27.04.2009
Jamais au grand jamais
Précieux lecteur cher à mon cœur, intéressante lecteuse qui pompe comme une trayeuse,
Aujourd’hui, nous ne terminerons pas le récit du périple en Guadeloupe (débuté là, et continué là et là), parce que ce serait bien trop attendu.
J’en entends d’ici se plaindre et demander pourquoi je ne m’occupe pas de ce dossier.
Mais, tel le gars à la pointe des dernières évolutions linguistiques du pays, je leur rappelle que ce blag s’occupe de ce qu’il doit s’occuper, avec les gens qui portent les dossiers qu’ils doivent s’occuper.
(Pour toute demande d’éclaircissement, je te conseille de t’adresser à mon mentor linguistique, Rachida D : bescherelleetgloussementseuropéens@gmail.com)
(Mais si tu veux des excuses pour le retard, tu n’as qu’à faire comme moi : écris à www.desirsdavenir.org et… comme moi, tu ne recevras pas de réponse)(pour le moment)(j’hésite à tenter la relance)(tu crois que si je suis relou à insister, je peux demander à Ségolène Royal de demander pardon pour ma reloutude ?).
Bref.
Du coup, on va parler cul.
Ah ! Ben tout de suite, ça intéresse, hein ?
Et d’en profiter pour mettre en garde tout mon lectorat masculin : il est, en la matière, des questions à ne pas poser, sous peine de voir son égo aussi froissé que le tricot de peau de Jean-Louis Borloo de retour d’apérothon.
Nous allons en voir une.
Une question, pas une peau de Jean-Louis Borloo.
Ne sois pas sot(te), s’il te plaît.
Contexte : nous étions, quelques camarades et moi, dans un bar, en train de deviser sur le concept d’ataraxie et les raisons qui ont poussé Plutarque à s’opposer aux Stoïciens les différents jeux à boire que nous connaissons, quand l’une des participantes a mentionné le Jamèhogranjamè.
Principe : chacun à son tour, les participants lancent une phrase à la cantonade et chacun doit réagir en fonction de son expérience personnelle.
Ex : "Jamais, au grand jamais, je n’ai couché avec une centriste prépubère alsacienne".
- ceux qui n’ont jamais eu la plaisir de se trouver dans cette configuration ne font rien ;
- si cette situation a été vécue par l’un (ou plusieurs) des convives, il(s) boi(ven)t un coup. Et par la même occasion, il pratique(nt) une sorte d’auto-dénonciation dont le résultat est une éruption de questions forcément indiscrètes :
- c’était bien, l’Alsace ?
- tu en as profité pour acheter les bretzels fourrés à la béchamel du marché de Noël de Lafrancetulaquittoutulheim ?"
- tu y es allé en train ? pas trop long ?
Voilà pour la théorie.
En pratique, ça a donné : "jamais au grand jamais je n’ai couché avec un membre de ma famille !" (Tu noteras que l’expression "membre de la famille" n’a jamais été plus juste)(c'est Joseph Fritzl qui me l'a dit).
Et là, du côté des filles : Pau, Cel et Caro boivent un coup.
Du côté des garçons : Stéphane prend une gorgée.
Ah bon ? Mais… c’était avec qui ?
Pau : un cousin.
Cel : moi aussi, un cousin.
Caro : moi aussi, un cousin.
Stéph : ben… moi aussi, un cousin !
Et tous de rire.
Moi compris.
J’ai bien fait de rire, parce qu’à la proposition : "Jamais au grand jamais je n’ai simulé l’orgasme", dans un grand élan d’unanimité qui n’est pas sans rappeler l’élection de Jacques Chirac en 2002, les filles présentes ont bu un coup.
Toutes les filles présentes !
Et moi, naïvement, d’exprimer ma surprise : mais… mais… mais… comment ce fait-ce ? Un doute m'habite...
Il m’a été rétorqué que la femelle domestique de l’homme ne saurait, dans sa vie sexuelle, passer à côté de la simulation, qui permet de mettre un terme à des situations qui parfois, durent en longueur, ou font montre d’un manque de conviction certain.
Oui mais… toutes les filles ?
… vraiment toutes ?
… même Manman ?
Elles se sont alors porté fort que oui, même Manman.
En rentrant, j’ai mal dormi et au petit matin, appuyé sur un coude et beau comme un acteur américain, je me suis enquis.
Ami lecteur, voici donc le conseil du jour : abstiens-toi de poser cette question de la simulation.
Et soyons philosophes : console-toi en te disant que tu couches avec apprentie-Kristin Scott-Thomas.
Ou, pour les plus mauvaises (actrices, je veux dire), une apprentie-Monica Belucci.
Charge à toi qu’elle ne passe pas professionnelle (actrice, je veux dire).
Epilogue : cet épisode ayant un peu tendu nos relations, on s'est réconcilié en faisant l'amour niquant comme des castors.
Elle a crié comme jamais auparavant.
Vraiment du flan cette affaire... je savais bien que je lui flatte la croupe comme personne !
Humeur du jour : samedi, Les Girondins ont gagné contre Vannes. Fingers in the festnoz ! (Ludo ©)
Zik : Foxboro Hot Tubs (le projet wockenwoll de Green Day)
Conclusion : Jah Love, même pas simulé.
15:56 Publié dans Consonne... Q ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : simulation, simulation d'orgasme, vilipender un terroir, bernard pivot a une dent à lui-meme
21.04.2009
Désirs d'avenir, mais aussi de pardon
Précieux lecteur cher à mon cœur, excusée lecteuse qui râle comme une gueuse,
La mode est au pardon, semblerait-il.
OK.
Dont acte.
Je n’ai pas pour habitude de dévoiler ma correspondance privée, mais pour une fois, je vais faire exception.
-----------------------------------------------------------------------
De : NicMo DeBor [NicMo-point-DeBor-at-Hotmail-point-fr]
A : fabienpierrenicolas@gmail.com
Objet : demande de pardon
Camarade Madame, Camarade Monsieur,
Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour la qualité de votre site www.desirsdavenir.org.
C’est très bien fait, tant sur le fond que sur la forme.
Tenez, moi, par exemple, pas plus tard qu’hier, je n’avais plus du tout envie d’un avenir, alors que depuis que j’ai vu chez vous, il n’y a rien que je ne désire plus au monde qu’un avenir, si possible radieux.
Sauf peut-être un présent à la cool (si jamais vous fondez www.desirsdepresentalacool.org, je serais ravi de faire partie des concepteurs/rédacteurs du programme et du site afférant), mais bon, en attendant, un avenir désiré, ce sera déjà pas mal.
Ou deux, même (mais vraiment, je mégotte).
Bref, tout ça pour vous dire que je trouve que Madame Royal a bien raison, mais je trouve dommage que son champ d’action se limite au président de la république, notamment quand elle demande pardon pour les autres.
Tenez, moi, par exemple, j’ai un blog sur lequel je n’ai pas écrit depuis des jours, parce que j’étais en ouacances sur l’île d’Oléron (située, est-il utile de le rappeler, en Charente Maritime)(soit, vous l’aurez déduit, en région Poitou-Charentes, le fief de madame Royal)(Vous voyez, la boucle est bouclée).
C’est à ce titre qu’il me semble légitime que madame Royal veuille bien demander pardon à mes lecteurs pour le retard dans la rédaction de nouveaux billets.
La cause compensera en proximité ce qu’elle perdra en portée politique, vous en conviendrez certainement et je me fais fort que le meilleur accueil lui soit réservé
Dans cette attente, je vous prie d’agréer mes plus gauchistes salutations.
NicMo DeBor
-----------------------------------------------------------------------------
Pour le moment, pas de réponse, mais je vous ferai savoir si ce dossier évolue.
En attendant, je me permets de suggérer quelques pardons que Ségolène Royal pourrait demander.
Et comme j’ai la patate en rentrant de ouacances, et par souci d’équité, je vais également aider Monsieur Frédéric Lefebvre à trouver la réponse adéquate (en italique et en bleu, donc).
- Madame Royal pourrait demander pardon aux Japonais, car Nicolas Berluskozy a dit que les sumotoris étaient rien que des obèses gominés.
- Il s’agissait d’un hommage posthume à Raymond Barre.
- Madame Royal pourrait demander pardon aux ouvriers de Gandrange qui, malgré les promesses de Nicolas Berluskozy, ont bel et bien perdu leur emploi.
- S’ils se reconvertissaient dans la fonte de branches d’Aviator, ils auraient encore un emploi. Ils font preuve d’une mauvaise volonté qu’on ne retrouve plus guère que chez les syndicaliste bolcheviques et archaïques.
- Madame Royal pourrait demander pardon aux communistes pour l’exploitation honteuse et fort tardive de la lettre de Guy Moquet.
- On a pris le temps de corriger toutes les fautes d’orthographe… Guy Moquet est un pur exemple de l’échec de l’école publique qu’il faut réformer en supprimant la moitié des postes de ces pourritures communistes d’enseignants.
- Madame Royal pourrait demander pardon aux Français pour le concert de la Concorde: Gilbert Montagné, Mireille Mathieu, Jean Manson, Didier Barbelivien…
- On a retenu Bigard au bistrot en lui faisant croire que Cécilia était bourrée et allait lui montrer ses nichons. Sans ça, il montait sur scène aussi.
- Madame Royal pourrait demander pardon à Passe-Partout. Nicolas Berluskozy, par son habitude d’être sur la pointe des pieds, n’assume pas sa petite taille.
- La crise de croissance touche l’ensemble du monde. Pas seulement les Français.
- Madame Royal pourrait demander pardon à Elizabeth II pour le pitoyable "It is magnifical" prononcé par Nicolas Berluskozy lors de sa venue à Londres.
- Le président a été déçu car on lui avait promis qu’il serait assis à côté de Beyoncé. Il se trouve qu’en fait de voisine, il avait une personne qui, quoique couronnée, est tout de même ménopausée depuis Réne Coty.
Il en a un peu perdu son anglais.
Rien que de très humain.
- Enfin, si ça pourrait démanger Maâme Royal de d’mander pardon à tous les amateurs de Bescherelle et autre Bled pour les maltraitances répétées que Nicolas Berluskozy fait subir à répétaition à la langue française, ce serait bien de la bravitude, non ?
- Oui, il y en a, qu'on se demande à quoi qu’ça leur a servi de faire des études pour faire des remarques aussi sottes sur le président !
(NDNicMo : probablement à savoir s’exprimer correctement, entre autres)
Voilà, et... pardon de t'avoir pris un peu de temps !
Humeur du jour : patate
Zik : Sliimy - Wake Up a des chances d'être la musique de l'été, non ?
Conclusion : le Jah Love fait tout pardonner
Et demain ? : demain, on va finir cette histoire de Gwaloupie ! Ou pas.
18:53 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : segolene royal demande pardon à un balai, les poils c'est nul, sergei bubka mange une frite
09.04.2009
Sans chemise, sans pantalon, sans issue
Précieux lecteur cher à mon cœur, languissante lecteuse d’humeur rêveuse,
Je reviens à mon histoire de Guadeloupe.
Nous sommes donc à la fois dans un traquenard et sur un bateau, ce qui n’est pas incompatible.
Et sur un voilier, les moyens de s’échapper sont rares, tu sais.
On a fait la traversée Guadeloupe-Marie-Galante avec des creux de 3 mètres.
La veille, j’avais fait une belle démonstration comme quoi, après des années à être malade en bateau, j’avais décidé un jour que je ne le serais plus.
Et j’avais ajouté crânement que ça marchait.
Bon, ben ça marche pas du tout, en fait.
J’étais vraiment pas bien, un peu comme si on m’avait annoncé que je devais rendre hommage à Rachida Dati pour l’ensemble de son action de réduction de la population carcérale (la distribution de nœuds coulants, une idée qui a fait ses preuves, non ?).
Bref, je n’étais pas au top.
mes cheveux blondissent et poussent très vite.
LOANA !
En plus, j’étais assez agacé par le comportement de la blogueuse influente, laquelle va tout simplement s’allonger dans sa cabine (40°C, même pas dans le sens de la -dé-route) pour s’y reposer un instant, en lisant son Traité Historique Culinaire : le confit au saindoux à travers les âges, vol.II "Les tripes tièdes, une spécialité mystérieusement disparue".
Puis elle y somnole sereinement pour en ressortir quelques demi-heures plus tard, fraîche comme une béchamel tout juste cueillie de l’arbre.
(Je ne suis pas certain que ça se dit souvent, fraîche comme une béchamel. Mais je trouve que c’est explicite, parce que la béchamel, c’est sacrément fresh, non ?).
et non pas ce que j'ai laissé sur le pont.
J'eus préféré l'inverse.
Bref : j’étais aussi vaseux que... les positions de Christine Boutin sur la sexualité, tandis qu’elle irradiait de bien-être.
Pas Christine Boutin.
Alexiane
Suis un peu, quand même.
Merci.
Un qui a tout de suite été irradié, c’est Jo !
Il lui a trouvé une plastique extraordinaire, et lui a proposé en des termes à peine déguisés un engagement sur la durée, puisqu’il souhaitait, en toute simplicité, la féconder et faire d’elle la mère épanouie de son onzième à son quinzième enfant.
Faut croire que c’était pas son jour, à Jo, parce qu’après une tentative infructueuse de se faire loger gratos, il s’est vu opposer un refus assez bien amené, mais néanmoins définitif de la cible qu'il avait choisie pour mélanger ses gènes.
Pourtant, l’idée d’accompagner un mythomane cyclothymique, libidineux, vaguement obèse et prostatique n’est pas sans charme.
Mais que veux-tu, la blogueuse n’a pas le goût du challenge, et elle est superficielle, on ne le dira jamais assez.
Elle aurait été épilée, il aurait porté sa chemisette Arman Tierry Pôl Smisse, et je pense qu’il aurait eu ses chances .
Tu noteras toutefois qu'Alexiane s'est parée d'un joli hâle.
Puis, nous sommes arrivés au port.
Enfin… pas tout à fait, puisque ça nous a pris deux heures pour nous arrimer au ponton, vu que Jo a plus fait preuve d’entêtement que de clairvoyance dans les manœuvres.
Il faut dire aussi que la blogueuse arrêtait pas de l’influer, et que ça l’a perturbé : et vas-y que je mets une casquette J&B pour l’allumer, et vas-y que je l’ignore pour lui faire comprendre que sa voix me rend les intérieurs tout gargouilleux comme une fosse à purin...
L’ambiance était quand même torrido-bouillante, tendance incendiaire débridée qui s'enflamme, laisse-moi te le dire.
Jo, lui, n’a pas pour autant laissé tomber l’affaire et m’a redit que mon oncle André lui avait promis que son logement était assuré pour le restant de ses jours, moyennant un loyer qui restait à fixer ensemble, dans une fourchette relativement étroite puisqu’elle allait de rien du tout à que dalle.
Je lui donc à mon tour répété que ça n’allait pas être possible.
Pourtant, l'allumeuse la blogueuse était vêtue très sobrement.
Puis nous sommes rentrés à Pointe à Pitre, mais ça fera l’objet d’une autre billet, parce que là, je viens de perdre toutes mes photos et 180 gigas de musique, alors je vais me suicider en mangeant ce putain de disque dur externe de sa race de fils de pute qui chie la bite du cul de sa mère.
Si je puis dire.
Ou éplucher un hérisson vivant.
Ca calme
Humeur du jour : faut-il que je précise ?
Zik : Sabrina - Boys. Une œuvre intemporelle. Et la classe.
Conclusion : redondance de Jah Love, pour ne plus rien perdre.
12:05 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : pirater une paire de nike, guadeloupe, passion capsule, gueant se travestit
07.04.2009
J'ai la banane, j'ai la pêche, j'ai la Frique !
Précieux lecteur cher à mon cœur, politique lecteuse qui mange des tubéreuses,
On va faire une petite pause sur la Guadeloupe, mais j’y reviendrai vite.
Je voudrais raconter une belle histoire, qui se déroule en 4 actes.
Acte 1 : le temps des promesses
Au royaume de Francie, la saison des promesses venait de se terminer.
Pourtant, un petit homme qui venait de prendre le pouvoir, souhaitait encore en placer quelques unes, juste pour le fun, sur une grande place noire de monde :
- Je veux que partout dans le monde, les opprimés sachent qu’il y a un pays généreux, c’est la France
- Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas
- J’étudierai le Bescherelle. Si y’en a qu’ça les démange de me reprendre, on s’demande c’est à quoi ça leur servirait !
Pris dans son élan, le petit homme promettait également la fin de la Franciafrique (la Francie, pays généreux, donc, distribuait des tas de cadeaux aux dirigeants de tout un continent, sous forme de fric. Logiquement, ce continent fut donc rebaptisé la Frique, parce que les Noirs ne maîtrisent pas bien la langue)(Les dirigeants ne sont pas des opprimés, entends-je d’ici… Certes, mais pourquoi limiter sa générositude* aux seuls opprimés ? Hein ? Ce serait injuste, nous sommes d’accord).
Le petit homme nota que le coup de l’annonce avec de l’élan, ça marchait bien.
*© désirs de dégagitude immédiate d’avenir
Acte 2 : le petit homme tout rouge, mais rouge banane
Pendant que tout allait bien dans le royaume de Francie (si, si), des méchants financiers spéculaient leur mère.
Et ça, c’est mal (enfin, au début, le petit homme aimait bien ça, la spéculation, puis il a changé d’avis. Donc, maintenant, c’est mal).
La preuve : plante-toi devant un CRS, visage à 40 cm du sien, droit dans les yeux, tu lui dis : "je spécule ta mère, fon-bou".
Il y a de fortes chances qu’il te fasse comprendre que ça l’irrite.
Et comme on dit chez nous : CRS irrité, points de suture sur le nez.
Bref, les méchants, qui spéculaient leur mère, avaient recours à des paradis tels que le Lichtenchtein, la Grande Bretagne, Monaco…
Et ça, le petit homme qui avait la banane, ça le faisait fâcher tout rouge, tous ces paradis fiscaux (ça s’appelle comme ça, parce que dans ces endroits, avec ton argent, tu fiscaux tu veux, comme tu veux, nous, on s’en fout) qui faisaient rien qu’à attirer son copain du wockenwoll.
Donc, pour la survie de la vie culturelle du wockenwoll français, il décida que les paradis fiscaux, c’était mal, aussi.
Et il le fit savoir à tous ses potes qu’il croisait au G20, quand il y faisait ses courses : si on ne dit pas tous ensemble que c’est mal, je vais me retenir de respirer jusqu’à ce qu’il m’arrive quelque chose.
Le petit homme nota que la blague sur la fin des paradis fiscaux et de leur secret bancaire, c’était bien.
On comprend que le monde ait plié devant ses exigences, non ?
Acte 3 : faire ses courses dans La Frique
Le petit homme est méfiant.
Aussi veut-il s’assurer que la Franciafrique est finie, et que tous les gars du G20 ont adopté sa position sur les méchants paradis fiscaux.
Dans un premier temps, il fait donc un tour en république Démocratique du Congo, au Congo et au Niger. Il y achète de l’uranium, du pétrole, et encore de l’uranium (le petit homme doit certainement, en consommer au petit-déjeuner, ce qui lui donne des gaz, d’où ses nombreux tics destinés à placer des flatulences dont la discrétion auditive concurrence la régularité des émissions).
Pas de bol que dans ces pays, il n'y ait pas d'opprimés ! Il leur aurait bien expliqué que la Francie était généreuse...
Et maintenant : les paradis fiscaux !
Il va appliquer la méthode Woseline Bachelot-de-Consolation, alors ministre de l’écologie : depuis plusieurs jours, le niveau de la qualité de l’air est bloqué sur le niveau 4. Nous avons décidé de prendre des mesures radicales pour y mettre un terme. Nous allons créer un niveau 5.
Le petit homme trouve que c’est drôlement astucieux, comme stratégie : pourquoi ne faire qu'une liste ?
Résultat : il y en a pour tous les goûts : une noire, une grise, une blanche…
Le petit homme se rend soudain compte que, focalisé sur les pauvres, les opprimés, les miséreux... il a oublié d’associer des sanctions à l’appartenance à une de ces listes.
Tant pis, la prochaine fois.
Pour le moment, le petit homme se dit que la fin de la Franciafrique est drôlement bath, vu que c’est plus du tout pareil qu’avant, mais on fait tout à l’identique quand même.
Le petit homme nota que la Franciafrique avait encore un peu d'espérance de vie.
Acte 4 : où un paradis fiscal est montré du doigt (de l’Homme ?)
Le petit homme, ce qu’il aime pour se distraire, c’est regarder Thierry la Fronde.
Oui, mais une fronde, elle t’envoie parfois le projectile à la face.
Suite au décès d’Edith Bongo (épouse du Gabonais Omar Bongo, et fille de Sassou N’Guesso, lequel a pris le pouvoir par les armes pour devenir le président du Congo, donc un ami du petit homme, cf acte 2), le parquet de… Monaco (liste grise des paradis fiscaux) a lancé une enquête pénale transmise au parquet de Paris pour détournement de fonds.
En Francie, on n’aime pas trop faire des vagues. C’est pour ça que malgré les 111 comptes au nom de Sassou, les 70 comptes au nom de Bongo, les résidences de luxe et les dizaines de voitures, également de luxe, qui y sont stockées… la justice française ne voit pas là matière à enquêter.
Du coup, on classe sans suite à tour de bras.
Tout ça, c'est rien que des biens personnels, achetés avec les étrennes de Tata Sassou et de Mémé Bongo, sans aucun doute.
La Francie en fait moins que Monaco en matière de transparence bancaire, certes.
La Francie a oublié les opprimés de la RDC, du Congo et du Niger, certes.
Mais, serein, le petit homme note que quand même, on ne pourra pas dire que ce pays n’est pas généreux !
Edit de maintenant : il semblerait que la conclusion ne soit pas limpide. Je la reformule donc :
1. Pour acheter de l'uranium, on soutient des dictatures (quid de la fin de la Françafrique ?)
2. Notre soutien va jusqu'à entraver la justice, puisque nous protégeons les avoirs d'Omar Bongo (par exemple) (quid de la fin de la Françafrique ? quid des paradis fiscaux et de leur opacité ?)
3. Du coup, nous sommes la risée des juges de Monaco, car nous sommes encore plus opaques qu'eux, pourtant la cible du petit homme au G20 (quid des paradis fiscaux et de leur mauvaise coopération avec les autres états ?)
Enfin, SOULAGEMENT : la liste noire des paradis fiscaux est désormais vide. Il n'y a plus qu'une liste grise et une liste blanche. Ca valait le coup de faire tout ce cinéma pour ça, non ?
Non.
Mais bon, au moins, ça a du faire marrer les autres : on a fait tout comme il voulait, il a dit que c'était historique, comme d'hab', et trois jours après, c'est comme si tout ça n'avait jamais existé.
Comme d'hab'.
12:35 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : francafrique, petit homme, dépecer un opossum, pratiquer la langue avec une chèvre
03.04.2009
La plaisance déplaisante, part 1
Précieux lecteur cher à mon cœur, ensoleillée lecteuse qui se fait flasheuse,
Dans l’épisode premier, je ne racontais pas grand chose.
Il faut en convenir.
Et je concluais en disant que nous étions prêts.
A tout ?
Pas forcément .
Contexte : un pote du défunt te contacte en te disant "j’ai des informations à te communiquer. Si ça te dit, on peut aller à Marie-Galante sur mon voilier et on discutera"… tu fais quoi ?
Moi, je me dis que trois mecs (mon oncle et ses deux acolytes de voile) qui passent beaucoup de temps sur un bateau sont forcément amenés à se faire des confidences et qu’il doit être une source fiable d’informations, vu que c’est un copain.
Mais parfois, je suis un peu con, j’en conviens.
Toujours est-il que, les filles étant enchantées à la perspective de se faire une petite virée, nous avons embarqué avec JiBé et Jo à bord de Titanic II Skinny Block.
Très, très loin, quand tu es en mer avec un spykopathe.
JiBé, c’est un gars sans histoires, tranquille.
Lui, il aime la voile.
Il a son business, il gagne correctement sa vie et met de côté pour s’acheter son propre bateau et (nous l’avons déduit par la suite) mettre un terme aux sorties en mer avec Jo.
Jo, lui, il est plus… pittoresque.
Déjà, il a quand même réussi à féconder par 10 fois des femelles domestiques de l’homme.
Ensuite, il a une capacité lacrymale qui n’est pas sans rappeler celle de Nicolas Berluskozy ému par la lettre de Guy Moquet. Lequel a alors bien porté son nom, vu que c’était quand même un peu du foutage de gueule, toute cette pleurrhée.
Même pas besoin de finir le prénom : à la simple évocation d’Andr’… et c’était parti. Pire que Woselyne Bachelot devant Chiwac, puis devant Nicolas "Ay Petito" Narcosy en campagne.
Du coup, on a évité les débats sur les androïdes, l’andropause ou André Krasucki.
Et pourtant... ce n’était pas l’envie qui nous manquait d’aborder ces sujets, bien utiles pour combler les blancs (combler les blancs de la conversation, n’y vois là aucune allusion à quelque abus sur des personnes de métropole).
Nous recommandons.
Toutefois, il n'est pas nécesaire d'amener un
paranoïaque schizophrène pour profiter des lieux.
La coutume locale y perd ce que la tranquillité d'esprit y gagne
Bref, on venait à peine de quitter le port, on en était encore au ti punch que Jo attaquait direct :
"Tu sais, André (Allez, Jo, tiens bon, reste sec comme un TUC, je sais que tu peux, NDNicMo) avait prévu des choses pour sa retraite.
Et pour la mienne aussi.
Quelques jours avant sa mort, il m’avait proposé de m’héberger gratuitement à Sainte Anne (la maison qu’il m’a léguée, donc), parce que je pars en retraite dans quelques semaines, tu comprends ?"
Moi, j’ai surtout compris que c’était un traquenard, ouais.
Et que l’aller-retour allait être long comme un membre d’un gars du pays.
Tu crois qu'elle fait des signes à d'autres navires.
Puis tu te rends compte qu'elle tente
de s'envoler comme un poney libre et fougueux.
bêtement, on s'est mis à faire caca sur nous.
Sauf les filles. Qui ne font pas caca. Même stressées.
Parce qu'elles croient qu'elles peuvent voler, c'est pour ça.
Humeur du jour : encore flatté d'être dessiné par Kibrille.
Zik : radio. Je ne sais pas ce que c'est. (Le titre, hein, parce que la radio, je sais que c'est la petite boîte magique d'où sortent autant de voix que dans ma tête). Ou alors ça.
Conclusion : Elle préfère Jah Love en mer, c'est une question de tempo.
18:20 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : guadeloupe, bateau, traquenard, bill gates mange des poireaux, zorah dati vend des noeuds coulants
02.04.2009
Je suis rien qu'un gros BD !
Précieux lecteur cher à mon cœur, lecteuse papilloneuse,
Bon ben... je suis le héros d'une bédé.
Ca me touche drôlement, en vrai. Mais alors drôlement.
Alors je dis : merci ma Kibrille.
Je le dis tout bas, parce que je suis timide.
En revanche, ce que je dis tout haut : chiélabiteducul, Kibrille ! T'as pas pris de cours de dessinage de Burning Shoes, ou bien ???
Ce que je sais : Kibrille, à l'époque où t'étais pas né, elle avait un blog où elle utilisait plus de mots et moins d'images.
Le premier que j'ai lu.
Et c'est grâce (à cause de) à ses encouragements que j'ai ouvert ce blag : "vas-y MoNic", qu'elle disait...
Ce que je sais aussi : je ne suis pas rouquin.
Humeur du jour : pour le concours prochain, on en est pour le moment à un prix d'une valeur de 400 euros.
Zik : ma fille qui déchiffre Hey Joe! à la guitare, en alternance avec A l'ombre de Mademoiselle K
Conclusion : Kibrille, elle déchire le Jah Love à paillettes
Et demain ? : demain, on reprend notre périple en Guadeloupe, où nous verrons que certains hopitaux psychiatriques mériteraient de rouvrir.
20:41 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : kibrille, bd, dlog bd, bédéblog, kiffer un scrotum d'autruche



