est bourré, il a la vitesse de réaction d’une limace qui aurait brouté le jardin de Doc Démago, et il roule à 170 km/h en ville.
Voilà qu’arrive sur sa trajectoire une Fiotte Ouno.
C’est pas une bombe, la Fiotte Ouno. Y’a peu de chances qu’elle soit calée à 2-10, sur la file de gauche, à lui faire des appels de phare pour qu’il se range et qu’elle puisse passer, hein… donc la chiotte Ouno, elle roule tranquille.
Il veut l’éviter et paf ! le chien la princesse !
Ca, c'est la thèse logique.

Examinons maintenant la théorie du complot : les services secrets britanniques ont soudainement pris conscience que Diana pourrait révéler à la presse des éléments sensibles, genre qui mettent en péril la survie de la démocratie au Royaume-Uni, comme, euh…
- les difficultés d'érection matutinale du Prince Charles les jours de la semaine qui se terminent en -day,
- le fait que la reine est ménopausée depuis mars 1956 et non octobre 1957 comme le prétend la bio officielle,
- se faire bourrer le cul par un arabe, c’est ‘hachement mieux que par un anglais, t’façons, Edith Cresson avait raison,
- les soldes chez Harrod’s, c’est quand même un peu du flan, il margent même quand ils vendent le paquet de thé £ 12.0 au lieu de £ 12.7…
- le Big Mec est moins bon au UK qu’à Gstaad
- Mère Thérésa, elle est sympa, mais un petit lépreux, ça schlingue gavé.

Bon, moi, je suis un risque-tout, je te dis la vérité parce que je pense que les Français ont le droit de savoir, mais si on me retrouve mort dans l’incendie de mon Vespa, bloqué dans la boîte à gants, sache que ce sera un attentat du MI6, pas un accident.
N’hésite pas à faire bruire la blogosphère afin que la vérité éclate au grand jour.

Bref : on a fait taire Diana parce qu’elle en savait trop.
Et pour ce faire, on aurait mis James Bond… dans une Fiotte Ouno au lieu de son Aston Martin ???????????

Toi, je sais pas, mais moi, j’y crois moyen-moyen.

Humeur du jour : Yeah ! Baby !
Zik : les Frères-Misère - La débâcle
Conclusion : une blagounette pleine de Jah Love.

When the Police arrived, how did they know that Diana had dandruffs ?
.

.

.

.

.

.

They found her head and shoulders on the dashboard!

30.08.2007

LE MErDEF à Jouy*

*Pléonasme ou paradoxe ? (1) 

Précieux lecteur cher à mon cœur, séduisante lecteuse au volant d’une dépanneuse,

Après s'être intéressé aux victimes de viol de pédophile, aux victimes du racket terroriste corse, aux victimes des assassinats djiboutiens, aux victimes des états infirmièrophobes, notre révéré über-président Berluskozy rend visite au MErDEF.

Il était plus que temps qu’on prête attention aux victimes des cadeaux fiscaux !
(ou alors je suis mauvaise langue, et il ne s’agit là que d’une visite privée à l'agence de voyages présidentielle : il va choisir le lieu de ses futures vacances…)

(1) edit de 19:00. Merci Ludo m'avoir soufflé (offert ?) ce nouveau titre bien meilleur.