29/10/2010
Un peu de Frêche heure
Précieux lecteur cher à mon cœur, attristée lecteuse que le deuil rend soupireuse,
Dans cette note : des points pour la Benichoo Cup, et on verra si les Montpelliérains ont plus d’humour que les jacksoniens, ce qui ne saurait constituer une difficulté insurmontable, m’est avis.
Rien de moins.
Il est grand temps qu’on parle de Georges Frêche, le président controversé de la région Languedoc-Roussillon, qui nous a quittés en début de semaine.
Puisqu’on le regrette plus que Sandy Valentino, penchons-nous un instant sur son parcours.
Le petit George naît en 1938 dans une famille unie.
Il connaît les joies d’une vie simple, puisque son père avait un élevage ovin.
Sa mère est femme au foyer, mais les revenus paternels suffisent, puisque ça se vend bien, la laine Frêche.
(attends, t'en va pas, comme dirait Elsa... on n'en est qu'au début, là...)
Alors à peine âgé de 18 ans, Georges monte à Paris suivre des études et s’émancipe.
Pour bien marquer sa différence, il monte un groupe de rock, et pour faire plus américain, endosse le prénom "Sam".
Concurrencé par un Johnny Halliday pas encore condensé de la francophonie (ben oui quand même : un franco-belge résidant en Suisse et ayant des vues sur Monaco… moi je dis respect)(et je me demande ce qu’il reste de ce condensé, sachant que sa prothèse de hanche l’empêche -précisément- de danser...) il ne rencontre pas le succès espéré et après quelques enregistrements seulement, le Sam Frêche Yeah Band se sépare, ne laissant dans les annales qu’un seul titre, indûment attribué à Kool and the Gang-Bang : Frêche, so Frêche, exciting.
Même les chatons sont en deuil.
Georges, tu leur manques à eux aussi...
Dépité (déjà)(et avec ses p’tites manies, déjà aussi**), le jeune Georges décide de reprendre ses études, son prénom originel, et devient professeur de droit à la sauvette à la sortie du métropolitain, un métier devenu très rare de nos jours du fait de la concurrence des contrebandiers en cigarettes et autres marabouteurs surdiplômés des plus grands centres de médiumnité africaine.
Notons toutefois que le métier de professeur de droit à la sauvette pourrait revenir en force à l’occasion de la crise économique que nous connaissons aujourd’hui.

Le jeune Frêche, mène une vie d’ascète*, mais persévère et connaît un certain succès dans ses affaires, sans pour autant bénéficier de l’entregent généralement nécessaire à une carrière dans le show-business ou la politique.
Autant dire que c’est un saint sans soutien, Georges.
Pour ainsi dire : politiquement, on ne peut pas dire qu'il triche sur son terrain en friche, Frêche.
Il parvient à se faire élire en région, ce qui est moins prestigieux qu’à Paris, tu en conviendras, où le politique a l’honneur de ferrailler contre des pointures comme Arno Klarsfeld (ha ha ha ha ha ha)(bref).
En plus, il faut reconnaître que se faire élire par des gens qui ont un accent comme dans Nicer The Life -peu ou prou, hein, on ne va pas chipoter, on n’est pas en cours d’accentologie appliquée, non plus- c’est un coup à se faire moquer par ses copains.
Blessé, Georges se recentre sur sa région et son électorat, au point de critiquer, un soir de décembre, l’équipe de France parce qu’elle comprend trop de "Blacks et de Beurs".
Une Guerlainde de Noël, en quelque sorte (d'aucuns attribueront cette déclaration à l'abus d'alcool, parce qu'il ne buvait pas que de l'eau, Frêche).
L'équipe de France de Football critiquée par Georges Frêche.
Avec le recul, on se rend compte qu'il n'avait pas tort.
(on se rend compte aussi que le Noir est tricheur : ils sont 12... les fourbes...)
Le Parti Socialiste ne fait ni une, ni deux : en moins de 14 mois de discussions, il est mis à l'amende, Frêche.
Mais il n'en a cure et poursuit son parcours, paisible, à la Frêche, décontracté du Blanc !
Isolé, il fait néanmoins encore parler de lui à l’occasion de l’érection de statues qui, elles-mêmes érectent les cheveux de pas mal de ses contemporains : Lénine, Mao, Jaurès, Staline, de Gaulle…
Il ne les aura pas toutes vues en place : est mort la semaine dernière.
C’est ainsi qu’on l’a mis en bière, Frêche.
Humeur du jour : ça ne vous dirait pas de vous côtiser pour m'acheter ça ?
Zik : The Romantics - What I like about you
Conclusion : Jah Love, c'est l'idéal pour rester fresh en toute circonstance !
*L’ascète n’est pas une autoroute qui mène en Languedoc-Roussillon**, mais un mode de vie, jeune skyblogueur.
**Languedoc-Roussillon que Georges Frêche a tenté de rebaptiser Septimanie, ce qui n’est pas une lotion qui tue les microbes sur les plaies, jeune skyblogueur.
16:10 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : necrologie, george freche, manger un parapluie slave sans sauce, éternuement d'acarien, michel fugain a des varices |
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21/10/2010
Mise en bière d'un a priori
Précieux lecteur cher à mon coeur, précieuse lecteuse houblonneuse,
Dans cette note : un titre fort à propos.
Rien de moins.
Ils sont 4 et, quand ils entrent dans le bar, on sent qu'ils ont entamé l'apéro environ 3 heures avant.
Ils ne portent pas le t-shirt "manger c'est tricher", mais ils pourraient.
Ils ont envie de parler, mais les voisins sont peu réceptifs, sans doute également répugnés par l'haleine chargée des gaillards.
Ils ont commandé un pichet de bière, qu'ils ont bu à moitié.
C'est alors que l'un d'eux, après avoir demandé leur avis aux autres, s'adresse à moi, l'air aussi inquiet que si Brice Hortefeux avait voulu prendre son empreinte.
- Heu, chef ! Chef ! (NDLR : je déteste qu'on m'interpelle, et encore plus en me donnant un titre martialo-humoristique qui ne fait que souligner la misère sociale dans laquelle je me trouve et l'acceptation d'une situation de larbin exsangue d'un patronat toujours imgambe quand il s'agit de dégrader mes conditions de travail, mais je garde néanmoins ces considérations pour moi et ne me départis pas d'une jovialité feinte, certes, mais requise et de bon aloi. Je reste professionnel)
- Oui monsieur ?
- La bière, là... elle a comme une odeur de pisse.
- Pardon ?
- La bière, là, elle sent un peu la pisse, j'te promets ! Sens ! -il me tend alors sa pinte, que je fais mine de renifler-.

- Moi, je trouve surtout que ça sent la bière, si je puis me faire mettre me permettre.
- Non, non... elle a pas un problème la bière Moi, je trouve qu'il y a comme une arrière-odeur de pisse, quand même...
- Bon. Tu bois quoi depuis tout à l'heure ?
- De la bière.
- T'es allé pissé ?
- Ouais. Et ça sentait un peu comme ça.
- Normal : t'as bu de la bière, c'est ton urine qui sent la bière, et non l'inverse.
Soudain, j'ai vu son visage s'apaiser : IL A VU LA LUMIERE !!!
Il a pivoté sur son tabouret pour s'adresser à ses potes en les interrompant "Hé, les gars, hé, les gars !", impatient qu'il était de leur faire partager ce changement de paradigme qui allait, à n'en pas douter, révolutionner sa manière de voir sinon la vie, du moins son alcoolimse.
Il était valorisé et fier, lumineux et rebelle comme un titre d'Alliance Ethnik.
Encore un à qui on va pouvoir vendre de la bière de daube pendant des années.
Humeur du jour : arbeit, arbeit. 7/7...
Zik : Duck Sauce - Barbara Streisand (ce qui prouve qu'Armand Van Helden fait encore de la musique)
Conclusion : Jah Love et une bière. Bonne, la bière. On n'est pas des boeufs.
Et demain ? : demain, je me demanderai pourquoi j'écris. Ou pourquoi je n'écris plus.
17:15 Publié dans Brèves de comptable | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : biere, pisse, bar, xavier bertrand regard julie lescaut, yves cochet se fait fouetter, paradigme et creme anglaise |
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14/10/2010
Ils savent où j'habite (où j'habite... it)
Précieux lecteur cher à mon coeur, lecteuse courtoise et profileuse,
Dans cette note : j'ai peur.
Ils sont là.
Il leur aura fallu un peu de temps, mais ils m'ont trouvé.
Ou quasiment.
Autant dire que je fais moins le malin, et que je regrette tout ce que j'ai pu dire sur le King of Popo et sur leur prétendue inculture.
Clairement, je le regrette.
A genoux, je le regrette.
Comme on dit chez France Télécom : "je me pan ! et je me repens !"
Quelques 350 commentaires courroucés n'auront pas suffi à calmer leur ire, et leur quête semble proche de la fin, désormais.
Bon.
Mais d'un autre côté, leur ténacité n'a d'égale que leur manque de discrétion... ils me laissent quand même quelques indices dans le quartier, quant à l'imminence de leur assaut.
T'as pas autre chose à faire, sans rire ? 
Chais pas, moi, t'as pas du shit à couper ?
Humeur du jour : Yiiii Hiiiiii
Zik : allez, tiens on ouvre le dossier des honteuses*
Conclusion : Jah Love forever.
Et demain ? : Demain, on parlera de liberté, de justice et de l'ooportunité de mettre Dirty Diana au programme du BAC de français CAP onglerie artisitique.
*Pour les honteuses, pas la peine de réagir pour le moment, on va en discuter, garde tes munitions pour le bon moment.
13:46 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jackson et retraite à 12 ans, amender un beignet, priser une chemisier frontiste |
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12/10/2010
Mon père ce héron
Précieux lecteur cher à mon cœur, socialiste lecteuse que la vue d’un Rubik’s Cube rend nerveuse,
Dans cette note : comment l’auteur découvre une pratique bio de la musculation, lui qui n’en demandait pas tant.
Rien de moins.
Certaines soirées de travail sont similaires, en intensité, à l’intervention d’un sénateur centriste en période postprandiale.
Autant dire qu’on s’emmerde un peu.
C’est alors l’occasion de faire le commerçant : discuter avec les personnels des bars d’à côté, faire du relationnel avec la clientèle en terrasse, flâner un peu sur le trottoir en jouant "Aux Champs Elysées" à la vuvuzela pour distraire le consommateur,… bref, tuer le temps.
Ou alors, tout simplement prendre l'air.
Merci de le rendre après l'avoir pris, sinon les autres en manquent.
Je n’étais pas devant mon établissement mais devant celui d’en face, et donc, je prenais l'air.
Même pas l'air inspiré, juste l'air, nature.
Une petite vieille arrive, qui me demande si je travaille.
Un peu échaudé par l’expérience de Marie (je ne vais pas tarder à ouvrir une parenthèse pour te narrer cet épisode) et peu enclin, ce soir-là, à sexualiser un corps que j’aurais dit -sans carbone 14- plutôt bien conservé pour une personne née au Précambrien, je suis sur la défensive.
En préambule, l'auteur tient à édicter la vérité suivante : 
l'entraide, c'est beau comme un chaton.
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La parenthèse de l’aventure de Marie.
Marie fume une cigarette, appuyée contre la porte cochère qui jouxte notre lieu d’exploitation de travail.
Quand viennent se planter devant elle deux adolescents que nous appellerons judicieusement Biactol et Clearasil, eu égard à cette propension qu’a l’épiderme de certains jeunes à vouloir ressembler à la surface de Mars.
Les Beaux Gosses de Riad Sattouf, en gros.
Biactol et Clearasil sont un tantinet gênés et se poussent du coude pour se donner mutuellement le signal que c’est à l’autre de prendre la parole.
Marie continue à fumer et les observe, un peu intriguée.
Finalement :
- Bonjour Madame… euh… vous travaillez, là ?
- Oui. Enfin, je veux dire… je travaille dans le restaurant à côté… pourquoi ? s’enquit-elle en désignant du menton la terrasse
Gloussements et rougissements de Biactol et Clearasil.
- Ben… ç’t’à dire que… on croyait que vous étiez… une dame de plaisir, quoi.
- Ah, ben non. En revanche, une fois que le rideau est baissé, après le service, on fait des partouzes géantes. Venez si ça vous intéresse !
Quatre yeux -dur à dire, ça…- béent autant que leurs deux bouches imitant à leur corps défendant les vagins évoqués de femelles offertes et humides tout juste bonnes à gésir dans un amas de chair et l’attente de la saillie dépassant leurs rêves les plus fous, saillie que par ailleurs Biactol et Clearasil se verraient bien tenter.
- C’est vrai ???? s’écrient en cœur nos deux héros que la perspective de balancer leur béchamel sur autre chose que des pages collées réjouit.
C’est là que Marie a décidé de briser le rêve avec fermeté mais délicatesse, et que les ados ont subtilement perçu qu’il faut rêver au niveau de ses possibilités :
- Mais non, c’est pas vrai, vous êtes vraiment trop cons, les gars !
Je ferme la parenthèse de Marie.
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Et donc la petite vieille, que nous appellerons Simone pour la suite du récit, me demande si je veux bien venir avec elle, chez elle -sueurs dans mon dos, je n’ai jamais été très friand de viande froide, moi- pour... euh, ben pour relever son mari qui repose pour le moment sur le parquet, et le mettre sur le lit.
Elle n’a pas la force de le faire seul.
Relever le mari, pas faire le lit.
Simone, elle ressemble un peu à la grande sœur de Jeanne Moreau, mais qui n’aurait pas vu la pluie depuis 1954. Toute sèche et menue.
Et fripée, aussi.
J’estime que la menace qu’elle représente éventuellement -vue l’incongruité de la demande- est faible et accepte de la suivre dans la cité, pas loin.
En chemin, elle blablatte, assez légèrement, ce qui m'étonne : est-on censé être badin quand on vient chercher du secours ?
La nature humaine est décidément aussi étonnante que diverse...
- Mon mari fait de l’hypertension, il a perdu connaissance et blah blah blah, et la vieillesse est un naufrage et profitez bien de la jeunesse et blah blah blah et…
- Mais vous devriez appeler les pompiers, je ne suis pas secouriste, moi !
- Oh, non, les pompiers, ils vous emmènent à l’hôpital et là on vous embête avec tout un tas d’examens, me dit-elle en sortant de l’ascenceur qui, outre nous avoir mené à l’étage, nous a fait profiter de sa fragrance d’urine de tamanoir du Guatemala.
- Certes, ils sont un peu pénibles pour ça, mais ils vous permettent aussi de rester vivant. Ca compense un peu, non ?
Nous pénétrons dans un appartement.
Un appartement de vieux.
Dans la chanson de Brel, chez eux, ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan.
Mais dans la réalité, comme dit ma fille "<Ah, ça pue, ça sent comme quand les vieilles de la piscine vont à l’aquagym".
Je me demande comment un appartement aussi propre peut dégager ça, comme odeur.
En même temps, je me demande surtout dans quel traquenard je me suis laissé embarquer et quelle va être le montant de la rançon.
On prend un couloir.
Au bout, la porte de la chambre, ouverte... et deux jambes qui dépassent, par terre.
Ce ressemble vachement aux Experts, et pourtant... j me rapproche, forcément : on sait jamais, si c’était une partouze et pas un meurtre ?
Ouais, ben non.
Le vieux est au sol, conscient mais mou, la face posée sur un oreiller.
Mais ce que je remarque surtout, SURTOUT : il fait au bas mot son quintal
Il est aussi gras qu'elle est chétive.

La première représentation du vieux.
Un pote de jeunesse qui l'a faite. Michel Ange, c'était.
"Qui se ressemble s’assemble" dit le proverbe ?
Putain de proverbe à la con, ouais !
Simone veut qu’on le mette sur le lit.
Tous les deux.
On l’a fait, mais je pense que j’ai porté un peu plus qu’elle…
Note pour plus tard : 1. un quintal de viande molle que tu ne peux pas maltraiter, c’est un coup à prendre une suée ; 2. avoir le physique de Michel Crémadès présente parfois des avantages.
Moralité : Simone a voulu me donner un pourboire en récompense, mais comme elle m’avait alpagué devant le café d’en face, je suppose que c’est là qu’elle a posé le biffeton. Les vieux, c’est vraiment des cons.
16:29 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : souder un sénateur, divulguer une truite, repas tentation, tri des boutes |
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08/10/2010
Dati Danièle : ce n'était pas un lapsus
Précieux lecteur cher à mon coeur, engluée lecteuse pas très réjouie d'être une gang-bangueuse,
Dans cette note : un décryptage du lapsus de Rachida Dati auquel peu de media se sont livré.
Rien de moins.
Bien sûr, il y a le spécialiste de la chose sexuelle.
Je ne saurais trop te conseiller d'aller jeter un oeil de temps en temps à Zone Zéro Gêne, par exemple.
Ca te permettra sans doute d'élargir ta... palette de possibilités d'utilisation de la zigounette, du pilou-pilou et de tout ce qu'on peut mettre autour, dedans etc.
Mais tout occupé à se regarder le fondement ou celui de son voisin, le spécialiste de la chose sexuelle s'exprime peu sur la politique.
Bien sûr, il y a le scientifique.
Le scientifique, est facile à reconnaître : il porte une blouse blanche, et, hormis Doug Ross dans Urgences, il présente le sex appeal d'un épluche-légume pompidolien.
Je crois même savoir qu'il ne regarde pas Téléfoot, c'est dire la mornitude dans laquelle il attend le Nobel.
En vain.
Le scientifique est peu tourné vers les relations avec autrui, et pour lui, la chose sexuelle se résume essentiellement aux irritations à l'aine dues au port permanent de la blouse en acrylique.
Bien sûr, il y a les analystes politiques.
Les spécialistes du décorticage tous azimuts des déclarations de ceux qui nous gouvernent.
Eux se sont gaussés du désormais fameux lapsus de Rachida Dati.
Mais pas un n'a remis en cause le caractère involontaire -et collectivement admis comme tel- de son propos.
Réfléchis-y un peu : une personne aussi entraînée à la communication que l'est Dati Danièle peut-elle, sur un plateau de télévision, se décrédibiliser de la sorte ?
Dans le cas présent, et si je puis dire… c'est un peu dur à avaler, non ?
Exclusif : les notes de Rachida Dati pour son intervention sur Canal+
La révélation m'est venue du rappel d'une étude scientifique qui mérite qu'on en parle, encore et toujours.
Une étude de la NCSU (rien à voir avec la série policière, c’est la North Carolina State University, autant dire que ce sont des gars du calibre des chercheurs de l’Université Jean Reno de Nice-Côte-d’Azur, pour donner un équivalent qui te parle) prouve que… attends, je vais le mettre en gros -eh… vu le Boa de Vincennes, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement, chérie…-
Les femmes qui pratiquent la fellation de manière régulière voient le risque de cancer du sein baisser (juqu’à -40%).
Prolepse, prolepse : j’entends d’ici les femelles au lèvres gercées (celles du haut, pas du bas, les lèvres) répliquer que c’est une étude conduite par des hommes etc.
A ces femelles domestiques se réclamant du féminimse, je dirai : l’homme s’est tellement vu répondre "-40%, on ne peut pas laisser passer ça" en période de solde qu’il est légitime que cet argument lui serve maintenant.
Mesdames, sérieux : -40%... vous ne pouvez pas laisser passer ça !
Ensuite : sucer, bon, OK, mais faut-il avaler ?
Oui, l’étude est formelle.
Il faut.
Sucer. OK. Avaler. OK. Mais… "de manière régulière", c’est quoi ? Faut-il que j’emmène Jean-Kevin au bureau pour mon quatre-heures ?
Non, ce n’est pas nécessaire.
Deux fois par semaine, c’est bien.
Mais plus, c’est mieux.
Si tu ne le fais pas pour l’homme, fais-le pour tes nichons.
Conclusion : la fellation est importante pour une question de prophylaxie et de santé publique.
Je suis persuadé que c’est le message que l’ancienne garde-des-sceaux a voulu nous transmettre en feignant de lapsuser.
Ben vi, elle s’est dit : "je relance le débat sur la fellation, j’élimine le problème du cancer du sein et tout le bénéfice politique est pour moi, hallelujah".
En quelque sorte, pour Dati Danielle, c’est son combat, sa turlutte finale (et aussi son fils, sa bataille, comme le disait le poète qui aurait mieux fait d’apprendre à voler qu’à faire des vers, lui qui, du coup, les nourrit maintenant).
Toi aussi, apprends le geste qui (te) sauve !
Oui, mais… Rachida Dati n’a pas voulu que Roselyne Bachelot s’empare du dossier.
Clairvoyante, elle s’est dit : "la Bachelot, elle s’atèle à cette tâche, elle commande direct 134 millions de doses de sperme, et on se retrouve avec 20 millions de Français avec l’air béat malgré des croûtes au nœud.
Et trop fatigués pour aller voter.
Pas jouable."
C’est pourquoi Rachida a voulu la faire subtile.
Fort de cette analyse audacieuse, quoique fort logique, je me permets donc de dire aux blogueuses : au lieu de montrer tes nichons pour sensibiliser les autres au cancer du sein, tu ferais mieux d'ouvrir la bouche !
MJDCJDR...
Humeur du jour : crypto-joyeuse
Zik : allez, tu veux que je te dévoile une de mes honteuses ? (mhhhh... non, pas tout de suite)
Conclusion : groupons-nous et demain, le Jah Love totaleuh sera le genre humain.
Et demain ? : demain, encore de la désopilade. Ouais.
16:33 Publié dans Consonne... Q ! | Lien permanent | Commentaires (7) |
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06/10/2010
Jerome Kerviel : il aurait dû faire tapis (Tapie ?) !
Précieux lecteur cher à mon cœur, lecteuse prototype qui se sent brebis, mais pas galeuse,
Dans cette note : un peu d’irritation face aux décisions de justice.
Rien de moins.
Voici donc qu’en peu de temps, notre justice française a su faire preuve de sa justesse et de son équité.
A ma droite : Bernard Tapie, qui va nous coûter 210 000 000 euros ; à ma gauche, Jérôme Kerviel qui vient de se voir condamner à 5 000 000 000 euros d’amende pour sa participation à la faillite virtuelle de la Société Générale.
Bien bien bien…
Etant tout en nuance, je vais remettre les choses en perspective.
Jérôme Kerviel vient d’être condamné à rembourser 5 milliards euros à la Société Générale.
Laquelle voit sa responsabilité complètement écartée.
Jérôme Kerviel à l'époque de sa splendeur... quand Monica Lewinsky lui rendait visite. 
(ou était-ce RAchida Dati ?)
Bon, comme toi et moi, 5 000 000 000 euros, ça ne nous parle pas, je vais illustrer un peu.
La carrière de Kerviel dans la banque étant quelque peu compromise, il faudra sans doute qu’il passe par des petits boulots, comme souvent en cas de reconversion professionnelle.
Avec un SMIC à 6.96 €/heure, il devra donc travailler 718 390 804 heures et 36 minutes.
Comme ça ne te parle toujours pas, je convertis : s’il travaille 24/24, il n’aura que 29 932 950 journées à accomplir pour rembourser son ex-employeur, ce qui n'est pas grand chose...
Si, comme toute feignasse gauchiste, il refuse de faire plus de 8 heures par jour, il accomplira alors 89 798 850 journées, certes, mais du coup, il a le temps de lire Les Echos et La Tribune pour se tenir au courant des activités de ses copains de bureau.
En travaillant 24/24, ça fait 82 008 ans, et s’il ne fait que des journées de 8 heures, il trime pendant 246 024 ans et il peut enfin travailler pour lui.
Précision : j’ai choisi l’hypothèse que Jérôme est un gars sérieux qui préfère en mettre un bon coup pour être tranquille ensuite.
Aussi ai-je supposé qu’il travaillerait 365 jours/an, et qu’il cumulerait congés payés et RTT pour en profiter à la fin.
Voilà.

D'après les spécialistes, voici à quoi devrait ressembler
Jérôme Kerviel au moment de prendre sa retraite.
Dans une perspective humaniste, nous indiquerons à Jérôme Kerviel le contact de Tabac Info Service : l’ayant vu photographié avec une cigarette, nous l’invitons à abandonner cette dépendance chronophage.
A raison de 5 cigarettes par jour, il perd une heure quotidienne de travail… sur 246 024 ans, ça fait tout de même 30 753 années à rattraper à la fin au lieu de prendre sa retraite…
Ca, c’est une décision de justice qui fait plaisir et est porteuse de sens, je trouve.
Et pour ceux qui organisent ce système fou dans lequel l’argent fait de l’argent qui fait de l’argent sans qu’aucune richesse ne soit jamais produite... eux n’ont rien à se reprocher.
Passons maintenant au cas Tapie.
J’aurais bien dit qu’on allait passer Tapie au cas, mais j’ai peur qu’on en fasse de la bouillie.
Notre pôôvre Bernard !!!
Tellement nécessiteux que l’Etat va lui verser 210 000 000 euros.
Enfin, l’Etat… toi et moi avec nos impôts.
On aurait bien aimé faire plus, mais bon, les circonstances, la crise, les restrictions… tu vois quoi.
210 000 000 euros, dont 45 000 000 au titre du "préjudice moral", montant record en France.
Dans le cadre de l'affaire Tapie
Roselyne Bachelot a commandé 64 millions de doses, pour nous.
C’est vrai qu’il a passé quelques mois dans le quartier VIP d’un établissement pénitentiaire.
J’aimerais comparer ce chiffre au simple million d’euros de "préjudice moral" qu’on a accordé à Patrick Dils : condamné à perpète pour le meurtre de deux enfants, il a passé une dix-septaine d’années en taule, à subir des outrages qu’on n’ose pas imaginer.
Avant d’être rejugé pour être justement acquitté.
Ce qui revient à dire que Tapie a souffert 45 fois plus, pour une durée d’incarcération 12 fois moindre et dans des conditions qui n'ont rien de commun.
En arithmétique, cela fait qu’une journée de souffrance de Bernard vaut 540 fois plus que celle d’un Patrick.
J’ai pris rendez-vous à l’état-civil pour changer de prénom.
Bernard, je trouve ça sexy.
La mansuétude des juges n’a sans doute rien à voir avec la constitution du Tribunal Arbitral composé à l’arrache (avec des potes de/pilotés par Ray-Ban des Bois) juste avant que Bernard ne voie ses voies de recours vainement mais logiquement épuisées… au grand étonnement des suiveurs du dossier.
Je m’étonne enfin -moi aussi- que Christine Lagarde refuse de confirmer ce montant : après tout, c’est notre argent, et nous avons le droit d’en connaître la destination, non ?
45 000 000 euros, ça fait 3 367,5 années de SMIC, si je ne me suis pas trompé.
Ah, ben si, je me suis trompé… c’est net d’impôt, puisque c’est une réparation.
Bah, après tout ce que Bernard a fait pour le pays (il a financé l’OM, quoi !), on lui devait bien ça, non ?
Humeur du jour : Patchanka !
Zik : La Mano Negra - Patchanka, ch'te dis !
Conclusion : je mise tout mon Jah Love. Oseras-tu faire Tapie ?
Et demain : demain, je revêts mon costume en lycra moulant et mon masque pour devenir le héros d'Oberkampf qui vient en aide aux nécessiteux.
Edit de maintenant, comme la dame du même nom : Etienne Pinte, député UMP des Yvelines, a fait paraître hier dans Libération un papier qui est tout à son honneur. Dans lequel il rappelle la tradition d'accueil et d'ouverture de notre pays. C'est un fort beau texte qui prouve que certains députés, quoiqu'encartés, ont encore en tête certaines valeurs. Notons que Pinte est un récidiviste puisqu'il se plaignait d'avoir été roulé par Eric Besson (qui n'aurait pas tenu ses engagements... étonnant, non ?) au début de l'année 2009.
Je n'aurais pas pensé le faire un jour, mais je dois féliciter un député UMP, en l'occurrence Etienne Pinte.
Libération du mardi 6 octobre 2010, page 20 "Les Roms, les oiseaux et la branche"
17:26 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : tapie et kronenbourg, vertiges de poutre, démonter lecteur dvd, une cuillère de dés |
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