29.11.2010
L'excuse du jour
Précieux lecteur cher à mon coeur, alpiniste lecteuse aux trajectoires sinueuses,
Dans cette note : le pourquoi de l'absence de NicMo

Marre de l'eau salée à 28°C ?
Tu peux aussi avoir de l'eau douce à 26°C... sans obligation d'escalader.
Mais le Noir descend du singe, donc chez lui, c'est comme un instinct : il grimpe, tu sais...
Dès que je serai de retour de Guadeloupie, nul doute que j'écrirai des notes pseudo-désopilantes à nouveau.
En attendant, si tu veux venir, tu peux toujours consulter le site de la location que je propose.
14:00 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : guadeloupe, nicmo, acomat, grimper une escalope |
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19.11.2010
Mao croisé de de Gaulle
Précieux lecteur cher à mon coeur, maoïste lecteuse que la grande marche rend donneuse*
Dans cette note : aucun apport de l'auteur, juste une citation de notre Petit Monier*
Rien de moins
Or donc, il semblerait que cette histoire de guide vous turlutte un tantinet le cervelet, du moins pour les éléments mâles de mon lectorat, car on sait depuis Eric Zemmour que la femelle domestique de l'homme n'a d'autre épanouissement, que le repassage, la cuisine et le récurage du sol mais en aucun cas l'élévation spirituelle vers les hauteurs atteintes par ce polémiste audacieux et raffiné.
Polémiste audacieux et raffiné, je traduis pour les femelles susmentionnées, ça se prononce "connard".
Je vais donc citer l'extrait du discours effectué par Ray-Ban des Bois lors de la commémoration de la disparition du Général de Gaulle.
It goes like this:
"Si la France m'a appelé à lui servir de guide, ce n'est certes pas pour présider à son sommeil".
Je te laisse, j'ai une sieste à faire, nettement prioritaire sur le besoin de faire l'exégèse de ces billevesées néo-fascistes.

Bon, d'un autre côté, c'est pas non plus comme si les fondements même de la démocratie étaient remis en cause, hein ?
Tant qu'on respecte, par exemple, la séparation des pouvoirs, on peut dormir tranquille.
*Attention : du point pour la Benichoo's Cup, les gars, et du lourd !
12:14 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : guide de la france, sauveur de la france, chagriner une eponge, prendre un rottweiler par la main |
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18.11.2010
La liberté de la pression
Précieux lecteur cher à mon cœur, politisée lecteuse qui regrette d’être filandreuse,
Dans cette note : du journalimse.
Rien de moins.
J’aime bien Nicolas Sarkozy.
J’aime bien ses réactions à vif, toujours réfléchies.
Introduction :
Il y a quelques jours, un journaliste du Monde et un journaliste du Point ont été victimes d’un vol d'ordinateur portatif.
Les deux travaillaient sur l’affaire Sarkozy, indûment nommée affaire Woerth (à ma connaissance, Eric Woerth ayant le charisme d’un yoghourt nature Franprix, il n’a jamais été question qu’il soit candidat à l’élection présidentielle, et donc inutile qu’on finance illégalement sa campagne).
Comme de bizarre, les locaux de Mediapart, site qui a mis sur la place publique nombre de scoops sur le même sujet, ont également fait l’objet d’une effraction.
On a volé des ordinateurs portables.
Probablement pas pour les revendre dans la cave-à-Momo mais pour en examiner les intérieurs comme on le ferait avec Clara Morgane.
Ce qui est gênant, c’est que si "on" avait voulu être discret, "on" aurait juste copié le disque dur.
Donc le message est clair : "on" surveille les journalistes et "on" veut faire savoir aux sources qu’elles sont susceptibles d’être identifiées.
Bon, évidemment, les journalistes*, via la SDJ (Société Des Journalistes) ont crié au scandale et à l’atteinte à la liberté de la presse : sans la protection des sources, que devient la profession ?
La profession deviendrait le strict relais des déclarations toujours empreintes de modération et d'à-propos des Christian Estrosi et autres Frédéric Lefebvre.
Autant dire qu’obtenir un diplôme de journaliste, juste pour corriger les fautes de syntaxes d’analphabètes partisans a de quoi décourager les vocations.
Donc, légitimement, les journalistes se tournent vers l’Elysée pour demander au Président ce qu’il pense de cette situation.
Sa réponse est aussi laconique que révélatrice.
"Je ne vois pas en quoi cela me concerne" (en réalité, là, les journalistes ont reporté le propos comme tel, mais compte tenu du challenge grammatical que constitue pour Ray-Ban des Bois l’utilisation de la forme négative, on peut présupposer que la citation exacte était "je vois pas en quoi ça me concerne, alors casse-toi pôv journaliste").
D’une part, c’est une drôle de conception de la démocratie de considérer que la liberté de la presse n’est pas un sujet.
Surtout de la part du garant de celle-ci (de la démocratie, pas de la liberté de la presse).
Dautre part, parce que ce qui intéresse notre guide…
Ah, oui, il faut que je te fasse une parenthèse : il y a quelques jours, Ray-Ban des Bois, dont la taille du melon semble inversement proportionnelle au taux de popularité dans les sondages, s’est auto-qualifié de "guide choisi par les Français".
Pour info, dans un voyage organisé, le guide, c’est la personne suffisamment grande pour que toutes les personnes du groupe puissent le voir et le suivent.
"Oui, mais on peut lui donner un parapluie" entends-je répliquer d’ici…
OK, mais un nain petit guide avec un parapluie prend toujours le risque de passer pour une amanite phallusoïde...
J’ose espérer que si jamais, si JAMAIS Nicolas Sarkozy est mon guide, c’est uniquement pour le chemin vers la sortie.
Je ferme ma parenthèse et reviens à la relation Sarkozy/indépendance de la presse.
Effectivement, donc, ce qui intéresse notre guide, ce n’est pas la protection des journalistes, mais la sécurité.
Or aucun vol d’ordinateur n’est, à ce jour, à déplorer dans les locaux du Figaro ou de TF1... donc légitimement, il se sent peu concerné.
Les mauvaises langues auront beau jeu de dire que c’est parce que le Figaro n’a pas besoin d’ordinateurs, puisque les papiers arrivent directement de l’Elysée...
Mais la vérité -même si elle dérange, je te la livre brute, il te faudra être fort- la vérité, donc, est que la rédaction de TF1 a pris des mesures drastiques pour qu’on ne vienne pas pirater les enquêtes sensibles qui constituent le quotidien de l’équipe de Jean-Pierre Pernault :
- la dernière corderie de Saint-Jean-des-Fourrés (Charente Inférieure),
- la reconversion de l’usine de tringles à rideau de Boizy-le-Foutre (Haute-Vienne)
- le dernier fabriquant de ridelles de roues de char-à-betterave du Pas-de-Calais
- ou encore le très subversif "où trouver un authentique cannelé-béchamel avant les fêtes de la Sainte Gisèle" que le même le Washington Post a délibérément ignoré parce qu'il dérange trop.
Alors quand jl’entends le président demander à l’imitateur de journaliste qui fait semblant de l’interroger :"pensez-vous que j’ai organisé le cambriolage ? Hein ? Vazy-bâtard fais pas le fils de pute, t’as vu ? Vite fait, ch’te démonte, moi, tac-tac !"
J’ai l’impression de voir un gamin de 5 ans se justifier : déjà, c’est pas moi qui l’ai fait, et EN PLUS, je l’ai pas fait exprès !
Il y aurait eu un journaliste, un seul, avant-hier, il aurait immanquablement posé la question de la note de Fillon à Hortefeux pour le rappeler à l’ordre quant à la surveillance des journalistes et au respect de la législation sur la protection des sources.
Oui, mais voilà : en face, on avait Claire Chazal-biographe-de-Balladur-dont-Ray-Ban-des-Bois-était-trésorier-pendant-la-campagne-de-1995, Pujadas-dont-Ray-Ban-des-Bois-est-le-patron-indirect et enfin Denisot-son-pote-de-pédale**
EXCLUSIF !!!!!
La prochaine interview du président à l'Elysée. Rendu comme fou par l'enjeu, le journaliste ose des questions incroyables
*Le journaliste, c’est le gars payé pour poser les questions qui dérangent. Par exemple, Claire Chazal est connue pour avoir la pugnacité d’un ficus sauvage. Et Michel Denisot n’y va pas avec le dos de la main morte quand il déclare "Oh, oui, Monsieur le Président, comme vous êtes Intelligent !" (même les majuscules s’entendaient, ça faisait pitié pour les vrais journalistes. Son passage par l'Ecole d'Impertinence Interrogative Michel Drucker n'y est pas pour rien !
**Il s’agit ici de sport, et non de fréquentation des back-rooms de l’UMP ces salles pas très propres où des aspirantes Nadine Morano pratiquent des inflations à la chaîne avec, en projection vidéo, "Tous ceux qui veulent changer le monde".
Humeur du jour : mou.
Zik : Distillers - Drain the blood
Conclusion : Oui ou non, veux-tu du Jah Love ? Dis-le moi ! Oui, ou non ?
18:32 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : journalisme, interview, elysee, pernault et combustible a poisson, trombone allemand |
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10.11.2010
Roll, Forest, roll !
Précieux lecteur cher à mon cœur, tintinnabulante lecteuse à la route montagneuse,
Dans cette note : une bonne grosse gaffe de NicMo.
Rien de moins.
Je trouve que le principe de la restauration -ou du bar, c’est pareil- c’est de bien recevoir les gens.
Aussi, je me fais fort d’être affable et poli, et j’aime bien échanger quelques mots avec mes clients.
La plupart du temps, ça se passe bien, mais il est parfois des cas où... comment dire...
Je me souviens par exemple de cette jeune fille qui attendait le terminal de carte bleue pour payer à sa place, et tendait la main gauche par-dessus son épaule, alors que j’étais dans son dos, à droite.
Et moi, je n’ai rien trouvé de mieux à dire que "j’ai besoin de votre doigt, mais de l’autre côté".
En prononçant ces mots, je me suis rendu compte que :
- soit j’étais en train de commettre un impair,
- soit la soirée allait prendre une tournure aussi inattendue que la nouvelle coiffure de Jean-Louis Borloo.
Il n’en fut rien, et aucune orgie dans de la béchamel n’en est résultée.
Ou alors ailleurs que dans mon établissement, ce qui est fort regrettable.
Cette anecdote m’est revenue en tête hier soir... hélas !
Ils étaient une douzaine.
Sympa. Cool.
Des deux sexes (pas dans le sens "des longs et des courts", mais dans le sens "des deux sexes différents").
Ils ont consommé toute la soirée sans jamais être désagréables, toujours polis et souriants.
Des clients modèles.
Au moment de la fermeture, il a bien fallu que j’aille présenter la note, laquelle s’élevait à un peu plus de 200 euros.
Peux-tu me dire au nom de quoi, bougre de crétin digne d’être diplômé de l’ESACEM (Ecole Supérieure d’Attardation Mentale Christian Estrosi - et oui, c’est un diplômé qui a disposé les initiales) j’ai eu besoin de poser la note sur la table en leur disant :
"Maintenant, messieurs, c’est le moment de partir en courant !"
La vanne peut paraître inoffensive.
Sauf quand tu as, juste devant toi, une personne en fauteuil roulant !!!
Etouffez-moi avec un chaton vivant, que je quitte cette planète au plus vite.
Humeur du jour : dormir, bon !
Zik : rien que du Offspring
Conclusion : Jah Love en wheelchair, Jah Love en running shoes... Jah Love de la lose !
Et demain ? : demain, je fais dodo, darling, car je crois que la fatigue nuit à ma sagacité.
18:57 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : gaffe et fauteuil roulant, borloo et onanimse, partir en patagonie pas cher |
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05.11.2010
J'aime pas trop les bar-bus
Précieux lecteur cher à mon cœur, mal barrée lecteuse qui fréquente des estafettes boueuses,
Dans cette note : le quotidien du barman chroniqueur, mais surtout surmené.
Rien de moins.
Tu as pu le noter : tant la fréquence que la qualité des notes sur ce blog a eu tendance à baisser, dernièrement.
La cause en est simple : j’ai eu du travail.
Mais genre : 12 heures/jour (enfin… par nuit) sans nécessairement bénéficier de... comment ils disent déjà ces jean-foutre de syndicalistes ?
Mais si, tu sais, le truc de feignant, là... qu’il faudrait que le Parlement supprime rapidement si on veut mettre le pays en marche...
Le week-end.
C’est ça.
Le week-end.
Je n’ai pas eu de week-end.
Bref : comme je ne fais que jouer au barman et dormir, je vais te raconter quelques aspects de la vie du barman.
Barman, en anglais, ça se dit "waiter".
Ce n’est pas anodin.
Dans ce métier, tu passes une partie non négligeable de ton temps à attendre que le client ait l’excellente idée de venir se défoncer sa race comme une Absolut Spontex se détendre dans ton établissement.
Souvent, je lance alors : "JE VEUX QU’UN CAR DE NATURISTES HONGROISES DEBARQUE MAINTENANT, LA, TOUT DE SUISSE !!!!"
Eh bien, tu le crois, tu le crois pas, mais c’est ce qui s’est passé hier.
Bon, si tu le crois pas, t’as raison.

La queue devant mon bar (allégorie)
(tu peux aussi mettre le pluriel si tu veux)
Copyright : Spencer Tunick
En guise de ouikène, et alors que Maman s’alanguissait sur la couche matrimoniale dans l’attente du devoir conjugal que je remplirais aussi bien que ses intérieurs -c'est dire-, j’ai eu droit à l’appel de mon ami et néanmoins esclavagiste en chef manager GolgoGreg, qui m’annonçait en substance que compte tenu de l’arrivée imminente des 2 autobus transportant des supporters du Borussia Dortmund, il fallait que je vienne fissa travailler, parce que devant ce rush annoncé, il avait besoin du meilleur de la crème.
Et le meilleur de la crème, c’est moi.
La crème au chocolat, si tu veux, mais là n’est pas le propos.
Et donc, j’arrive, je prépare le petit bar sis au fond de l’établissement, que j’anime de mes talents en cas d’affluence, notamment le ouikène.
Effectivement, vers 23 :30, ce ne sont pas deux, mais trois autobus qui se garent devant le bar, lequel se remplit conséquemment.
Atmosphère bizarre :
- déjà, pour se faire des amis, il faut parler allemand ? Tu sais, cette langue morte qui, parce que tu en as séché les cours, t’a permis d’améliorer ton niveau au baby-foot...
- ensuite, je ne sais pas si c’est à cause du score (match nul 0-0 au Parc des Bouffons contre le PSG) mais les gars étaient aussi enjoués que s’ils sortaient d’un colloque d’Alain Minc "Déficits publics, béchamel et frottis vaginal en Westphalie" (je déconseille le frottis vaginal à Dortmund : quoique ne l’ayant jamais expérimenté, je perçois intuitivement que c’est moins agréable qu’une semaine à Sainte Anne, Guadeloupe, face à la mer)(note qu’Alain Minc est capable de se tromper, quel que soit le sujet. Il n’a pas peur, il y va. C’est un don).
Bref, l’Allemand tire la gueule et ne commande pas grand-chose.
Soit une bière, soit eine Cola.
On a vendu quatre caisses de Coca !!!

Le maillot du Borussia Dortmund
d(déclinaisons possibles : rayures fines, verticales, horizontales...)
Bilan : on est envahi par 180 gars bedonnants déguisés en Maya l’Abeille, tenant à la main soit une bière, soit un Coca.
Silencieux (ce ne sont pas des bavards, ni des bavards-rois) et qui ne renouvellent pas leur consommation.
Soudain, à 02:17, ils se sont levés comme un seul Gunthar et sont remontés dans leurs autobus.
Ils n'avaient sans doute pas que ça à faire, non plus : il avaient encore la Pologne à envahir… und wir sind nicht rentriert, comme on dit chez eux !
On a beau construire l’Europe, ça ne donne pas très-très envie d’aller faire la teuf en Rhénanie du Nord, tout ça.
Humeur du jour : fatigué. Encore et encore.
Zik : You touched my Tralala ?
Conclusion : Jah Love devrait envahir la Pologne. Le reste du monde aussi, d’ailleurs.
Et demain ? : demain, on parlera démocratie et journalimse.
18:26 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bar, barman, borussia dortmund, étoiler un chou, tripe de ballon, fustiger une table |
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