11/05/2011

Supprimer l'ISF, c'est i2*

*ou comment faire un titre crypto-mathématique qui se la pète, même à la Benichoo's Cup.

 

Précieux lecteur cher à mon coeur, choucroutée lecteuse qui se sent drôlement matheuse, 

 

Dans cette note : la démonstration mathématico-politique de la disparition de l'ISF.
Rien de moins.

 

N'étant pas encore amnésique, j'ai quelques souvenirs de mes années de lycée.
Outre les bêtises que je ne peux pas raconter ici parce que ma fille me lit (désolé, mais pour le coup des souris, il va falloir attendre encore un peu, Mxu), j'étais un bon élève.
Dissipé, peu enclin à la discipline, mais bons résultats partout

Partout... sauf en SVT et en dessin/techno, et ce, pour des raisons concordantes : je ne suis pas fichu de faire un dessin correctement, et j'ai des problèmes avec la symétrie (faire une homothétie correcte doit m'arriver à chaque fois que Frédéric Lefebvre a un propos nuancé, c'est dire). 

Tout ça pour me la péter : j'étais bon élève
Quand on m'a dit que "moins pas moins, ça fait plus", j'ai dit "ok", parce que j'étais -déjà- peu critique et pas contrariant. 
"En conséquence, un nombre au carré ne peut pas être négatif",  a-t-on ajouté. Moi, j'ai acquiescé, c'était logique.
Et je l'ai retenu comme une règle absolue et intangible.
Ce que c'était.

Alors, quand on m'a présenté "soit i, le nombre imaginaire tel que son carré est égal à -1", j'ai dit "non, cépapossil, piske c un k-ré" (à cette époque, j'étais jeune, et obligé de parler en SMS, puisque le téléphone portatif n'avait pas encore été inventé, je ne pouvais pas en écrire).

Un nombre au carré qui serait négatif ?
Aussi incongru que l'entrée de Franck Ribéry à l'Académie Française.
Et pourquoi pas Estrosi Ministre ? (Ha ? Vraiment ? Nooooooon....) 

Et j'ai laissé tomber les mathématiques à jamais. 
Ce n'est que quelques années plus tard qu'un ami m'a expliqué l'utilité du nombre imaginaire : on l'introduit dans une équation pour se simplifier le travail, et on le retire quand on n'en a plus besoin.

Même si t'es pas matheux(se), tu retiens juste l'astuce : on introduit un concept qu'on sait qu'on va retirer, juste pour résoudre l'équation et se simplifier la tâche.
OK ?  

 

Et maintenant, décodons (à plein tubes), si tu le veux bien : 

En 2007, notre Petit Chambellan de l'Elysée veut supprimer l'Impôt sur la Fortune.
Oui, mais voilà, c'est une manoeuvre trop grossière en faveur des riches, le peuple risque de se rendre compte... on ne peut pas, soulignent les conseillers 

Alors, pour que Johnny et Richard Gasquet* lâchent l'Appenzeller et reviennent au Brie de Meaux, Ray-Ban des Bois© invente le "Bouclier Fiscal" : les riches, il faut les protéger, les pauvres ! (oui, je ne suis pas à un oxymore près)

Donc paf ! Le chien, d'une part, et le bouclier fiscal,d 'autre part. 

rich_poor.jpg

... et on dit que les riches ne donnent pas... n'importe quoi !!! 

 

On laisse passer un peu de temps. 
Disons... 3 années complètes, histoire que les gens s'offusquent mais s'habituent cependant au concept.

Et puis, à un an de l'élection présidentielle, on tente la martingale : "j'ai bien entendu les critiques que les gueux se permettent de faire sur la situation fiscale de mes amis protégés. Ces salauds de pauvres, non contents d'être moches, sont en plus jaloux... je vais les satisfaire"

1. J'engrosse Carla pour montrer que moi aussi, j'ai besoin des allocations familiales ;
2. Je supprime le bouclier fiscal tant honni MAIS j'en profite pour annoncer sans dommage la contrepartie : on va alléger l'Impôt Sur la Fortune


T'as vu ? C'est exactement comme "i au carré = -1"... le bouclier fiscal, c'est un terme qu'on introduit dans l'équation juste pour pouvoir le retirer au moment opportun, quand on n'en a plus besoin.

J'ai un peu l'impression que nous aussi, on est introduit, dans l'affaire... mais t'inquiète : ils vont faire comme pour les 35 heures, par petit bout, pour continuer à se plaindre.

2011-05-11%20Carla%20avec%20la%20bite.jpg

Plus fort que la disparition de l'ISF...
avec mon périnée en béton, je peux soulever Carla !


 

*Johnny, Richard Gasquet... et on se plaint que la vie intellectuelle française ne soit plus vivace ! Forcément, tous nos penseurs sont en Suisse... ils suivent les traces de Voltaire...

 

Humeur du jour : aucune. Ouais.
Zik : Dandy Warhols galore depuis ce matin... du jouissif Bohemian Like You au trop kiffant We Used To Be Friends... sans oublier la découverte du jour : HELLS BELLS
Conclusion : tu veux que j'introduise du Jah Love dans ton équation ???? Je ne vois pas de quoi tu parles... 

Et demain ? : demain, je te parlerai de mon projet et de la fin de mon anonymat photographique... hélas nécessaire (hélas pour moi, hein, parce que toi, tu vas y gagner en identification de l'auteur).

06/05/2011

De mauvais poil...

Je me disais comme ça :

Quand tu travailles chez Gillette...
Le matin où tu te lèves de mauvais poil... arrêt de travail !

(cette vanne est adaptable pour la femelle domestique de l'homme moderne : il suffit de changer "Gillette" par "Veet")
N.B. Ca ne confère pas à la vanne une qualité supérieure.


 

Zik : Garbage - Paranoid

Et demain ? : demain, il faudra que je remette en cause un des piliers fondateurs de ce blog.  

03/05/2011

Il me cherchent... activement

Précieux lecteur cher à mon cœur, comptable lecteuse à la hanche poissonneuse,

 

Dans cette note : t’as qu’à lire.
Mais sache que rien d’essentiel n’est abordé, si ce n’est quelques exaspérations linguistiques légitimes
.
Mais surtout on va arrêter de parler d'Al Qaida, parce que l'exécution de l'autre, l'autre, là... Ouh, ça ma bien saoulé !
(Coup du sombre héros, paf, paf, je me replace pour la Benichoo's cup)

 

Ce matin, j’écoutais la radio.
Oui, on a fait mieux comme entrée en matière : par exemple "je fessais un centriste monogame et unijambiste".
Je sais.
Mais la tension du récit y perd ce que l’exactitude historique y gagne, parce que mon centriste étant en retard pour prendre sa correction -tant pis, il n’aura plus qu’à attendre les prochaines élections-, j’en fus réduit à écouter les programmes du service public.

Je fus assez irrité par deux éléments.

1. Le prix du gaz (ou de l'essence, ou de je-ne-sais-quoi).
La journaliste annonçait que le gaz (ou l’essence, ou je-ne-sais-quoi) allait augmenter de quelques centimes d’euros.
Des centimes d’euros.
Je sais que j’ai déjà écrit là-dessus, mais comme c’est un combat personnel, je le redis.
Elle voulait que ce soient des centimes de quoi, exactement ?
De mètre ? De kilogramme ?

Ou alors...
Ou alors il faudrait que j’explique à mes clients qu’un demi de bière fait 25 centilitres de litre.
Ce qui me prendrait quelques secondes de minute d’heure, temps que j’aurais pu mettre à profit autrement mieux.
Bref : ça m’irrite.

2. Le cas de Xavier Dupont de Ligonnés
Xavier, c’est le gars de Nantes.
Un bon pater familias, qui avait persuadé sa famille qu’il s'était trouvé deux nouvelles passions : le biathlon, d'une part, et les Maçons du Coeur, d'autre part.
La famille aurait pu se renseigner et constater que dans aucun règlement olympique, il n’est question d’organiser une compétition combinant tir au fusil et terrassement... mais il faut croire qu'ils ont été négligents.

2011-05%20Truelle%20Dupont%20de%20Ligonnes.jpg

Amie lectrice, si ton mari part pour son club de tir avec ça dans le sac, fuis.
Ennemie lectrice, dans un cas semblable... fais lui confiance...



De même, quand il leur a dit "venez, on va s’installer tranquillement sous la terrasse", ils ont pensé avoir mal entendu...

Mais là n’est pas la question.
Non, ce qui m’a étonné, c’est quand j’ai entendu la journaliste dire que "la police recherche activement le suspect".

Avec mon esprit logico-déductif, j’en suis arrivé à la conclusion que les autres suspects, notre police nationale les recherche passivement.

- Vas-y José, reverse-moi un pastis, c’est pour une enquête importante, qui demande la plus grande passivité de notre part. Si je mets plus d’une demi-heure à le boire, on me fera passer une heure sup’, je n’abandonnerai pas si près du but…"

Sans doute une nouvelle méthode de l’école de formation des officiers : "dans le cadre d’affaires médiatisées, on n’hésite pas, on met le paquet, on sort l’artillerie lourde : on passe en "recherche active". Pour les autres dossiers, le mode passif s’impose, sans quoi on n’a pas le temps de finir l’apéro."

Tant de conscience professionnelle... entrer dans la police n’est plus une vocation, c’est un véritable sacerdoce.

 

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Humeur du jour : pwintanièwe, fwèwe.
Zik : Jovanotti - L'ombelico Del Mondo
Conclusion : Jah Love actif ou passif, c'est toujours du Jah Love, non ?

Et demain ? : demain sera le mois prochain, à ce rythme-là... (mais je vais essayer de faire mieux, je te le promets)