19.11.2010
Mao croisé de de Gaulle
Précieux lecteur cher à mon coeur, maoïste lecteuse que la grande marche rend donneuse*
Dans cette note : aucun apport de l'auteur, juste une citation de notre Petit Monier*
Rien de moins
Or donc, il semblerait que cette histoire de guide vous turlutte un tantinet le cervelet, du moins pour les éléments mâles de mon lectorat, car on sait depuis Eric Zemmour que la femelle domestique de l'homme n'a d'autre épanouissement, que le repassage, la cuisine et le récurage du sol mais en aucun cas l'élévation spirituelle vers les hauteurs atteintes par ce polémiste audacieux et raffiné.
Polémiste audacieux et raffiné, je traduis pour les femelles susmentionnées, ça se prononce "connard".
Je vais donc citer l'extrait du discours effectué par Ray-Ban des Bois lors de la commémoration de la disparition du Général de Gaulle.
It goes like this:
"Si la France m'a appelé à lui servir de guide, ce n'est certes pas pour présider à son sommeil".
Je te laisse, j'ai une sieste à faire, nettement prioritaire sur le besoin de faire l'exégèse de ces billevesées néo-fascistes.

Bon, d'un autre côté, c'est pas non plus comme si les fondements même de la démocratie étaient remis en cause, hein ?
Tant qu'on respecte, par exemple, la séparation des pouvoirs, on peut dormir tranquille.
*Attention : du point pour la Benichoo's Cup, les gars, et du lourd !
12:14 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : guide de la france, sauveur de la france, chagriner une eponge, prendre un rottweiler par la main |
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18.11.2010
La liberté de la pression
Précieux lecteur cher à mon cœur, politisée lecteuse qui regrette d’être filandreuse,
Dans cette note : du journalimse.
Rien de moins.
J’aime bien Nicolas Sarkozy.
J’aime bien ses réactions à vif, toujours réfléchies.
Introduction :
Il y a quelques jours, un journaliste du Monde et un journaliste du Point ont été victimes d’un vol d'ordinateur portatif.
Les deux travaillaient sur l’affaire Sarkozy, indûment nommée affaire Woerth (à ma connaissance, Eric Woerth ayant le charisme d’un yoghourt nature Franprix, il n’a jamais été question qu’il soit candidat à l’élection présidentielle, et donc inutile qu’on finance illégalement sa campagne).
Comme de bizarre, les locaux de Mediapart, site qui a mis sur la place publique nombre de scoops sur le même sujet, ont également fait l’objet d’une effraction.
On a volé des ordinateurs portables.
Probablement pas pour les revendre dans la cave-à-Momo mais pour en examiner les intérieurs comme on le ferait avec Clara Morgane.
Ce qui est gênant, c’est que si "on" avait voulu être discret, "on" aurait juste copié le disque dur.
Donc le message est clair : "on" surveille les journalistes et "on" veut faire savoir aux sources qu’elles sont susceptibles d’être identifiées.
Bon, évidemment, les journalistes*, via la SDJ (Société Des Journalistes) ont crié au scandale et à l’atteinte à la liberté de la presse : sans la protection des sources, que devient la profession ?
La profession deviendrait le strict relais des déclarations toujours empreintes de modération et d'à-propos des Christian Estrosi et autres Frédéric Lefebvre.
Autant dire qu’obtenir un diplôme de journaliste, juste pour corriger les fautes de syntaxes d’analphabètes partisans a de quoi décourager les vocations.
Donc, légitimement, les journalistes se tournent vers l’Elysée pour demander au Président ce qu’il pense de cette situation.
Sa réponse est aussi laconique que révélatrice.
"Je ne vois pas en quoi cela me concerne" (en réalité, là, les journalistes ont reporté le propos comme tel, mais compte tenu du challenge grammatical que constitue pour Ray-Ban des Bois l’utilisation de la forme négative, on peut présupposer que la citation exacte était "je vois pas en quoi ça me concerne, alors casse-toi pôv journaliste").
D’une part, c’est une drôle de conception de la démocratie de considérer que la liberté de la presse n’est pas un sujet.
Surtout de la part du garant de celle-ci (de la démocratie, pas de la liberté de la presse).
Dautre part, parce que ce qui intéresse notre guide…
Ah, oui, il faut que je te fasse une parenthèse : il y a quelques jours, Ray-Ban des Bois, dont la taille du melon semble inversement proportionnelle au taux de popularité dans les sondages, s’est auto-qualifié de "guide choisi par les Français".
Pour info, dans un voyage organisé, le guide, c’est la personne suffisamment grande pour que toutes les personnes du groupe puissent le voir et le suivent.
"Oui, mais on peut lui donner un parapluie" entends-je répliquer d’ici…
OK, mais un nain petit guide avec un parapluie prend toujours le risque de passer pour une amanite phallusoïde...
J’ose espérer que si jamais, si JAMAIS Nicolas Sarkozy est mon guide, c’est uniquement pour le chemin vers la sortie.
Je ferme ma parenthèse et reviens à la relation Sarkozy/indépendance de la presse.
Effectivement, donc, ce qui intéresse notre guide, ce n’est pas la protection des journalistes, mais la sécurité.
Or aucun vol d’ordinateur n’est, à ce jour, à déplorer dans les locaux du Figaro ou de TF1... donc légitimement, il se sent peu concerné.
Les mauvaises langues auront beau jeu de dire que c’est parce que le Figaro n’a pas besoin d’ordinateurs, puisque les papiers arrivent directement de l’Elysée...
Mais la vérité -même si elle dérange, je te la livre brute, il te faudra être fort- la vérité, donc, est que la rédaction de TF1 a pris des mesures drastiques pour qu’on ne vienne pas pirater les enquêtes sensibles qui constituent le quotidien de l’équipe de Jean-Pierre Pernault :
- la dernière corderie de Saint-Jean-des-Fourrés (Charente Inférieure),
- la reconversion de l’usine de tringles à rideau de Boizy-le-Foutre (Haute-Vienne)
- le dernier fabriquant de ridelles de roues de char-à-betterave du Pas-de-Calais
- ou encore le très subversif "où trouver un authentique cannelé-béchamel avant les fêtes de la Sainte Gisèle" que le même le Washington Post a délibérément ignoré parce qu'il dérange trop.
Alors quand jl’entends le président demander à l’imitateur de journaliste qui fait semblant de l’interroger :"pensez-vous que j’ai organisé le cambriolage ? Hein ? Vazy-bâtard fais pas le fils de pute, t’as vu ? Vite fait, ch’te démonte, moi, tac-tac !"
J’ai l’impression de voir un gamin de 5 ans se justifier : déjà, c’est pas moi qui l’ai fait, et EN PLUS, je l’ai pas fait exprès !
Il y aurait eu un journaliste, un seul, avant-hier, il aurait immanquablement posé la question de la note de Fillon à Hortefeux pour le rappeler à l’ordre quant à la surveillance des journalistes et au respect de la législation sur la protection des sources.
Oui, mais voilà : en face, on avait Claire Chazal-biographe-de-Balladur-dont-Ray-Ban-des-Bois-était-trésorier-pendant-la-campagne-de-1995, Pujadas-dont-Ray-Ban-des-Bois-est-le-patron-indirect et enfin Denisot-son-pote-de-pédale**
EXCLUSIF !!!!!
La prochaine interview du président à l'Elysée. Rendu comme fou par l'enjeu, le journaliste ose des questions incroyables
*Le journaliste, c’est le gars payé pour poser les questions qui dérangent. Par exemple, Claire Chazal est connue pour avoir la pugnacité d’un ficus sauvage. Et Michel Denisot n’y va pas avec le dos de la main morte quand il déclare "Oh, oui, Monsieur le Président, comme vous êtes Intelligent !" (même les majuscules s’entendaient, ça faisait pitié pour les vrais journalistes. Son passage par l'Ecole d'Impertinence Interrogative Michel Drucker n'y est pas pour rien !
**Il s’agit ici de sport, et non de fréquentation des back-rooms de l’UMP ces salles pas très propres où des aspirantes Nadine Morano pratiquent des inflations à la chaîne avec, en projection vidéo, "Tous ceux qui veulent changer le monde".
Humeur du jour : mou.
Zik : Distillers - Drain the blood
Conclusion : Oui ou non, veux-tu du Jah Love ? Dis-le moi ! Oui, ou non ?
18:32 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : journalisme, interview, elysee, pernault et combustible a poisson, trombone allemand |
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08.06.2010
Vas-y Rama, fais pas ta but ! (t'as vu ?)
Précieux lecteur cher à mon cœur, concierge lecteuse aux eaux poissonneuses,
Dans cette note : Rama Yade.
Et un -discret- hommage à Alain Bashung (le verras-tu ?)
J'adore les membres de notre gouvernement.
Alors que (parce que ?) Nanou la réclamait à corps et à cris, Rama Yade a fait une sortie remarquée sur le train de vie des Bleus, nos queutards fous Champions.
Elle trouve en effet qu'en période de crise, l'hôtel Pezula Resort, un complexe 5 étoiles, manque un tantinet de retenue, voire de décence.
Enfin, elle trouve... elle trouvait, parce qu'elle a changé d'avis.
Juste après avoir été taclée par Roselyne Bachelot, sa ministre de tutelle, rapidement.
Et Frédéric Lefebvre, fermement.
Et aussi Xavier Bertrand, doucement, de sa voix de miel, qu'on croirait calibrée pour commenter le bonus "les coulisses du tournage" du DVD Dirty Grand-Mères vol.9.
On arrête-là la liste, parce que le périnée présidentiel est propre et net, raccord avec le brillant Rolex, tellement ils sont nombreux à le lêcher.

Pas de quoi dynamiter un aqueduc !
Je crois que tout ça relève d'un malentendu.
Déjà, Rama Yade a probablement consulté la grille des tarifs "pute comprise" des chambres du Puzula.
Or, dans la perspective d'une réduction de la dette pubique, aucune Zahia et/ou consoeur (c'est le cas de le dire) ne sera tolérée dans l'entourage des Bleus.
Que cet effort budgétaire soit salué comme il se doi(g)t par Rama.
Ensuite, Rama a sans doute oublié de noter à quel point le logement était important aux yeux du gouvernement français.
Je passerai sur le cas du motodidacte Christian Estrosi, qui démonte toute l'enquête du Canard Enchaîné (Ha !) en faisant judicieusement visiter aux journalistes les DEUX appartements dont il bénéficie, et qu'il partage avec sa fille.
Ce qui est un peu nigaud : le Canard disait précisément qu'il ne respectait pas la jurisprudence en cours selon laquelle chaque ministre n'a droit qu'à UN logement.
La défense Estrosienne consiste à en faire visiter deux...
Gné ?

La chambre de Franck Ribéry.
Et l'Elysée dans tout ça ?
René Dosière (député apparenté PS) nous a récemment appris que le budget du palais de Ray-Ban des Bois avait augmenté de 2.5% en 2008.
Soit six fois plus que le budget de l'Etat.
J'aime à penser qu'il s'est fait installer un terrain de foot dans sa chambre.
Humeur du jour : incroyable, c'est incroyable !
Zik : la reprise de NTM par Philippe Katerine. J'en pleurais de rire.
GPS : sur la page, il y a quatre croix alignées, une petite galaxie (au-dessus d'une grosse galaxie) à côté. Tu cliques sur le deuxième pixel en remontant de cette petite galaxie.
Conclusion : le Jah Love est tout ce qu'il y a de plus confortable.
Et demain ? : demain, je te parlerai de Luc Chatel. J'adore Luc Chatel.
14:59 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : rama yade est formidable, polliniser un ministre aigri |
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27.05.2010
Tu t'es vu quand t'as burqa ?
Précieux lecteur cher à mon cœur, marseillaise lecteuse qui depuis la fin du championnat a un moral de champ'winneuse,
Dans cette note : un peu de tout, beaucoup de pas grand-chose. Mais de gauche.
Dans ma note précédente, je mentionnais l'excellente Roselyne Bachelot.
Roselyne, une fois qu'elle a eu terminé de passer commande de 3.4 millions de doses de bromure pour que les 23 joueurs de l'équipe de France ne soient pas seulement les joueurs de l'équipe de gaule, elle nous a doctement fait comprendre qu'un joueur de football mis en examen, c'est nettement plus grave qu'un ministre condamné, en termes de représentation du pays.
Dont acte.
Et dans les commentaires, on me faisait remarquer que ce n'était pas Woselyne, mais Fadela Amara qui avait tenu ce propos.
Que nenni !
Il y a confusion entre les fusées qui constituent notre gouvernement.
Fadela Amara, elle, s'est illustrée sur un autre sujet.
Rappel des faits.
Une jeune femelle de l'homme domestique se fait verbaliser : elle conduit avec un foulard de type pas gaulois du tout sur la tête et ça obère sa capacité de vision périphérique.

Aussitôt, Brice Hortefeux, le DuponT des charters croit indispensable pour la survie de notre République d'enquêter sur ces individus qui osent sortir dans la rue sans avoir un pull noué sur les épaules, ni même des mocassins !
Et il en arrive à la conclusion suivante : le mari de la verbalisée est po-ly-game.
Jeune amateur de skyblogs et néophyte en sémiologie, si tu ne sais pas ce que polygame veut dire, sache qu'une vidéo de l'INA te l'expliquera mieux que moi.
Sinon, tu peux aussi t'en tenir à la définition donnée à l'assemblée nationale par notre ministre de l'intérieur au moment des mouvements en banlieue : la polygamie est la cause des émeutes.
Et grâce à malgré ces raccourcis intellectuels, il a fait du chemin depuis, le petit.
Il y a plein de leçons à tirer de cette affaire.
1) ne laisse pas les clefs de l'automobile à la femelle domestique du foyer si tu veux éviter les ennuis.
Cette souillon est faite pour conduire un balai, un aspirateur et une éponge.
Et basta !
Tout le reste, c'est rien que des conneries de féminisme.
2) prépare-toi à ce que ta vie soit passée au scanner des pandores à la moindre incartade.
Tu brûles un feu ?
On en profite pour informer ton mari que tu as été punie par mademoiselle Pothaunier en CM2 pour avoir violemment jeté une gomme sur Jean-Kevin Brossard, puis que tu as été toxicomane prostituée pendant 4 ans, que tu as passé 18 mois en taule et que c'est en sortant que tu es devenue une femme.
Certes, le lien de causalité entre l'infraction et la révélation de tous ces détails peut te paraître ténu, mais pour Brice, il semblerait que ce soit très naturel.
C'est son avis public.
Et aussi son avis privé, au mépris du respect de la tienne (d'avis privé-e).
Mais surtout, la formule de Fadela Amara me laisse pantois.
Accroche-toi, c'est beau comme du Franck Dubosc chargeant sur un poney dopé à la béchamel.
Ou l'inverse.
"Il n'est pas juridiquement polygame, mais il l'est officieusement".
Fadela Amara.
Déjà, le problème de la polygamie, c'est que ça n'a pas de sens officieux : c'est un concept exclusivement juridique.
Point.
Donc le gars qui n'est pas juridiquement polygame, il n'est pas polygame.
Ou alors...
Ou alors faudrait qu'on demande à Eric Besson, le DuponD des miles gratuits sur Paris-Bamako, de définir ce qu'est un polygame officieux.
Ca, à la rigueur, ce serait marrant.
Aussi me permettrai-je d'exprimer ici le sentiment qui m'habite : madame la ministre, vous êtes, officieusement, aussi utile au gouvernement de notre pays que le serait la candidature de Zahia à l'Académie des Sciences, aussi politiquement judicieuse qu'un commentaire de Chewbacca et aussi juridiquement exacte qu'une déclaration sur l'honneur de Charles Pasqua prétendant qu'il n'est rien qu'un innocent entouré de corrompus.
Juridiquement, vous êtes ministre
J'aimerai en pleurer de rire.
Je n'y arrive pas.
A rire.
Humeur du jour : bored.
Zik : Emilie Simon - Fleur de Lotus
Conclusion : Jah Love, officieux et juridique.
Et demain ? : demain, je reprendrai des frites.
23:56 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : burqa, burka, devedjian a disparu, patrick henry a wimbledon |
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18.05.2010
Deux poils, deux mesures
Précieux lecteur cher à mon coeur, décollante lecteuse carrément pas affreuse,
Dans cette note : du cul, du pognon. Et du sport, parce qu'il faut bien mener une vie saine.
Tu verras que c'est une note un peu fourre-tout, et pas seulement parce qu'il y est question de Franck Ribéry.
Edit suite aux deux premiers commentaires : cette note ne traite pas de football, de tactique 4-4-2 vs. 4-3-3... les filles, vraiment, pfff...
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Remarque préliminaire
Aujourd'hui, Véronique Courjault est sortie de prison. C'est triste.
1. C'est triste parce qu'elle est seule. Son mari est en froid avec elle, et ses enfants aussi ;
2. C'est triste parce que Véro, on la met dehors juste au moment où les températures remontent, alors que l'année à une seule saison (l'hiver), c'est le truc quasiment inventé pour elle : elle peut avoir plein d'activités avec ses enfants et ses animaux de compagnie, les poissons panés.
(d'ailleurs, c'est comme ça qu'elle fait la différence : ses poissons sont panés, alors que ses enfants, si)
Fin de la remarque préliminaire
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Sans transition aucune, et parce que ça fait trop longtemps que je n'ai pas écrit, on commence par les bonnes nouvelles : les joueurs de l'Equipe de France de football arrivent, enfin, à jouer collectif.
OK, OK, ils n'en sont pas encore à enchaîner trois passes sans que ça devienne une affaire nationale... mais faut reconnaître tout de même qu'on avance dans la bonne direction.
Après tout, une fois que tu partages tes gonocoques avec tes camarades de chambrée, tu as moins de difficulté à leur emprunter leur brosse à dents, quand, par hasard, tu as oublié la tienne.
Mais surtout, SURTOUT, je tiens à souligner l'incohérence des choix de Raymond Domenech : voilà un entraîneur qui écarte Karim Benzema parce que, prétendument, il a une attitude désinvolte.
KWÂÂÂ ???
Benzema, désinvolte ?
Le gars, il s'entraîne toute la semaine et le WE, il va parfaire sa technique dans un établissement spécialisé : un hôtel de passe.
Moi, je dis qu'à ce niveau, le dévouement confine au sacerdoce.
Enfin, dans cette affaire, il faut noter l'attitude toute en retenue de notre ministre des Vaccins et des Laboratoires Pharmaceutiques, j'ai nommé Roselyne Bachelot.
Roselyne, probablement épuisée par le lancement de son opération "pour un vaccin H1N1 acheté, 223 rappels offerts" (offre valable jusqu'en avril 2051, France métropolitaine, DOM, TOM et étranger seulement), elle a cru bon de mettre les crocs dans le plat : "un joueur qui serait mis en examen ne pourrait plus porter le maillot de l'équipe de France".
Bien, bien, bien...
Roselyne, je l'aime d'un amour pur comme une passe de Sidney Govou, d'un amour beau comme un nichon de Zahia en croûte de béchamel, mais là, je dois dire que j'ai des doutes quant au caractère judicieux de cette prise de position.
D'une part, personne n'a été mis en examen.
Ni Franck Ribéry, ni les autres consommateurs de Zahia.
Et il y a peu de chance qu'un joueur le soit.
A la rigueur, ils seront convoqués à titre de témoin, mais probablement rien de plus.
D'autre part, je me souviens d'une époque pas si lointaine (février 2008) où une personne pouvait continuer à exercer alors que, précisément, elle était mise en examen.
Cette personne, c'était Santini.
André Santini-le-sénateur, pas Jacques Santini-le-sélectionneur-orthophoniste de l'équipe de France*.
Alors Ministre de la Fonction Publique, André Santini était mis en examen pour prise illégale d'intérêt, faux et usage de faux et détournement de fonds publics.
Il semblerait donc que ce soit moins grave que de mettre sa zigounette dans le pilou-pilou d'une femelle domestique dissimulant son age véritable, et que, par conséquent, Jacques Santini aurait pu -quel dommage que Domenech n'y ait pas pensé, c'eût été une surprise dont il a le secret- remplacer au pied levé Franck Ribéry, Karim Benzéma ou Sidney Govou.
Pour Thierry Henry, ça aurait été plus compliqué.
On ne remplace pas un tel joueur au pied levé.
A la main levée, à la rigueur...

Humeur du jour : I'm BACK !
Zik : Big B - Criminals, ça me rappelle les mythiques Sublime
Conclusion : Jah Love est rond comme un ballon (mais moins jaune qu'un citron)(ne me remercie pas, c'est cadeau)
Et demain ? : demain, on se demandera s'il faut rire de la vanne (qui n'est pas de moi et circule sur l'Internet électronique) "la tête de Zidane... la main d'Henry... la bite de Ribéry... ça descend, il vont bientôt jouer avec leurs pieds !"
* Jacques Santini, c'était le gars, pour dire qu'il était satisfait, il lui fallait 2 minutes 37 (son record) tellement il parlait lentement. Les sourds qui lisaient sur les lèvres se demandent encore : les actions au ralenti, OK, mais le sélectionneur, pourquoi ?.
15:07 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : ribery est dans une mauvaise passe, ribery, santini, bachelot se fait épiler demi-jambes |
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15.03.2010
On va s'instruire un peu, avant que ce ne soit plus possible.
Précieux lecteur cher à mon cœur, incarcérée lecteuse à la toison pileuse,
Dans cette note : l'expression d'une certaine inquiétude. Voire d'un courroux qui me ferait passer pour une personne atrabilaire, alors que non, en fait.
ET UN NOUVEAU SURNOM POUR NOTRE PRESIDENT (que n'y ai-je pas pensé plus tôt ?)
Je ne sais pas si tu lis ma prose depuis un bout de temps.
Si oui, tu as bien raison, et sinon, tu peux toujours prétexter que tu survis en Région, une zone géographique où l'électricité n'a pas encore montré son utilité face au gourdin servant à chasser l'écureuil.
Depuis la campagne de Périnée Ier, en 2007, j'ai exprimé ma crainte de voir la Justice péricliter et faire l'objet d'une mise à sac par l'exécutif.
La Justice, c'est comme les hôpitaux : on s'en fout, jusqu'au jour où on en a besoin, et où on se rend compte que rien ne fonctionne... mais avant, jamais on n'irait manifester pour cette cause.
Notre Nanisme Irradiant le sait bien et œuvre donc dans le sens d'un démantèlement méthodique depuis son avènement au pouvoir.
Ca a commencé par la nomination de Dati Von Teese, qui gardait pour elle ses bonnes idées au lieu des sceaux que la République lui avait confiés.
De démission de directeur de cabinet en décision inepte conduisant à des grèves et blocages, on a pu constater qu'elle s'était mis à dos non seulement toute la gamme des robes de soirée de Dior, mais également l'ensemble des intervenants de son domaine (avocats, juges, auxiliaires de justice et même élus locaux -de gauche, mais n'y vois pas malice- à qui on a supprimé leur tribunal de manière arbitraire).
Dior Couture, le costume... (quand même !)
Hélas !
On sait désormais que Dati Von Teese n'était, si je puis dire, que la première MAM du rasoir UMP sur la Justice.
Maintenant que nous bénéficions des aptitudes de la sémillante Michèle Alliot-Marie, nous avons la chance de nous voir proposer la suppression du juge d'instruction, pour une "justice plus fluide".
Hum.
Reprenons.
Depuis le IIIème siècle avant Carliton Ier, empereur de la talonnette, Montesquieu a théorisé l'équilibre nécessaire entre
- le pouvoir exécutif (le gouvernement, actuellement aux mains de la droite),
- le pouvoir législatif (le parlement qui répond aux ordres attentes de l'exécutif de droite aussi promptement et souvent que Frédéric Lefebvre dit une connerie, et à qui il faudrait rappeler que la couleuvre est une espèce protégée et qu'il faudrait arrêter d'en avaler par paquets -fiscal- de douze)
- le pouvoir judiciaire (la Justice, théoriquement indépendante).
Cherche l'erreur.
Celui qui l'a tout de suite vue, l'erreur, c'est notre président Ray-Ban des Bois*, qui aime prendre aux riches pour redonner aux riches en faisant croire aux pauvres qu'il ne peut pas faire autrement.
Indépendante ? La Justice ?
Mouais, pas vraiment.
Mais trop quand même.
Alors il a voulu tout mettre en œuvre pour que l'once d'indépendance qui restait puisse disparaître, à petit feu.
Le juge d'instruction disparaît.
- l'enquête et l'opportunité des poursuites sont confiées au magistrat du parquet (le procureur, donc)... qui dépend du ministère.
- MAIS, GARANTIE ULTIME, ledit procureur aura l'obligation de désobéir si le ministre lui donne l'ordre de ne pas ouvrir une enquête, ce qui, nous dit-on, n'arrivera pas (cherchez la logique).
Précision : seuls les ordres écrits comptent, hein.
Les demandes orales, c'est maison magique, ça n'existe pas
- les délais de prescrition seront revus à la baisse : seule comptera la date de l'infraction et non la date de la découverte de l'infraction.
Je te le dis comme je le pense : on veut nous la faire à l'envers.
Je demande à voir :
1. Un procureur qui désobéirait à la main qui le nourrit mais qui décide également de l'évolution de sa carrière.
2. En cas de désobéissance, nul doute qu'une enquête serait alors ouverte. Enquête qui serait donc confiée à ?... un autre procureur, donc, qui aurait obligation de désobéir, si... et ainsi de suite jusqu'à trouver un procureur conciliant.
Elle est pas belle la vie ?
Le syndrome de la Vache-Qui-Rit (elle porte des boucles d'oreille dans lesquelles on voit uen Vache-Qui-Rit qui porte des boucles d'oreille dans lesquelles on voit une Vache-Qui-Rit, etc.) appliqué à la vie judiciaire ;: mortel !
3. Pour couronner le tout, on met en place de nouvelles règles pour la prescription : le point de départ de la prescription est la commission du délit, pas sa découverte... ce qui a pour conséquence que toutes les affaires de financement illégal, de prises illégales d'intérêts, les abus de biens sociaux, les délits d'initiés... tous les délits financiers, en gros, passent à la trappe. L'affaire ELF, les frégates de Taïwan... rien ne peut même être examiné par le procureur car on les découvre trop tard.
Pour les délits politiques : les faux électeurs de Jean Tibéri, par exemple, c'est la même.
Dès qu'il faut, pour découvrir l'infraction, que l'auteur ait quitté ses fonctions... c'est une protection DE FACTO apportée à tous les patrons, à propos desquels il faut se souvenir que Ray-Ban des Bois disait qu'il fallait leur épargner la judiciarisation exagérée de leur activité.
Ah, ben là, ils sont peinards, les gars : il suffit qu'ils tiennent en place six ans, et on ne peut plus les inquiéter.
Tiens, imaginons...
Imaginons un patron qui prêterait son yacht et son avion -pardon, le yacht et l'avion de sa société- à un homme politique, sans contrepartie (l'homme politique insiste, considérant que ça le dédouane).
Ceci constitue un abus de bien social caractérisé, puisque la société propiétaire du yacht/de l'avion n'en tire aucun bénéfice.
Imaginons -toujours pour le plaisir du raisonnement : qu'on soit d'accord, dans une démocratie, cette situation ne serait ni acceptable, ni acceptée- imaginons maintenant que l'homme politique se fasse élire pendant une dizaine d'années.
Il ne pourrait plus être poursuivi à la fin de son second mandat pour ces abus de bien sociaux, même si un procureur sacrément fripon le voulait.
CQFD.
(allégorie)
*Ray-Ban des Bois, voilà le nouveau surnom...
Humeur du jour : flap ! flap ! flap ! (le bruit de la fessée reçue par l'UMP me réjouit, je dois avouer...)
Zik : Shakaponk - How We Kill Stars, parce que ça me réjouit, ça sonne festif comme du Silmarils mêlé d'Enhancer...
Conclusion : pas de réforme, ni de prescription pour le Jah Love.
Et demain ? : demain, tu partiras te reposer en Guadeloupie si tu te démerdes bien.




