24.12.2009
Tu sais... t'es limite
Précieux lecteur cher à mon coeur, poignante lecteuse à la langue pâteuse,
Dans cette note : de la moquerie de la bêtise humaine, parce que c'est toujours plus facile de voir le con chez les autres.
Oui, mais là, quand même !

Et la marque du pluriel me satisfait car notre Ben vaut bien quelques andouilles standard.
Je t'ai promis du Benjamin, tu vas avoir du Benjamin.
On va en faire le tour, en commençant par le plus simple : l'extérieur.
Benjamin est un mâle d'une vingt-huitaine d'années environ.
Une pousse plutôt en longueur (un bon 1,80m), il semble avoir un physique qu'on qualifierait de sec.
Le plus souvent, son visage ne laisse transparaître que l'étonnement, car, nous le verrons, le monde est pour lui source d'émerveillement.
Sans vouloir lui faire offense, Ben, on voit tout de suite dans son regard qu'il est à l'abri du Prix Nobel.
Encore plus quand il s'exprime : si l'accent est celui qu'on retrouve dans les cités, autour d'un feu de voiture, la voix nasille à l'instar de celle de Oui-Oui dit Pine d'Huître qu'Antoine de Caunes interprétait avec brio (pour ceux qui n'ont pas connu Canal Plus à l'époque où c'était une chaîne de télévision, un son approchant serait le cri du jars dont on cautérisearit le périnée au chalumeau à acétylène)(si tu habites en Région, tu pratiques le jars au chalumeau, donc tu vois bien, et si tu as la chance d'habiter Paris, tu as la télévision, tu connais Antoine de Caunes).
Bref : quoi qu'il dise, une irrépressible envie de lui proposer un mouchoir te traverse l'esprit.
Mettons-nous en situation sans jamais oublier que Benjamin n'est pas méchant.
Il est même gentil, mais, comme l'a formulé GolgoGreg : "je crois qu'on n'a pas eu le couteau le plus tranchant du tiroir..."
Cas pratique n°1 : mise sur pied des sapins.
Quand on demande à Ben de mettre sur pied des sapins, il en prend un sur la palette, le met sur pied et ouvre le filet.
A côté, il pose le second.
Il l'ouvre.
Puis le troisième et le quatrième... jusqu'à ce que la ligne soit bien complète.
Le regard fier et noble du sapiniste-conseil satisfait, il est prêt à continuer.
Et il commence à galérer.
Il faut dire que l'accès à la palette est désormais difficile, avec tous ces sapins ouverts...
Quand je lui fais remarquer qu'il est plus aisé de les laisser sous filet pour ne les ouvrir qu'à la fin, il me lance un regard d'épagneul qui vient de recevoir un os à moëlle-béchamel le jour de la mort du chat vicieux.
J'y lis de l'admiration et de la reconnaissance.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de laisser une allée menant directement à la palette en poussant les sapins déjà ouverts sur un seul et même côté, au lieu de passer difficillement au milieu. Et même analyse.
- Ah, ouais, t'as raisoooon ! Eh ! Nico, t'es malin, toi !
Même regard quand je lui ai suggéré de transporter les bûches dans un chariot pour réduire à la fois l'effort et le temps de transport.
- Aouétarézooon !
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas un homo sapiens : il n'apprend pas.

Cas pratique numéro 2 : l'enlevage du pied de sapin.
Pour environ 1/3 des sapins, le client demande qu'on retire la bûche/le pied de l'arbre.
Pour ôter le pied d'un sapin :
1. Le poser au sol, la bûche posée sur sa largeur (le rectangle dessiné par la bûche est donc debout).
2. Prendre une autre bûche -inutilisée jusque-là, elle deviendra un projectile-
3. Mettre le pied du sapin entre ses jambes écartées, se pencher en avant (la tête du sapiniste-conseil va vers celle du sapin couché) et brandir la bûche-projectile à deux mains au-dessus de la tête.
4. Laisser retomber la bûche-projectile, côté plat, sur la bûche-pied-de-sapin.
Souvent, ça met le pied de travers : effectuer une rotation du sapin et renouveler l'opération du côté opposé du pied afin de ré-aligner ce dernier, lequel est désormais dégrippé.
5. Retirer le pied du sapin.
L'astuce n'est pas d'un niveau intellectuel ahurissant : elle revient à singer un homo habilis qui a trouvé le truc il y a quand même 2 millions d'années.
Ou Francis Heaulme quand il tance gentiment un bambin turbulent avec une pierre de 25 kgs.
Ca, c'est la théorie, et le geste de base de tout sapiniste-conseil professionnel.
- Aouétarézooon !
Ben, tu nous laisses, on est entre adultes, là.
- Aouétarézooon ! Scuse...
Benjamin, lui, sans doute friand de nouvelles expériences, mit un grand soin (acharnement ?) à nous démontrer l'inefficacité d'une technique dont les historiens sapinistes n'auront aucun mal à expliquer, dans le futur, pourquoi elle a disparu avec lui)
1. Coucher le sapin n'importe comment. Si le pied repose à l'horizontal, c'est pas grave.
2. Se mettre au dessus du sapin, penché en avant (les fesses vers la tête du sapin, lequel repose entre les jambes de Ben, qui fait face au pied du sapin, donc)et prendre la bûche-projectile contre la poitrine.
3. Taper le pied du sapin en tendant les bras avec la vigueur d'un myopathe perfusé au haschich.
Comme il est inutile de prendre la bûche d'une manière spécifique, il se peut que le manque de vitesse/puissance voit son pouvoir d'inefficience accru par le fait de frapper la partie arrondie du pied du sapin avec la partie arrondie de la bûche-projectile : arrondi contre arrondi, ça glisse bien.
4. Si jamais, par le plus grand des hasards, le pied du sapin venait à bouger, taper toujours du même côté afin qu'il devienne de plus en plus difficile à ôter car il est de plus en plus de travers.
5. Suer beaucoup pendant les 17 minutes que prend l'opération.
6. En profiter pour prendre une belle couleur rougeasse.
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- Ben n'est pas plus homo habilis qu'homo sapiens : il ne peut pas utiliser d'outil.
Nous, on en a surtout déduit un élément pratique :
- Ben ne doit jamais utiliser la tronçonneuse.
Cas pratique n°3 : le sapin à l'envers.
Dans la note précédente, j'ai présenté les lieux.
En gros : des sapins ouverts partout, plus ou moins stables sur leur pied avec une allée permettant au client de circuler et de voir toute la gamme.
Les sapins les plus grands étant au fond, c'est difficile de traverser toute l'allée avec, surtout quand il y a des clients.
Moi, mon truc, c'était de prendre le sapin à bout de bras au-dessus de ma tête, le pied (du sapin) vers l'avant.
Benjamin, son truc, c'était de prendre le sapin par la tête et de le traîner derrière lui, branches aussi ouvertes que la Lucienne-qui-dit-oui à la vue d'un billet de 500 euros.
Après son passage, c'était Hiroshima-sur-Dresde : plus rien debout.
Je lui ai fait remarquer au moins trois fois qu'il était plus logique de circuler avec le pied du sapin en avant.
Golgogreg également.
Un week-end, avec l'aide d'un sapin de 2,30m, il nous rejoue Katrina sur New Orleans.
Je m'agace, car on était en pleine bourre, et lui rappelle sèchement :
- Ben, prends ton sapin à l'envers, on te l'a déjà dit !
- Aouétarézooon , c'est vrai, me répond Ben.
Je vaque ensuite à mes clients, lui aussi, et une vingtaine de minutes passent, au terme desquelles Ben vient m'interrompre dans ma tâche pour me demander :
- Euh, Nico, pour le sapin à l'envers, là, t'as vu ? t'sais... le truc que tu m'as dit, là, t'taleur... (sic)
- Oui Ben ?
- Euh... c'était quoi, déjà ?
Pour les conclusions à tirer de ce cas pratique, se reporter à la conclusion du cas n°1.
Cas pratique n°4 : le bouton stop
Des cas pratiques précédents, tu as pu constater que parfois souvent Benjamin agit sans réfléchir.
Tous les mots sont importants : agir sans réfléchir...
Ainsi, si tu es pressé et que tu dis à Ben : "tu peux me mettre des Nordmann 200-250 sur pied STP ?", il met des Nodrmaan 200-250 sur pied (et il les ouvre, mais ça, c'est ta faute, fallait lui préciser, les arbres ouverts quand il ne faut pas, c'est son truc)... tant qu'il y en a en stock !
Si tu ne passes pas lui dire d'arrêter, il continue, et la seule manière de faire circuler le client qui s'offre désormais à toi, c'est l'accrobranche.
De ce cas pratique nous pouvons en déduire un élément théorique :
- La lenteur d'exécution de certains de ses éléments peut -paradoxalement- se révéler une sécurité pour l'entreprise et sa bonne marche.
.
Voilà pour Benjamin.
Il paraît qu'il y en a plein des comme lui.
A son propos, un camarade sapiniste-conseil disait "pour un mec comme ça, quitter ses parents, c'est déjà un projet de vie".
Je conclurai en disant que pour les parents, s'en débarrasser lui apprendre l'autonomie l'est aussi.
Humeur du jour : il y a sans doute des fautes de frappe voire d'orthographe dans ce texte. Ne m'en tiens pas rigueur, c'est juste parce qu'il est 03:30. Je suis trop fatigué pour relire, mais au moins, j'aurai tenu parole.
Zik : Diam's à l'Elysée Montmartre ce soir. Pas mal du tout, une patate éléphantesque... elle tourne à la Red Bull-béchamel, ou quoi ? (et quand elle explique un peu, ça fait moins dramatique que ce qu'en font les journaux, son changement de vie)
Conclusion : Jah Love en Guadeloupie pour une semaine. Ti punch, darling ?
Et demain ? : demain, je ne sais pas du tout. On verra sans doute à mon retour.
03:32 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : sapiniste-conseil c'est une vocation, assécher un sacerdoce-béchamel |
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17.12.2009
Le sapin est sympa*
*Astuce cachée : sympa, c'est le foirlan de sapin. Le foirlan, c'est du verlan mal maîtrisé : par exemple "il me casse les couilles" -> "il me secou les illeucas", c'est du foirlan.
Précieux lecteur cher à mon coeur, méchante lecteuse, mère Nowel foireuse,
Dans cette note : le lieu du crime. Introduction à l'environnement professionnel de Benjamin.
Je ne raconte pas souvent ma vie, mais il va falloir que je te raconte Benjamin.
Aujourd'hui, je plante le décor.
Eléments de contexte : afin d'essayer de faire le tour de tous les jobs à la con de la terre, je me suis engagé à vendre des sapins de Nowel.
Dans la série des jobs cons, je t'informe que j'ai été rempailleur de chaises à Notre-Dame de Paris, quand même.
Bref.
Avec GolgoGreg, nous avons donc l'animation d'un chapiteau de 300 mètres carrés, posé sur le parking d'un magasin Carrouf.
Tu vas voir que le job n'est pas con :
- je prends des sapins sur leur palette,
- je les porte pour en tailler le pied,
- je les mets sur pied, en les enquillant sur un bûche,
- je les porte dans leur rayon,
- où je retire le filet pour que le client puisse voir le sapin.
Le client arrive,
- je le fais marrer (1),
- il choisit un sapin,
- je le porte jusqu'à la caisse (le sapin, pas le client),
- le client me demande souvent de retirer la bûche (2) (le pied qui m'a demandé tant d'efforts à mettre)(alors que franchement, pour 3,50 euros, prendre son pied... c'est dommage de passer son tour, je trouve, mais bon...)
- je repasse le sapin dans le filet.
Le client repart en se disant que décidément, je suis un vendeur rudement bath doté d'un physique vraiment sensass.
Oui, le client a un vocabulaire un peu suranné.
Ensuite, et c'est là que ça devient un truc de dingue,
- je reprends un sapin sur sa palette,
- je le porte pour tailler le pied, puis
- je le mets debout sur sa bûchette,
- avant de le porter en rayon
- retirer son filet pour remplacer celui qui a été vendu.
Ce qui rend le job difficile, c'est que finalement, ça consiste
- à faire déménageur, ou culturiste (certains arbres sont volumineux/lourds, voire très volumineux/lourds, les allées sont étroites et les clients y circulent aussi, les pieds à tailler sont très larges, etc.)...
- dans une chambre froide (la température culmine royalement à 0°C)(Ah ! le croustillant-gelé du sapin givré dans lequel on plonge la main le matin en arrivant... sensation divine... surtout quand on se dit qu'on doit en ouvrir encore une trentaine)(remarque, le froid, c'est un bon moteur pour la productivité : la seule manière de ne pas avoir froid, c'est de ne jamais s'arrêter)...
- 6 jours sur 7 (la journée durant entre 11 et 14 heures),
- l'uniforme pseudo-imperméable est indispensable : un Coupe-vent rouge sur lequel est inscrit "Attitude Verte", qui est le nom de la boîte (le vêtement rouge avec marqué "Attitude Verte", c'est un truc à rendre fou un daltonien qui, tout à coup, se croit redevenu normal, et que finalement les arbres sont VRAIMENT rouges, on lui a menti) et un pantalon de Cauet (imperméable, même à l'intelligence, donc)
L'autre difficulté, c'est que GolgoGreg veut mettre les chants de Nowel en musique de fond.
Quand j'ai su que le concept d'asile musical n'avait pas cours, j'ai discrètement zappé sur RTL2 à la fin du disque.
Consensuel, je me suis dit, avant de me rendre à l'évidence : seule la première syllabe est respectée, ce n'est pas sensuel du tout !
Ca m'a permis de découvrir Calogéro et surtout de savoir rétrospectivement pourquoi j'ai toujours évité jusque là de l'entendre : le cri de trépas d'un émeu dont on enlèverait le pancréas à mains nues ne m'est pas très agréable.
Un passage sur Virgin Radio m'a permis de constater que la programmation était identique, mais avec seulement 4 disques, ce qui exclut des indispensables comme Daniel Balavoine.
Ni Balavoine, ni les Innocents (un nom qui sonne comme une imposture au vu de leur production musicale) mais plus de répétition.
Faut voir.

La troisième raison qui rend le job difficile, c'est le client.
Déjà, il commence son intervention par "je cherche un sapin" (Ah, bon ? T'es pas là pour une formation rapide sur les marchés obligataires ????)
Certains clients mettent un soin tellement particulier à choisir leur arbre qu'on reconnaît les abonnés à Mon Sapin c'est Ma Vie, l'hebdo qui prépare le mois de décembre toute l'année.
Ce client mate un premier sapin, celui qui est devant.
Le tourne, demande à voir celui qui est dans le deuxième rang.
Je pousse les arbres dans l'allée, allée dans laquelle mes camarades sont susceptibles de passer avec un sapin de 3 mètres porté à bout de bras.
Le client est absorbé par sa tâche, concentré comme Richard Virenque à qui on présenterait ce sommet mathématique qu'il ignorait jusque là : la table de 3.
Il se redresse et remarque un arbre qui a l'air intéressant, là, au fond.
Je lutte dans la forêt pour le sortir, mais entretemps, il a eu le temps de repérer celui qui est encore dans le filet, dans le stock des arbres préparés (prêts à remplacer les vendus, ils attendent sur pied, pas ouverts)(celui qui est dans le filet est, pour des raisons qui m'échappent encore, souvent celui qui est intéressant, même quand une trentaine d'arbres sont ouverts).
Je lui ouvre.
Il hésite.
Se tâte.
Tourne autour.
S'agenouille, même, parfois.
Reprends l'expression Virenque-table-de-trois.
Demande à revoir le deuxième que j'ai sorti, juste pour vérifier.
Et désigne finalement le premier.
Et puis il y a le Gitan.
Ou sa femelle domestique, le plus souvent.
Elle vient avec sa copine/belle-soeur/cousine/styliste.
Choupines comme tout, pour qui aime le jambes en forme de Knacki Balls, rentrées en force dans les bottines blanches sans doute avec l'aide du faible coefficient de friction de l'acrylique du leggings violet brillant qui tente de contenir les susmentionnées Knacki Balls.
Et tant qu'à apprécier l'acrylique, ça tombe bien puisqu'une touffe jaunasse de cette matière semble trôner en lieu de chevelure, juste au dessus du maquillage dont les excès peinent à masquer les lacunes dentaires qu'une mastication de gomme à mâcher permet d'apercevoir.
Une dent, un trou, une dent, un trou, une dent, un tr... Ah ! Non : une dent noire (friponne ! que tu es taquine !)
Elles sont à la féminité ce que Nadine Morano est à la chanson : deux concepts pas destinés à se rencontrer (3).
Pas trop mon genre, généralement.
Souvent, la Gitane tente d'obtenir un prix et argumente fallacieusement.
D'argutie en argutie, elle essaye d'embobiner le vendeur.
Il est naturel que la Gitane cherche à enfumer...
Les deux présentes me demandent de leur montrer un GRAND sapin, et choisissent un arbre de 4 mètres, une sorte de cachalot tristement échoué au fond du chapiteau.
Enorme.
La centaine d'euros.
Elles me demandent tout simplement de couper la tête pour que ça rentre dans la Xantia (!).
Pas 10 cm, non... du vrai travail d'Auvergnat : 1,50 m environ, toute la flèche.
Un massacre.
Ensuite, au moment où on tente de soulever l'arbre, une grosse branche du bas cède sous le poids et me reste dans la main (je suis trop puissant, en fait) et voilà ma cliente qui m'exprime son courroux avec un accent picard que j'eus sans doute apprécié pour la classe naturelle qu'il confère à ses locuteurs, mais j'étais concentré sur la négociation qui allait suivre, car elle me disait :
- Ah, ben j'en veux pô-ein, il manque la moitié ed'sapin-ein... bon, ben je vais prendre l'autre (me désigne l'autre spécimen de 4 mètres que nous avions)
- Ce n'est pas possible, Madame...
- Ben comment qu'on fait, alors ? Il va être tout moche, avec les belles branches d'un seul côté-ein ! On prend l'autre.
- Je ne peux pas, j'ai massacré celui-ci à la tronçonneuse, plus personne n'en voudra jamais, de cette grosse daube qui ne ressemble plus à rien celui-là est déjà vendu.
- Ben comment qu'on fait, alors ? J'vois pô...
Ensuite est revenue la copine/belle-soeur/cousine/styliste de la cliente qui m'a refait le sketch du "on prend l'autre" et quand j'ai rétorqué qu'il était déjà vendu et qu'en plus, le sien était coupé en haut, elle m'a répondu que personne ne le remarquerait.
La bonne foi est dans la place (tout baigne !)
Bref : âpres négociations, j'ai fini par les persuader d'équilibrer le sapin à la tronçonneuse en ôtant les branches du côté opposé à la branche initialement détachée et j'ai raccourci le tronc, plus pratique pour le rentrer dans la caravane, j'ai dit, argument qui a emporté la décision.

Ensuite, on a chargé notre ex-beau sapin (je me suis abstenu de le prénommer Jean-Yves, parce que je ne sais pas comment ça se dit en picard) dans la Xantia, ça traînait presque par terre tellement ça dépassait et je ne sais pas comment elles sont montées à 2 dedans car il allait jusqu'au pare-brise.
Je suis vite parti, car le client se faisait nombreux et Benjamin était seul depuis un bon moment.
Qui ?
Benjamin.
Notre champion...
Humeur du jour : repos
Zik : Tous ceux qui veulent changer le monde - Luc Plamondon feat. Morano/Woerth/Darcos/Lefebvre etc. (trop mortellement ringard bath, je te dis !)
Conclusion : donner du Jah Love ne fout jamais les boules (de Nowel)
Et demain ? : demain, il y aura Benjamin, si t'es sage.
.
(1) La blague qui marche : quand le client a choisi, je le félicite sur son choix, et lui déclare mon regret de voir partir son sapin, qui était mon préféré. J'ajoute qu'il s'appelle Jean-Yves et je dis au-revoir à Jean-Yves. Si dans quelques années on va acheter son Jean-Yves de Noël, ce sera grâce à moi. Mais j'y crois peu, je t'avoue.
(2) J'ai entendu une cliente déclarer à son mari, parlant de moi : "Monsieur va me le mettre dans la bûche". J'ai opiné : "mais tout de suite, madame !".
(3) Encore que... quand Nadine Morano participe au chaleureux lip dub de l'UMP, c'est pas du tout ringard drôlement bath vers 3'20" !
14:53 | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : sapin, sympa, noordmann, tartiner un épicea avec du foie de veau, t'as pas vu mon anorak ? |
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10.12.2009
Identité Nazionale... ça sent le sapin
Précieux lecteur cher à mon coeur, affamée lecteuse aux situations épineuses,
Dans cette note : un rattrapage un peu fourre-tout. D'une part, parce que ça fait un moment que je n'ai pas écrit, et d'autre part, parce que j'adorerais que ce qualificatif (fourre-tout) devienne une injonction, hélas, la femelle est souvent étroite.
D'esprit, je veux dire.
J'avais envie de parler de l'identité nationale, mais finalement, je vais faire très court, car il vient de me revenir en mémoire un souvenir d'enfance :
J'étais en cinquième.
Très bon élève, quoiqu'un peu dissipé, on a tous nos défauts.
Tous les soirs, je rentrais chez moi à bicyclette, et en profitais pour raccompagner Bénédicte de la Particule.
Jusqu'à sa porte.
J'étais amoureux comme on l'est quand on a une onzaine d'années : à en maudire chaque bouton d'acné.
Elle m'avait laissé rentrer, une fois, et j'avais pu constater qu'elle voussoyait sa mère, laquelle était arrivée alors qu'on goûtait.
Par la suite, je n'ai pas pu franchir le palier, parce que... ben... M. et Mme de la Particule lui avaient fait comprendre qu'un Noir à la maison, ça ne se faisait pas.
Jusqu'à la porte, donc.
Ce qui me met mal à l'aise, avec le recul, c'est que sur le coup, je l'ai bien pris (enfin... pas vraiment mal)
Comme une donnée incontournable, comme une fatalité acceptée, naturelle.
Eux, c'étaient de vrais Français, eux.
Je resterai donc à la porte du débat sur l'identité nationale, si tant est que cette expression même ait un sens.
En vous remerciant.
Mais tout ne va pas mal puisqu'on peut dire que la planète est sauvée.
C'est clair.
Ils ont montré qu'ils ont bossé le sujet :
- l'objectif de Copenhague est de faire baisser la température moyenne de 2 degrés, a déclaré Rachida Dati, qui a sans doute confondu sa réunion de presse avec la visite de son chauffagiste.
Si les accords pouvait limiter l'augmentation de la température à 2 degrès, ce serait déjà inattendu.
Je suggère donc à Madame Dati d'aller s'occuper des enfants qu'elle doit s'occuper, avec les gens pour s'en occuper.
Sans quoi elle va encore se prendre les doigts dans la porte, ce qui serait ironique après que Laporte lui eût mis ses doigts dedans.
- J'ai fait comprendre à Obama que l'augmentation du gaz carbonique aggravait le trou dans la couche d'ozone, se pavanait notre Vagal Brunisateur.
Pas mal, pas mal.
Notre Chouchou Lumineux entame la couche d'ozone à coups de CO2, alors que personne n'y avait pensé jusque là.
Après le mur de Berlin qu'il avait pioché avant tout le monde... si le monde se divise en deux... lui, il creuse, visiblement.
(Remarque, hein, Notre Glorieuse Irrandiance vient aussi de déclarer que les universités françaises étaient remontées pour la première fois depuis 25 ans dans le classement des meilleurs établissements publié par Shanghaï... lequel classement n'en est qu'à sa huitième édition annuelle !)
Enfin, je tiens à répondre à l'interrogation qui t'occupe l'esprit depuis des semaines : pourquoi n'y a-t-il pas de blogs de sapinistes sur l'Internet électronique ?
Maintenant que je travaille dans l'atelier du Père Noël, je suis en mesure de lever le voile sur ce mystère.
Le sapiniste que je suis, quand il a fini de manipuler et vendre des sapins de Noël toute la journée, dans le froid d'un chapiteau dépourvu de chauffage (et toujours ouvert au courant d'air, pour des questions de sécurité) et dans la flotte qui s'écoule des branches de ces putains d'arbres, et cela six jours par semaine, rentre et se couche.
Sans même jeter un oeil sur ses mails.
Seule la douche me tient debout quelques instants.
Ensuite, paf ! Le chien Le blogueur !.
Faudra quand même que je te parle de Benjamin, mon camarade de manutention.
Il présente toutes les références du nuancier de la bêtise, c'en est une surprise permanente, une sorte d'émerveillement teinté d'agacement.
Patience, ça vaut le coup.
Humeur du jour : fatigué. C'est tout. Et catastrophé car j'ai perdu mon carnet à idées.
Zik : Asteroids Galaxy Tour. Ce soir, au Trabendo. Vais décider si je quitte Manman pour un sourire de la chanteuse.
Conclusion : Jah Love dans les sapins. Et sapines.
Et demain ? : demain, je te raconterai Benjamin.
Edith : dans ma note sur la décoration d'intérieur, il semble que j'ai merdé sur les liens. La boutique fabuleuse qui propose les merveilles est là.
Paul Simonon : as-tu remarqué les modifs de design ? Les flammes sont plus grandes et moins nombreuses. Et j'ai plus de place pour les tags.
On dit merci qui ? On dit MERCI SEB !
14:18 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : eric besson nu, prendre un sapin par la main, thierry henry vs. francois valery |
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