22.03.2010
La médaille de bronzé(e)
Précieux lecteur cher à mon coeur, financière lecteuse qui souhaite dorer sa peau crayeuse,
Dans cette note : une proposition carrément intéressante, à savoir la Guadeloupie à prix défiant toute concurrence.
Et aucune illusion au résultat des élections régionales que la droite n'a pas perdues, non, non.
Ah, ben si, finalement.
Et un rébus de deux phrases (une affirmation et une question) pour te faire chauffer les neurones, aussi.




L'offre du jour est la suivante : tu m'envoies des clients, qui, en totalité, louent pendant 5 semaines* et je t'offre une semaine de location gratuite. Tu peux voir comment c'est joli en cliquant ici.
Conclusion : Jah Love en rébus, mais en reboira parce que c'est bon, le Jah Love.
*ça peut aussi être les deux appartements loués pendant 18 jours, ou une location de 2 semaines puis une location de 3 semaines... on cumule la totalité des locations.
15:37 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : guadeloupie, guadeloupe gratuite, rebus, xavier bertrand a mangé un truc pas frais |
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15.03.2010
On va s'instruire un peu, avant que ce ne soit plus possible.
Précieux lecteur cher à mon cœur, incarcérée lecteuse à la toison pileuse,
Dans cette note : l'expression d'une certaine inquiétude. Voire d'un courroux qui me ferait passer pour une personne atrabilaire, alors que non, en fait.
ET UN NOUVEAU SURNOM POUR NOTRE PRESIDENT (que n'y ai-je pas pensé plus tôt ?)
Je ne sais pas si tu lis ma prose depuis un bout de temps.
Si oui, tu as bien raison, et sinon, tu peux toujours prétexter que tu survis en Région, une zone géographique où l'électricité n'a pas encore montré son utilité face au gourdin servant à chasser l'écureuil.
Depuis la campagne de Périnée Ier, en 2007, j'ai exprimé ma crainte de voir la Justice péricliter et faire l'objet d'une mise à sac par l'exécutif.
La Justice, c'est comme les hôpitaux : on s'en fout, jusqu'au jour où on en a besoin, et où on se rend compte que rien ne fonctionne... mais avant, jamais on n'irait manifester pour cette cause.
Notre Nanisme Irradiant le sait bien et œuvre donc dans le sens d'un démantèlement méthodique depuis son avènement au pouvoir.
Ca a commencé par la nomination de Dati Von Teese, qui gardait pour elle ses bonnes idées au lieu des sceaux que la République lui avait confiés.
De démission de directeur de cabinet en décision inepte conduisant à des grèves et blocages, on a pu constater qu'elle s'était mis à dos non seulement toute la gamme des robes de soirée de Dior, mais également l'ensemble des intervenants de son domaine (avocats, juges, auxiliaires de justice et même élus locaux -de gauche, mais n'y vois pas malice- à qui on a supprimé leur tribunal de manière arbitraire).
Dior Couture, le costume... (quand même !)
Hélas !
On sait désormais que Dati Von Teese n'était, si je puis dire, que la première MAM du rasoir UMP sur la Justice.
Maintenant que nous bénéficions des aptitudes de la sémillante Michèle Alliot-Marie, nous avons la chance de nous voir proposer la suppression du juge d'instruction, pour une "justice plus fluide".
Hum.
Reprenons.
Depuis le IIIème siècle avant Carliton Ier, empereur de la talonnette, Montesquieu a théorisé l'équilibre nécessaire entre
- le pouvoir exécutif (le gouvernement, actuellement aux mains de la droite),
- le pouvoir législatif (le parlement qui répond aux ordres attentes de l'exécutif de droite aussi promptement et souvent que Frédéric Lefebvre dit une connerie, et à qui il faudrait rappeler que la couleuvre est une espèce protégée et qu'il faudrait arrêter d'en avaler par paquets -fiscal- de douze)
- le pouvoir judiciaire (la Justice, théoriquement indépendante).
Cherche l'erreur.
Celui qui l'a tout de suite vue, l'erreur, c'est notre président Ray-Ban des Bois*, qui aime prendre aux riches pour redonner aux riches en faisant croire aux pauvres qu'il ne peut pas faire autrement.
Indépendante ? La Justice ?
Mouais, pas vraiment.
Mais trop quand même.
Alors il a voulu tout mettre en œuvre pour que l'once d'indépendance qui restait puisse disparaître, à petit feu.
Le juge d'instruction disparaît.
- l'enquête et l'opportunité des poursuites sont confiées au magistrat du parquet (le procureur, donc)... qui dépend du ministère.
- MAIS, GARANTIE ULTIME, ledit procureur aura l'obligation de désobéir si le ministre lui donne l'ordre de ne pas ouvrir une enquête, ce qui, nous dit-on, n'arrivera pas (cherchez la logique).
Précision : seuls les ordres écrits comptent, hein.
Les demandes orales, c'est maison magique, ça n'existe pas
- les délais de prescrition seront revus à la baisse : seule comptera la date de l'infraction et non la date de la découverte de l'infraction.
Je te le dis comme je le pense : on veut nous la faire à l'envers.
Je demande à voir :
1. Un procureur qui désobéirait à la main qui le nourrit mais qui décide également de l'évolution de sa carrière.
2. En cas de désobéissance, nul doute qu'une enquête serait alors ouverte. Enquête qui serait donc confiée à ?... un autre procureur, donc, qui aurait obligation de désobéir, si... et ainsi de suite jusqu'à trouver un procureur conciliant.
Elle est pas belle la vie ?
Le syndrome de la Vache-Qui-Rit (elle porte des boucles d'oreille dans lesquelles on voit uen Vache-Qui-Rit qui porte des boucles d'oreille dans lesquelles on voit une Vache-Qui-Rit, etc.) appliqué à la vie judiciaire ;: mortel !
3. Pour couronner le tout, on met en place de nouvelles règles pour la prescription : le point de départ de la prescription est la commission du délit, pas sa découverte... ce qui a pour conséquence que toutes les affaires de financement illégal, de prises illégales d'intérêts, les abus de biens sociaux, les délits d'initiés... tous les délits financiers, en gros, passent à la trappe. L'affaire ELF, les frégates de Taïwan... rien ne peut même être examiné par le procureur car on les découvre trop tard.
Pour les délits politiques : les faux électeurs de Jean Tibéri, par exemple, c'est la même.
Dès qu'il faut, pour découvrir l'infraction, que l'auteur ait quitté ses fonctions... c'est une protection DE FACTO apportée à tous les patrons, à propos desquels il faut se souvenir que Ray-Ban des Bois disait qu'il fallait leur épargner la judiciarisation exagérée de leur activité.
Ah, ben là, ils sont peinards, les gars : il suffit qu'ils tiennent en place six ans, et on ne peut plus les inquiéter.
Tiens, imaginons...
Imaginons un patron qui prêterait son yacht et son avion -pardon, le yacht et l'avion de sa société- à un homme politique, sans contrepartie (l'homme politique insiste, considérant que ça le dédouane).
Ceci constitue un abus de bien social caractérisé, puisque la société propiétaire du yacht/de l'avion n'en tire aucun bénéfice.
Imaginons -toujours pour le plaisir du raisonnement : qu'on soit d'accord, dans une démocratie, cette situation ne serait ni acceptable, ni acceptée- imaginons maintenant que l'homme politique se fasse élire pendant une dizaine d'années.
Il ne pourrait plus être poursuivi à la fin de son second mandat pour ces abus de bien sociaux, même si un procureur sacrément fripon le voulait.
CQFD.
(allégorie)
*Ray-Ban des Bois, voilà le nouveau surnom...
Humeur du jour : flap ! flap ! flap ! (le bruit de la fessée reçue par l'UMP me réjouit, je dois avouer...)
Zik : Shakaponk - How We Kill Stars, parce que ça me réjouit, ça sonne festif comme du Silmarils mêlé d'Enhancer...
Conclusion : pas de réforme, ni de prescription pour le Jah Love.
Et demain ? : demain, tu partiras te reposer en Guadeloupie si tu te démerdes bien.
02.03.2010
Le dégoût et les couleurs
Précieux lecteur cher à mon coeur, influencée lecteuse qui, du coup, est modeuse,
Dans cette note : des réflexions pour les filles.
Ouais, je tente des trucs de dingue, car les filles sont comme les miroirs : elle réfléchissent mais ne pensent pas (Ce n'est pas de moi, c'est d'Arthur Schopenhauer. Ou de François Valéry, je confonds les philosophes)(j'en profite pour rappeler aux lecteurs du Figaro que schopenhauer n'est pas une marque de bière bavaroise)
Les filles, je me demande parfois si on ne vous prend pas pour des truffes.
Des truffes au chocolat, même.
Hier, en pleine phase de boboïtude assumée, Manman et moi déambulions dans le Marais (le Marais DE PARIS, pas celui dans lequel tu t'abimes les vertebres à pêcher le têtard avec ton gourdin dans l'espoir de manger autre chose que du chien rôti, lecteur des Régions qui possède désormais le feu) et devisions de choses essentielles, comme la silhouette de la jeune fille, là, avec les Converse marron...
- Elles ne sont pas marron, elles sont chocolat, me reprit Manman
Après lui avoir fait constater
1. que le bord du trottoir, en granit, était nettement plus solide que l'émail de ses dents et que ce genre de remarque me courrouçait un tantinet,
2. que je la félicitais d'avoir une bonne mutuelle, qui lui permettrait d'avoir des prix sur l'oeil de verre qu'elle devrait bientôt porter, compte tenu de sa détestable habitude de vouloir éteindre ma cigarette avec son iris (oui, pour l'occasion, je m'étais mis à fumer) ;
je lui ai fait par de ma perplexitude.
Alors : on ne dit plus qu'on a acheté un pull marron, ça fait ringard.
On dit "j'ai déniché chez Zadig et Cotonniers un petit top chocolat, j'ai trop kiffé".
Moi, féru de vocabulaire et soucieux de ne pas être dépassé par mon époque, tu penses bien qu'aussitôt, j'ai adopté cette dénomination.
Ou pas. Tellement je trouve ça absurde.
Parce que la question qui me vient aussitôt à l'esprit est la suivante :
Le chocolat... c'est quelle couleur, exactement ?
La réponse, normalement, est : marron.

Non... moi, j'aime bien...
Je me demande donc quelle femelle corrompue journaliste d'un catalogue publicitaire canard féminin a eu cette idée lumineuse, de remplacer "marron" par une denrée de cette couleur ?
Et pourquoi les autres femelles se sont senties obligées de suivre, même celles qui ont un QI supérieur à celui nécessaire au tassage des cuticules en élaborant des théories complexes à base de disparition des saisons ?
Non, mais sans rire, les filles, ça va pas, non ?
Tu n'es pas convaincue, lectrice ?
Je vais te donner un autre exemple.
"Je me suis acheté deux paires de bottes. Une paire noire, et une paire taupe".
(C'est juste pour l'exemple, hein... moi, je ne porte que des Burning Shoes)
Taupe ?
TAUPE ?
Non, mais... "taupe", quoi !!!!
Là, je crois plus à une blague de markéteux qui a pris de l'ampleur parce que la femelle domestique de l'homme moderne ne maîtrise pas bien le second degré.
En gros, on a choisi, pour décrire une couleur, un animal qui vit sous la terre, et donc QUE PERSONNE NE VOIT !!!
JAMAIS !!!
A priori, la mode est lancée par les parisiennes, et franchement, ça fait 20 ans que je suis à Paris et que je marche en regardant le sol.
Plus pour éviter les mines canines, que par peur des taupes, j'en conviens.
Je n'en ai jamais vue aucune dans le XIIème arrondissement, ni dans les autres districts de la rive gauche.
Ni même un indice laissant à penser que peut-être... une taupe...
A la rigueur, la femelle dirait : "j'ai acheté des bottes fèces de chien" ce serait plus parlant.
Déjà, parce qu'on en voit partout, donc on en connaît la teinte ; d'autre part parce que les chances sont fortes que lesdites bottes finissent par rencontrer la matière servant à décrire la teinte susmentionnée.
Mais j'imagine que la vicieuse qui a lancé cette dénomination n'en a jamais vu non plus, de taupe.
Non, mais sans déconner, c'est de quelle couleur, une taupe ?
Faut habiter en Région pour le savoir.
Et en Région, on ne parle pas des taupes, on les mange en carpaccio.
tu arriveras sur un groupe FB injustement négligé
Et si on avait choisi un autre animal dont on aurait du mal à donner la couleur... je ne sais pas, moi : le pou ?
Vous seriez là, à dire "j'ai un pull pou que je ne mets plus parce qu'il gratte" ?
Ou encore : "les bottes chocolat et le pantalon pou, ça ne va pas ensemble !" ?
Les modeuses vous font dire n'importe quoi.
Marron clair et marron foncé, c'est trop... clair ? (boom boom tsssssssssssssing !)
Humeur du jour : nez bouché, cerveau qui baigne dans les glaires, à moitié fonctionnel... Pénible.
Zik : chais pas, moi... cette vidéo hilarante
Conclusion : Jah Love pour ceux qui se promènent dans le Marais sans se poser de question. Moi, je n'y arrive pas.
Et demain ? : demain, tu prendras ton billet pour la Guadeloupe, tu en parleras à tes amis et j'en serai bien content
00:43 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : converse chocolat, couleur taupe, mode, fille, lancer un poulet mort sur son banquier, tarauder un huissier avec une escalope |
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