15.04.2010

Le Mojitard... trop, trop tard...

Précieux lecteur cher à mon cœur, imbibée lecteuse à la diction pâteuse,


Dans cette note : une anecdote de bar.
Je te raconte ma vie, quoi
.


Travailler dans un bar n'est pas la chose la plus compliquée du monde, je trouve.

En gros, il faut être
- accueillant,
- rapide,
- sûr dans tes déplacements,
- ample et félin,
- souple et fluide,
tout en restant souriant et susceptible d'être interrompu par d'impolis importuns qu'il faut rabrouer avec classe, parce qu'on ne saurait être grossier quand on a le physique de rêve qui est le mien, ça ne se fait pas.


Et aussi, il faut savoir traduire les mimiques des clients imbibés, voire travailler les langues étrangères, parce qu'on enseigne l'anglais au collège, mais pas l'alcoolique, alors que sa prononciation demande, à jeun, un véritable effort d'attention pour comprendre.
Car, à jeun, on veut comprendre.

Sinon, le job consiste aussi à faire des trucs super compliqués, genre whisky-coca (j'hallucine sur le nombre de personnes qui consomment ce truc. Pour moi, on abandonne ça quand on a 15 ans et qu'outre le critère d'efficacité, celui de la saveur intervient aussi dans le choix de l'alcool) caïpirinha ou mojito.

Pour les filles, dans le mojito, on glisse un bâtonnet phosphorescent et luminescent qui confère au cocktail un côté incroyablement festif.

Voilà pour le contexte.

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Pour la transition : une photo de Xavier Bertrand s'apprêtant
à effectuer un toucher rectal sur un jeune chômeur.
Ou alors il compte sur ses doigts les régions conservées par la droite.
Je ne sais plus
.


Il était environ trois heures du matin.
Elle, petite trentenaire châtain (chocolat au lait, clair, si tu veux te la jouer modeuse), menue, chancelante comme un argumentaire de Frédéric Lefebvre un soir d'élections régionales remportées par la gauche.

Plutôt mignonne, carrément saoule.


Je vais céans retranscrire le dialogue qui a eu lieu, et j'admets sans rougir, n'étant pas un barman sans foi ni loi, que le souci de santé publique prend parfois le pas sur les obligations commerciales qui sont les miennes.
Tu vas le constater.

J'ajoute pour la touche de réalisme, que le rythme de sa diction allait du staccato au lento-ma-non-troppo tandis que l'articulation laissait à croire que la demoiselle avait oublié sur sa langue une enclume enduite de poix brûlante.

Ou un pancréas de sénateur tout juste sorti du micro-ondes.

Ou un truc comme ça, quoi.


Elle : J-je voudrrrrais un mojito, s'il te plaît.

Moi : Je veux bien, mais je pense que vous avez assez bu, mademoiselle.

Elle (faussement outrée)(facile à jouer quand on est une outre, NDNicMo) : Moi ?!? M-m-mais non... j'aimerais en boire un dernnnnnnier pour pouvoir bien dormir...

Moi : Oh, ben franchement, là, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes à trouver le sommeil...

Elle : Ah ?!? Pourquoi ?

Moi : Parce que je pense que vous avez assez bu, mademoiselle.

Elle : Saoule ? Moi ? Saoule ? Eeeeet... qu'est-ce qui te fait dire ça, je te prie ??? Hein ??

Moi (ironique)(j'aime bien ça) : ben... ça fait un bon quart d'heure que tu têtes le bâtonnet fluo de ton mojito en étant persuadée que c'est la paille.

 

En plus : c'était vrai.

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La soirée résumée en deux illustrations.
Note que j'aurais aussi pu illustrer "sucer", mais j'ai eu peur de sombrer dans la vulgarité.
.



Humeur du jour : suis bronzé et décalqué. Retour de Guadeloupie où il a plu des cordes comme je n'avais jamais vu auparavant, hors cyclone.
Zik : Kassav'
Conclusion : Jah Love et bâtonnet fluo sont les mammelles d'une bonne cuite.

Et demain ? : demain, on va reparler de la Guadeloupie, parce que t'as rien compris. Tu me déçois un peu sur ce coup. Certes, j'ai mal présenté les choses, mais quand même.



29.01.2010

Du SPAM ? SPAM mon genre...

Précieux lecteur cher à mon coeur, hépatique lecteuse à la Sécurité sociale généreuse,

Dans cette note : je veux du cash. Et... pour la poilade au bon goût de Sarkozy, tu reviens plus tard, OK ?


Quand on me transmets des demandes de dons, je réponds toujours d'aller voir sur www.hoaxbuster.com la véracité de la demande.
Je ne change pas : si tu as des doutes quant à ce qui va suivre, je te conseille d'aller voir sur www.hoaxbuster.com.
Même pas peur.

Il se trouve que la réalité rejoint la fiction dont nous abreuvent de nombreux margoulins.
Et pourtant...


Il y a quelques temps, je m'étais ému de la disparition de Louis M. et j'ai encore les yeux qui piquent quand j'y repense.
Cette note m'avait permis d'expliquer la notion de "deuxième famille", tu as dû comprendre ce concept si tu as lu la note.

Or, Hélène M., la fille de Louis M. (que je considère comme une quasi-soeur, si tu suis un peu) nous a écrit collectivement pour nous faire part de ce qui va suivre.

Concentre-toi :
Hélène a également une deuxième famille car, quoique la sienne est drôlement chouette, elle a vécu en Italie où elle a été fort bien reçu.
Son quasi-frère, Daniele, a marié une japonaise, Mariko.
Or, le frère de Mariko, Taro, est en train de mourir d'une maladie du foie qui nécessite une greffe.
Ce qui est vraiment désopilant, c'est que Taro n'a même pas eu à se droguer pour ça, ou à être champion du monde de l'apéro (voilà pour les bien-pensants qui émettraient, éventuellement des jugements de valeur)

Au Japon : laisse tomber la greffe.
Le don d'organe n'est pas dans les moeurs au Japon et la seule solution réside donc dans un transfert aux Stazini.
Coût de la blague : 660 000 dollars.

La famille ne possède pas cette somme, pas plus qu'elle n'a de donneur compatible.
Alors elle tente de récolter les fonds/dons et Hélène s'est retrouvée bombardée coordinatrice/promotrice pour la France.


Pour ce faire, il va falloir que tu arrêtes d'acheter des copies de montre de luxe, du viagra et des O.S. de contrebande pour donner à une vraie cause.

Le site : www.savetaro.com/fr est là pour ça.
(sur la page de paiement par CB il faut ignorer la ligne "ouvrir un compte Paypal").

38 ans, c'est un peu tôt pour mourir, je trouve.

Et j'ajoute que si tu veux mettre un mot où un lien sur ton blog, je ne suis pas contre.
Tu peux même faire un copier-coller du présent texte, je ne t'en voudrai pas.

Inutile de te dire que ceux qui émettraient l'idée que je puisse faire du SPAM se verraient traités de directeur de Go Sport mâtinés de Benjamin !


Humeur du jour : mon nouveau job me donne une patate de folaïe. Et mon foie va bien, au moins.
Zik : le final de Mademoiselle K, parce que je viens de me lever.
Conclusion : Jah Love solidaire, Jah Love forévère !

Et demain ? : demain, j'aimerais te parler des approximations linguistiques de notre président, et aussi de la Guadeloupie, mais chaque chose en son temps, chaton.

18.01.2010

Go Sport Daumesnil - Epilogue

Précieux lecteur cher à mon coeur, délicate lecteuse aux mains de camionneuse,


Dans cette note : l'épilogue à la note sur Go Sport Daumesnil. Comme annoncé dans le titre.

Remarque liminaire : à force de répétition à  base de Go Sport Daumesnil, j'ai perdu des places dans le classement Google.
Google considère que c'est du phishing : une tentative de contourner les règles de référencement naturel.

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L'illustraion n'a rien à voir, mais je me suis laissé dire qu'il y a du Obey Giant au Palais de Tokyo...

 

Ce ouikène, Achille est allé au skate park avec ses rollers.
Il a perdu une roue.

Pour faire jouer la garantie, je dois retourner au Go Sport Daumesnil.
VDM.


Humeur du jour : repos.
Zik : OK Go - Here it goes again. Je ne m'en lasse pas. Le reste est pas mal non plus.
Conclusion : Jah Love en garantie


Et demain ? : demain, je pense que je vais faire mon Jean-Marie Gourio. Travailler dans un bar permet d'enrichir un bréviaire de comptoir.

15.01.2010

Go Sport Daumesnil : une adresse où NE PAS aller

Précieux lecteur cher à mon coeur, cycliste lecteuse qui est une pédaleuse,


Dans cette note : la démonstration que le directeur du Go Sport Daumesnil est incompétent. Tu t'en fous certainement, mais ça me défoule et ça rend justice à l'ensemble du personnel qui doit subir ce genre de crétin bardé de certitudes.
Et aux autres dans une situation similaire.
Et la répétition de Go Sport Daumesnil, mais ça, c'est pour le référencement (ce serait dommage de ne pas faire savoir ce qu'on pense du magasin Go Sport Daumesnil, non ?)


Je sais qu'il se passe des choses graves dans le monde : la grippe A H1N1, les tremblements de terre en Haïti, Nadine Morano ministre et le directeur du magasin GO SPort de l'avenue Daumesnil.
Comme il faut faire preuve de discernement et de sens des priorités dans la vie, j'ai décidé de te raconter mon entrevue avec ce dernier.


Eléments de contexte : afin d'entretenir ce physique de rêve qui est le mien, outre les 400 abdos-fessiers bi-quotidiens auxquels je me livre, je me déplace dans Paris sur ma bicyclette.
Et ce, pour trois raisons :
- ça ne pollue pas,
- ça va plus vite que tout autre moyen de transport (car j'oublie souvent de regarder les feux, concentré que je suis sur l'optimisation de mon accélération)(Manman dit que je roule comme un furieux, alors que non, je suis seulement exalté par la musique, généralement du genre des Transplants qui sort de mon casque),
- avec ma robe longue, je ressemble à une aquarelle de Marie-Laure enceinte (moi non plus, je ne comprends pas ce que ça vient faire, si ce n'est que la troisième raison m'échappe, là, tout de suite).

Seulement voilà : mes pneus sont -un peu- dégonflés et la roue arrière, voilée, chasse quand je prends de l'angle, ce que j'adore faire (cf. raison n°2).
Prendre de l'angle, pas chasser.

Me voilà donc en goguette pour aller faire quelques achats au magasin Go Sport de l'avenue Daumesnil, pendant que leur atelier s'occupe de John-John, mon destrier.
Enfin, ça, c'était le plan et tu vas voir que contrairement à Hannibal de l'Agence Tout Risque, il y a eu deux-trois accrocs au plan... au point que le plan ressemble à de la dentelle de Calais.

Le magasin Go Sport de Daumesnil répartit son activité sur un RDC et un étage.
Où crois-tu que l'atelier cycles soit situé ?
Au RDC ?

Que tu es naïf, lecteur !
Un Einstein de l'ergonomie a jugé judicieux de le mettre à l'étage !

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No comment (enfin, si, celui-là)(mais sinon, non)


Mais bon... après tout, c'est peut-être un missionnaire du sport qui a décidé d'en faire faire au client, coûte que coûte.
Bilan : tu portes ton vétété dans l'escalier, c'est TELLEMENT PRATIQUE !

A l'atelier-de-l'étage-parce-que-dans-Go-Sport-il-y-a-Sport (remarque, dans Sirop Sport, aussi, comme quoi...) :
- bonjour monsieur ... j'aime beaucoup l'atelier à l'étage, je trouve ça tellement exotique, comme idée... tellement pratique... pourriez-vous me dévoiler la roue SVP ?
- (haussement d'épaules, air gêné, sourire désolé) désolé, mon contrôle de voile est en panne, là,, je ne peux pas, monsieur !
- Ca arrive. Pourrriez-vous alors me metre de l'air dans les pneus, s'il vous plaît ?
- (air gêné, sourire désolé, again) oui, mais je suis obligé de vous faire payer...
- Payer... l'air... qui est gratuit partout ailleurs ?
- (air gêné, sourire désolé, once again) Oui, c'est 99 centimes.
- Tant pis. Allez-y.
- (air gêné, sourire désolé, once again) je vous fais la facture, vous descendez payer en caisse et vous remontez récupérer votre vélo.

Alors, je m'entends prononcer cette phrase solennelle et mythique que tout client rêve de formuler un jour :

"appelez-moi le directeur !"

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Le directeur de Go Sport Daumesnil, dans son costume de
Superfuté !


J'attends, très peu.
Le directeur du Go Sport Daumesnil ne me déçoit pas.
Je vois arriver, dans le flou qui caractérise la vision du myope non équipé de ses verres, un Bidibule d'1,85, et autant de circonférence.
Les pieds en canard.
Barbu.
Lunettes.
Un cul de chouette sur la tête.
Une allure à tourner dans un film des frères Cohen sans maquillage et l'air affable du gars bardé de certitudes.
Une belle tête de champion, on le sent tout de suite.

Et tant qu'à donner dans la critique du physique : le sport, lui, la dernière fois qu'il en a fait, c'était en 1998 quand la pile de la télécommande avait roulé sous le canapé et qu'il a dû subir un épisode de Louis La Brocante au lieu du France-Croatie espéré (à cette époque, on marquait encore avec les pieds, faudra l'expliquer aux jeunes, un jour...).

Je lui fais part de mon courroux, car j'aime bien argumenter, parfois, et là, il se trouve que j'étais d'humeur.
En trois points : 1. ergonomie du magasin, 2. politique commerciale, 3. fidélisation de la clientèle.

La seule différence entre mes pneus et lui, c'est que mes pneus manquent d'air., parce qu'en capacité de raisonnement, il est à peu près au niveau du Michelin X48-BR, celui avec les crampons.
Il me démontre tente de me démontrer que l'air qu'on met dans mes pneus prend du temps au personnel et que pour monter le vélo, il suffit de demander (NDR, parce que ça, c'est gratuit ? Ca prend plus de temps au personnel, CONNARD !)(et en plus, on ne le sait que quand on demande à voir le directeur du Go Sport Daumesnil).
La rigueur du propos est à l'avenant de l'amabilité et de la bonne foi : inexistante.

Et quand on demande un conseil à un vendeur pour acheter une paire de baskets, c'est combien au Go Sport Daumesnil ?

De la béchamel plein le dedans de la tête, il ne comprend même pas que pour ces 99 centimes, qui ne sont même pas foutus d'être un euro (vraiment on prend le client pour un con)
- je ne ferai pas mes achats du jour chez lui, ce qui lui aurait rapporté bien plus que 2 euros de marge ;
- je ne ferai pas mes achats de demain non plus chez lui...
- je ne ferai pas les achats de mes enfants (lesquels grandissent encore... donc changent régulièrement de rollers, maillots, baskets, ballons, textile, kimonos...)

Je n'ai pas envie de payer le salaire d'un gars qui veut me montrer que monter un vélo par l'escalier à l'étage, c'est mieux que de le faire rouler au RDC.
Non, je ne veux pas
.

Le gars est tellement content de lui qu'il ne conçoit même pas que ce qui est important, c'est que le client le soit.

Je descends payer-avant-de-remonter-pour-redescendre-oh-comme-c'est-malin-vous-avez-raison.
Dans l'escalier, un gars galère à monter son vélo avec porte-bébé.
Je n'ai que mon chéquier.
Je règle donc 1,98 euro PAR CHEQUE.
Pièce d'identité, pas de stylo à la caisse, attente... pour 1,98 euro parce que c'est la direction qui le veut.

Ca, je n'en doute pas...


Special request : tu peux utiliser "Go Sport Daumesnil dans les commentaires s'il te plaît ? C'est pour le référencement, dans l'espoir que chez Go Sport, l'info arrive un jour. En te remerciant.


Humeur du jour : j'avais prévu de dormir, mais il m'a tellement agacé, j'ai préféré pondre la présente note. N'oublie pas : "Go Sport Daumesnil" dans le commentaire, hein.
Zik : Noir Desir Live - pour mon prochain ride, en partant travailler.
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui travaillent sous les ordres d'abrutis pareils !

Et demain ? : demain, j'essaye de dormir, mon chaton. J'aimerais bien y arriver...

Pour info :l'adresse de la présente note a été remise au service client Go Sport pas Daumesnil ainsi qu'au directeur de Go Sport Daumesnil. Ca me semblait juste de l'en informer, quand même.

11.01.2010

Orange : je ne sais pas s'ils ont tout compris, eux !

Précieux lecteur cher à mon coeur, vaccinée lecteuse qui voit éclore des poussées aphteuses,


Dans cette note : des trucs en couleur, on dirait la télévision (si j'en crois mes souvenirs, la télévision est en couleur, non ?)


Mon opérateur de téléphonie débile autant que mobile, m'a écrit.
Pour me demander des sous, comme chaque mois.
Sauf que ce mois-ci, avec ma facture, j'ai eu le plaisir de trouver une lettre avec un petit panda dessus.

Le courrier s'intitulait "Faites un geste pour l'environnement".
OK, why not?

Je continue : "Adoptez les réflexes verts d'Orange..." euh... déjà, là, j'ai un peu de mal à saisir.
Faut que je te dise qu'à l'armée, les tests avec les couleurs, où tu dois reconnaître les formes, j'y arrivais pas du tout.
Je ne voyais rien, et même pas je le faisais exprès : vu que moi, mon angle d'attaque pour me faire réformer, c'était de leur faire comprendre que j'avais le cerveau tout pourri, mais les yeux... je n'avais aucune raison.
Bref : les réflexes verts d'Orange... j'ai eu un du mal à comprendre, un peu comme si on avait demandé à Benjamin de détailler l'apport de la pensée d'Heidegger dans la phénoménologie quotidienne du sapiniste-conseil non syndiqué.

Et là, "en 2008, la facture électronique a permis de réduire de 322 tonnes la consommation de papier".

Bilan : ils me font un courrier pour me dire que le papier, c'est le mal car ça tue les arbres en bois ????!!!!!!
Sans déconner !
Ils n'auraient pas pu m'envoyer un SMS plutôt qu'un courrier en papier de bois d'arbre mort par ma faute ???
Ils n'ont pas mon numéro, ou bien ?
... ou bien en fait ils s'en tapent la bite au sol et veulent simplement économiser un timbre par mois et par client ?

Je me demande.

Dans tous les cas, ils ont su toucher la fibre écologique qui est en moi, et effectivement, j'ai fait un geste pour l'environnement : j'ai changé d'opérateur téléphonique.
Vendredi dernier.

Les autres ont deux ans pour me montrer qu'ils sont aussi idiots avant que j'en change.
Gageons qu'ils feront aussi bien.

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Comme le dit l'expression : je passe du Coca Light.



Dans un tout autre registre, en triant de vieux magazines, je suis tombé sur cet article en date de janvier 2009 et issu de Maximoto (oui, il m'arrive parfois de faire des infidélités à Béchamel Hebdo, j'avoue).

Dans ce magazine, on n'aborde la vie des people que si :
1. ils sont d'ultimes stars, de l'espèce des seigneurs, des barons de la vie publique, des incontournables de la scène internationale.
C'est comme ça que je sais que Hugh Laurie (le docteur Maison... mais siiiiiii : celui qu'E.T. réclamait quand il souffrait d'arthrose... Mééééééééson, et les autres qui comprenaient rien sous prétexte qu'il n'existait pas encore, le docteur Maison !)(oui, il y a eu une vie avant Dr Maison) roule sur un scrambler Triumph, par exemple.
2. L'info a une portée motocycliste.

En l'espèce, le journaliste nous parle de Jean-Luc Lahaye dont tu sais que nous sommes les premiers fans, Spike, Alexiane et moi-même (c'est une de mes notes préférées, je pense).
L'info motocycliste, c'est que Triumph (oui, ils couvrent toutes les stars, je n'y suis pour rien, moi) a prêté une meule (une grosse, qui vaut des sous) à Jean-Luc pour une apparition sur le plateau d'Ardisson.

Jean-Luc tenait pas debout à cause de la came frelatée dont il a essayé de faire passer le goût avec le whisky à montrer qu'il était est un rebelle wockenwoll, tendance cuir-tu-m'attires.
Et puis les service de presse des constructeurs, ça sert à ça.

Mais voilà : papa chanteur, maman douceur papa voleur !
Et papa voleur a des couilles, puisque non seulement il a gardé la meule, mais en plus, il a fait le tour des concessionnaires pour l'accessoiriser !
J'imagine : poignées à franges... sacoches en cuir... siège enfant pour sa compagne...
Il leur a fallu quatre ans et demi pour la récupérer !

Pendant tout ce temps, il a sans doute roulé en hurlant "Débarquez-moi" sans que personne n'ose obtempérer...

Si tu le croises et qu'il te demande du feu... tu fais attention à récupérer le briquet, hein !

Coca%20light.jpg
Je passe (encore) du Coca Light


Enfin, j'aimerais parler de Fadela Amara.

Je pense qu'il faut nettoyer au Kärcher la violence qui tue nos enfants dans les cités, a déclaré notre représentante en nettoyeurs haute presseion secrétaire d'état à la Ville.

Je trouve que cette phrase est riche.

Déjà, on apprend que c'est la violence sale qui tue, donc qu'il faut la nettoyer.
La violence propre, celle qui consiste à faire monter le taux de chômage dans les quartiers difficiles, ça, c'est pas grave.
T'as raison, Fadela, c'est pas comme si t'étais en charge de la ville.

Ensuite, elle parle de "nos enfants".
Euh... "nos" enfants ?
Mais si ce sont "nos" enfants, pourquoi n'ont-ils pas les mêmes chances que les autres ?
Les mêmes droits que les autres ?
Peut-être parce que ce sont les enfants des autres, justement...

Exemple simple : quand des agriculteurs foutent le feu au parlement de Bretagne, ce sont des agriculteurs en colère, désespérés, blah blah blah parce qu'on leur supprime les subventions qui les font vivre.
Quand "nos" enfants des cités font des feux de bagnole ce sont des émeutiers.

Fadela, je ne sais pas moi... si t'as besoin de nous rappeler que tu existes (mais est-ce bien nécessaire ?), fais une opération médiatique d'envergure...
J'ai trouvé : tu vas chez Triumph, tu leur empruntes une meule et tu nous ramènes Djemilla des Lilas, ok ?

La vérité, Fadela, tu me fais de la peine à faire la pute et soumise comme ça.

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Fadela, tu me prêtes ta meule ?
Je vais chercher du pain avec, vite fait, j'en ai pour 4 ans 1/2... merci !

Humeur du jour : ... et maintenant, Mano Solo ! La marmaille est désormais TROP nue.
Zik : Son deuxième album Les Années Sombres... ce titre, ou celui là.
Conclusion : Jah Love fait toujours un Triumph, en Orange ou en vert, même pas lavé au Kärcher 


Et demain ? : ben si seulement j'avais un embryon d'idée, je te le dirai. En fait, bientôt une surprise.

24.12.2009

Tu sais... t'es limite

Précieux lecteur cher à mon coeur, poignante lecteuse à la langue pâteuse,


Dans cette note : de la moquerie de la bêtise humaine, parce que c'est toujours plus facile de voir le con chez les autres.
Oui, mais là, quand même !

 

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Je préfère prévenir.
Et la marque du pluriel me satisfait car notre Ben vaut bien quelques andouilles standard
.

 

Je t'ai promis du Benjamin, tu vas avoir du Benjamin.

 

On va en faire le tour, en commençant par le plus simple : l'extérieur.
Benjamin est un mâle d'une vingt-huitaine d'années environ.
Une pousse plutôt en longueur (un bon 1,80m), il semble avoir un physique qu'on qualifierait de sec.
Le plus souvent, son visage ne laisse transparaître que l'étonnement, car, nous le verrons, le monde est pour lui source d'émerveillement.

Sans vouloir lui faire offense, Ben, on voit tout de suite dans son regard qu'il est à l'abri du Prix Nobel.
Encore plus quand il s'exprime : si l'accent est celui qu'on retrouve dans les cités, autour d'un feu de voiture, la voix nasille à l'instar de celle de Oui-Oui dit Pine d'Huître qu'Antoine de Caunes interprétait avec brio (pour ceux qui n'ont pas connu Canal Plus à l'époque où c'était une chaîne de télévision, un son approchant serait le cri du jars dont on cautérisearit le périnée au chalumeau à acétylène)(si tu habites en Région, tu pratiques le jars au chalumeau, donc tu vois bien, et si tu as la chance d'habiter Paris, tu as la télévision, tu connais Antoine de Caunes).
Bref : quoi qu'il dise, une irrépressible envie de lui proposer un mouchoir te traverse l'esprit.

Mettons-nous en situation sans jamais oublier que Benjamin n'est pas méchant.
Il est même gentil, mais, comme l'a formulé GolgoGreg : "je crois qu'on n'a pas eu le couteau le plus tranchant du tiroir..."

 

Cas pratique n°1 : mise sur pied des sapins.
Quand on demande à Ben de mettre sur pied des sapins, il en prend un sur la palette, le met sur pied et ouvre le filet.
A côté, il pose le second.
Il l'ouvre.
Puis le troisième et le quatrième... jusqu'à ce que la ligne soit bien complète.
Le regard fier et noble du sapiniste-conseil satisfait, il est prêt à continuer.

Et il commence à galérer.
Il faut dire que l'accès à la palette est désormais difficile, avec tous ces sapins ouverts...
Quand je lui fais remarquer qu'il est plus aisé de les laisser sous filet pour ne les ouvrir qu'à la fin, il me lance un regard d'épagneul qui vient de recevoir un os à moëlle-béchamel le jour de la mort du chat vicieux.
J'y lis de l'admiration et de la reconnaissance.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de laisser une allée menant directement à la palette en poussant les sapins déjà ouverts sur un seul et même côté, au lieu de passer difficillement au milieu. Et même analyse.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de transporter les bûches dans un chariot pour réduire à la fois l'effort et le temps de transport.
- Aouétarézooon !

De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas un homo sapiens : il n'apprend pas.


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Un pied de sapin, tout simplement.


Cas pratique numéro 2 : l'enlevage du pied de sapin.
Pour environ 1/3 des sapins, le client demande qu'on retire la bûche/le pied de l'arbre.
Pour ôter le pied d'un sapin :
1. Le poser au sol, la bûche posée sur sa largeur (le rectangle dessiné par la bûche est donc debout).
2.
Prendre une autre bûche -inutilisée jusque-là, elle deviendra un projectile-
3. Mettre le pied du sapin entre ses jambes écartées, se pencher en avant (la tête du sapiniste-conseil va vers celle du sapin couché) et brandir la bûche-projectile à deux mains au-dessus de la tête.
4.
Laisser retomber la bûche-projectile, côté plat, sur la bûche-pied-de-sapin.
Souvent, ça met le pied de travers : effectuer une rotation du sapin et renouveler l'opération du côté opposé du pied afin de ré-aligner ce dernier, lequel est désormais dégrippé.
5. Retirer le pied du sapin.
L'astuce n'est pas d'un niveau intellectuel ahurissant : elle revient à singer un homo habilis qui a trouvé le truc il y a quand même 2 millions d'années.
Ou Francis Heaulme quand il tance gentiment un bambin turbulent avec une pierre de 25 kgs.

Ca, c'est la théorie, et le geste de base de tout sapiniste-conseil professionnel.
- Aouétarézooon !
Ben, tu nous laisses, on est entre adultes, là.
- Aouétarézooon ! Scuse...
Benjamin, lui, sans doute friand de nouvelles expériences, mit un grand soin (acharnement ?) à nous démontrer l'inefficacité d'une technique dont les historiens sapinistes n'auront aucun mal à expliquer, dans le futur, pourquoi elle a disparu avec lui)
1. Coucher le sapin n'importe comment. Si le pied repose à l'horizontal, c'est pas grave.
2. Se mettre au dessus du sapin, penché en avant (les fesses vers la tête du sapin, lequel repose entre les jambes de Ben, qui fait face au pied du sapin, donc)et prendre la bûche-projectile contre la poitrine.
3. Taper le pied du sapin en tendant les bras avec la vigueur d'un myopathe perfusé au haschich.
Comme il est inutile de prendre la bûche d'une manière spécifique, il se peut que le manque de vitesse/puissance voit son pouvoir d'inefficience accru par le fait de frapper la partie arrondie du pied du sapin avec la partie arrondie de la bûche-projectile : arrondi contre arrondi, ça glisse bien.
4. Si jamais, par le plus grand des hasards, le pied du sapin venait à bouger, taper toujours du même côté afin qu'il devienne de plus en plus difficile à ôter car il est de plus en plus de travers.
5. Suer beaucoup pendant les 17 minutes que prend l'opération.
6. En profiter pour prendre une belle couleur rougeasse.

De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas plus homo habilis qu'homo sapiens : il ne peut pas utiliser d'outil.
Nous, on en a surtout déduit un élément pratique :
- Ben ne doit jamais utiliser la tronçonneuse.


Cas pratique n°3 : le sapin à l'envers.
Dans la note précédente, j'ai
présenté les lieux.
En gros : des sapins ouverts par
tout, plus ou moins stables sur leur pied avec une allée permettant au client de circuler et de voir toute la gamme.
Les sapins les plus grands étant au fond, c'est difficile de traverser toute l'allée avec, surtout quand il y a des clients.
Moi, mon truc, c'était de prendre le sapin à bout de bras au-dessus de ma tête, le pied (du sapin) vers l'avant.
Benjamin, son truc, c'était de prendre le sapin par la tête et de le traîner derrière lui, branches aussi ouvertes que la Lucienne-qui-dit-oui à la vue d'un billet de 500 euros.
Après son passage, c'était Hiroshima-sur-Dresde : plus rien debout.
Je lui ai fait remarquer au moins trois fois qu'il était plus logique de circuler avec le pied du sapin en avant.
Golgogreg également.
Un week-end, avec l'aide d'un sapin de 2,30m, il nous rejoue Katrina sur New Orleans.
Je m'agace, car on était en pleine bourre, et lui rappelle sèchement :
- Ben, prends ton sapin à l'envers, on te l'a déjà dit !
- Aouétarézooon , c'est vrai, me répond Ben.
Je vaque ensuite à mes clients, lui aussi, et une vingtaine de minutes passent, au terme desquelles Ben vient m'interrompre dans ma tâche pour me demander :
- Euh, Nico, pour le sapin à l'envers, là, t'as vu ? t'sais... le truc que tu m'as dit, là, t'taleur... (sic)
- Oui Ben ?
- Euh... c'était quoi, déjà ?

Pour les conclusions à tirer de ce cas pratique, se reporter à la conclusion du cas n°1.



Cas pratique n°4 : le bouton stop

Des cas pratiques précédents, tu as pu constater que parfois souvent Benjamin agit sans réfléchir.
Tous les mots sont importants : agir sans réfléchir...
Ainsi, si tu es pressé et que tu dis à Ben : "tu peux me mettre des Nordmann 200-250 sur pied STP ?", il met des Nodrmaan 200-250 sur pied (et il les ouvre, mais ça, c'est ta faute, fallait lui préciser, les arbres ouverts quand il ne faut pas, c'est son truc)... tant qu'il y en a en stock !
Si tu ne passes pas lui dire d'arrêter, il continue, et la seule manière de faire circuler le client qui s'offre désormais à toi, c'est l'accrobranche.

De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- La lenteur d'exécution de certains de ses éléments peut -paradoxalement- se révéler une sécurité pour l'entreprise et sa bonne marche.

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Voilà pour Benjamin.
Il paraît qu'il y en a plein des comme lui.
A son propos, un camarade sapiniste-conseil disait "pour un mec comme ça, quitter ses parents, c'est déjà un projet de vie".
Je conclurai en disant que pour les parents, s'en débarrasser lui apprendre l'autonomie l'est aussi.


Humeur du jour : il y a sans doute des fautes de frappe voire d'orthographe dans ce texte. Ne m'en tiens pas rigueur, c'est juste parce qu'il est 03:30. Je suis trop fatigué pour relire, mais au moins, j'aurai tenu parole.
Zik : Diam's à l'Elysée Montmartre ce soir. Pas mal du tout, une patate éléphantesque... elle tourne à la Red Bull-béchamel, ou quoi ? (et quand elle explique un peu, ça fait moins dramatique que ce qu'en font les journaux, son changement de vie)
Conclusion : Jah Love en Guadeloupie pour une semaine. Ti punch, darling ?


Et demain ? : demain, je ne sais pas du tout. On verra sans doute à mon retour.