30.01.2009

Histoire sans paroles

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SALUT A TOUS LES JAHMARADES...
salut à toutes les mères qui gueulent,
salut aussi à Yul Brynner,
salut à toi l'handicapé,
salut jeunesses du monde entier...

28.01.2009

Ben... on verra bien demain, non ?

 

 

Ce mépris, cette satisfaction détestable... tout m'irrite.

Du coup, j'y serai, demain, à la manif.

Et aussi pour mater les jeunes gauchistes dépoitraillées... mais c'est moins noble, je peux pas le dire...

Si tu veux qu'on se donne RV, tu m'envoies un mail, mon adresse est en haut à gauche de la présente page, et on va massacrer des vitrines ensemble !

Allez, je sais que t'es un peu feignasse : NicMo.DeBor@Hotmai.fr ou sur mon profil FaceBook : NicMo DeBor de Tetrokon (ouais, je me la pète, j'en avais marre d'être un roturier)

Accessoirement, tu verras aussi peut-être mes enfants, s'ils ne sont pas en stage "Caténaires, fers à bétons et révolution prolétarienne" de la cellule des Révolutionnaires Juniors de l'Est Parisien.

Humeur du jour : rouge et noire. Je sais pas... ce frémissement...
Zik : Michel Sardou, pardi ! What else?
Conclusion : désormais, en France, quand on fait grève de Jah Love, tout le monde le remarque, non ? Tout le monde devrait...

24.01.2009

2008 est morte, vive 2009 (part 3)

Précieux lecteur cher à mon cœur, cuisinière lecteuse qui apprécie le gîte autant que la macreuse,

La suite et la fin du bilan de 2008. Encore 2-3 trucs à se rappeler...

 

Août

C'est en août que la politique de civilisation stoppe cette politique de la barbarie qu'est la guerre.

En Géorgie, les troupes bolcheviques russes font un carnage.
Ils entrent dans le pays comme Borloo au conseil des ministres : encore saouls.
Les Mig pilonnent tout ce qui bouge, et aussi tout ce qui ne bouge pas.
Mais bon, il faut prendre un peu de perspective : la Géorgie qui défie la Russie, en puissance militaire, c'est un peu Djamel Debbouze (mais avec la moustache, hein, on est en Géorgie) qui traiterait David Douillet de tapette.
Ou William Leymergie.

Les russes ne s'essuient pas les chenilles avant de rentrer chez les Géorgiens.
Une vraie bande de Moundir dans une soirée de pucelles en tenue de bal, tendance Biactol !

MAIS à la surprise générale, Pacificator arrive : "Si vous ne faites pas la paix tout de suite, je fais lâcher Kouchner".
En 48 heures, c'est réglé.
Dans la version officielle.
On retiendra surtout qu'une vocation de mégalo international sauveur du monde vient de voir le jour.
Aucune réaction officielle de François Fillon, qu'on devine abasourdi autant qu'ébloui par tant de talent présidentiel.

Le mort du mois : Soljenitsyne. Le Cap'tain Iglo du goulag sibérien. En mot-compte-triple, il pouvait faire basculer une partie. Voire un parti…

 

Septembre

La politique de civilisation, c'est avant-tout le respect de chacun.
Donc aussi celui des intégristes.

Benoît XVI, dont le patronyme mérite de rappeler le QI, vient voir de ses petits yeux méchants les petites vierges en plastique remplies d'eau qui sont vendues partout à Lourdes.

Il marche dans la grotte malgré le déploiement de 9 500 policiers.
9 500 ?
Tout ça pour un mec en robe dont la principale fonction est de légiférer sur : la messe face aux fidèles ? Ou de dos ?
Pfffffiou ! Ca mérite pas qu'on le surveille autant, il n'a pas l'air dangereux...

Notre ministre de l'éducation, qui tient une bonne couche, considère que le travail des enseignants de maternelle est de changer celles des enfants, de couches.
Comme quoi la revalorisation du rôle des enseignants promise moult fois passe aussi par un dialogue franc, construit et pédagogiquement fondé.
Fillon, lui, a dû rester prier à Lourdes, car il est invisible à Paris.

Le mort du mois : le talent. C'est le début de la 8ème saison de la Star'Nac. Autre regrettée : EDVIGE qui pourtant semblait prometteuse : on allait enfin ficher le voisin du 3ème pour sa participation au Club des Amoureux du Bégonia, une association probablement crypto-terroriste de la mouvanche gaucho-végétaliste vitupérante mais pas trop.
Et noter s'il est pédé ou pas.
C'est important !

 

Octobre

Au salon du pollueur en boite à roues Mondial de l'Automobile, Carlos Gohn professe qu'à horizon visible, aucune usine française n'est menacée (par la crise, tu sais, celle que Christine Lagarde ne voit pas).

Une bien belle goshnerie !
Soit son horizon est aussi bouché qu'un charcutier, soit il nous prend pour des buses.

Et puis, Octobre, c'est le mois des Prix Nobel.
Les Français, qui surfent sur la politique de civilisation donc, font un carton.
De Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, Nobel de médecine pour la découverte du SIDA, à JMG Le Clézio, en littérature, notamment pour l'inoubliable "Elle m'appelait Miette", en passant par François Fillon, prix Nobel de la discrétion.
Il ne viendra pas chercher sa récompense.

Durant le mois, on a vécu aussi un "lundi noir", puis un "jeudi noir", puis un "mercredi noir"… sans déconner, personne pour inventer le terme de "semaine noire", voire de "mois noir" ?

On y gagnerait du temps et de la clarté.
Si je puis dire.

Le mort du mois : Pascal Sevran. Prolepse toujours : vous me direz qu'il est mort le 09 mai.
Oui, c'est vrai.
Mais avant, il était mort le 07 mai, avant de revivre un petit coup, puis de remourir le 09. Donc on a préféré attendre un peu. Là, en octobre, on en est sûr.

 

Novembre

De dangereux gauchistes… non, pardon : de dangereux ultra-gauchistes… non, pardon : de dangereux ultra-gauchistes de mouvance anarcho-indépendante… non, pardon : de dangereux ultra-gauchistes de mouvance anarcho-indépendante et épiciers de village… non, pardon : de dangereux ultra-gauchistes de mouvance anarcho-indépendante et épiciers de village en région sont arrêtés.
Comme par hasard : des jeunes.

Le pays respire.

C'est vrai, quoi !
Si les épiciers commencent à avoir des idées de gauche, il restera quoi, comme profession digne de confiance ?

Hein ?

Ouais, les taxis.
OK.

Ouais, les banquiers.
OK aussi.

Mais tu avoueras (sinon, on te le fera avouer…) qu'une politique de civilisation telle que la nôtre ne peut se contenter d'une telle situation.
Camarade gauchiste et néanmoins épicier, sois raisonnable : soit tu adhère à la douce férule de Xavier Bertrand et de ses compagnons, soit tu changes de métier (tu peux devenir terroriste... enfin, membre de SUD… c'est pareil).

Le mort du mois : la crédibilité du Parti Socialiste comme alternative potentielle au potentat actuel. Ségolène Royalporte sa part de responsabilité et j'attends avec impatience qu'elle découvre le concept de dé-ga-gi-tude.

 

Décembre

Là, on s'est marré.

Bush évite une babouche.
Probablement le seul geste adéquat de ses deux mandats.

En France, les lycéens font savoir que la réforme de Xavier Darcos, qui consiste essentiellement à faire rentrer 50 élèves dans une classe par ailleurs dépourvue d'enseignant, est vraiment formidable, hein, mais pas trop.

Sidérant : les journaux y voient la première reculade de Sarkozy.
Quid ?

Bon ben… ces journalistes doivent être fichés par EDVIGE, ils doivent aussi travailler le dimanche, et s'assurer que la lettre de Guy Moquet a bien été lue à leurs enfants. Lesquels enfants pourront être jugés et enfermés à 12 ans. De plus, ils ont constaté que Supersident pouvait recevoir le Dalaï Lama quand bon lui semble (enfin, une fois que Mouammar K a dégagé la place) , car il (Supersident) défend les Droits de l'Homme partout où ils sont bafoués et ce n'est pas la Chine qui va l[ui] dicter [son] agenda !.

Ou alors, ils ont la mémoire plus courte que la mienne…

Le mort du mois : Sous le Soleil. La série diffuse son dernier épisode le 20 décembre. Le bon goût décède également, avec la diffusion de la pièce de Bernard Tapie sur la TV publique, parce qu'il faut bien renflouer un ami qui ne remplit pas sa salle

 

Ce sera tout pour cette année.
C'est déjà trop, mais... tu sais quoi ?
Je ne désespère pas que 2009 soit pire encore.
Je te donne donc RV l'année prochaine pour le même exercice.

 

Humeur du jour : auto-satisfait par mon statut Facebook. Je te le livre donc : "Aux Stazini, le président fraîchement élu emprunte les chemins de l'Histoire. En France, il emprunte le yacht de Bolloré"
Zik : sera l'objet de la prochaine note. Un truc au macaron, ça va trop plaire aux blogueuses influentes
Conclusion : Qui vole un Jah Love 2009... a bien fait.

18.01.2009

2008 est morte, vive 2009 (part 2)

Précieux lecteur cher à mon cœur, imaginaire lecteuse aux remarques judicieuses,

Comme j'ai la flemme de faire une intro qui déchire autant qu'un combat de catch féminin dans de la béchamel à la noix de muscade, ben j'en fais pas.

 

Mai

La politique de civilisation a eu tout le début de l'année pour donner toute l'ampleur du souffle nouveau qui transforme le paysage français.
Ca continue en mai.

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Jean-Louis Borloo arrive au dernier bistrot encore ouvert (allégorie)

 

Le mois de mai, c'est traditionnellement la fête du travail.
Pour lui faire sa fête, ça, on lui a fait sa fête : un nouveau code du travail entre en vigueur.

Rien de moins.

Objectif avoué : sim-pli-fier !

Le code de la barbarie avait 9 livres. Le nouveau, celui de la civilisation compte 8 parties.
Le code de la barbarie proposait 271 subdivisions. Il y en aura désormais 1 890 (oui, mille huit cent quatre-vingt-dix).
On passe aussi de 1 891 articles à 3 652.

Les activistes de la Mouvance Extrême Des Enragés Français (Medef) s'en inquiètent !

Autre signe fort que la démocratie reprend ses droits : 500 lois sont déclassées en décret.
Ca veut dire ?
Ca veut dire que le gouvernement peut les modifier comme bon lui semble, sans même avoir à humilier les parlementaires en leur imposant une ligne de conduite.

La revalorisation du rôle parlementaire en même temps que la modernisation des règles sociales, voilà qui est aussi élégant qu'efficace, non ?

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L'objectif du nouveau code du travail (allégorie)

Les bonnes idées ne manquent pas et c'est ainsi pour le 10ème anniversaire de la loi Aubry (mais si, tu sais... les 35 heures qui sont responsables du réchauffement de la planète, de la crise mondiale, du conflit israélo-palestinien et de la réduction du poids des Pépito), Patrick Devedjian propose "le démantèlement définitif du dispositif" et la "suppression de la durée légale du travail".

Ca ne passe pas (mais depuis, il est devenu ministre de la relance…).
François Fillon se met au vert pour récupérer de son activisme de début d'année. On ne le voit plus.

Le mort du mois : l'avenir de Michel Fourniret. Il est condamné à perpétuité. Va falloir l'approvisionner en grilles de sudoku -vierges-, ce brave homme…

 

Juin

La politique de civilisation tient, vent debout, contre ces dangereux gauchistes qui prennent le pays en otage : grèves, grèves, grèves (SNCF, transporteurs, ports autonomes…)

C'est fort maladroit en effet : notre Berluskozy national, les otages, il adore !
C'est son kiff.
Tu prononces le mot otage, il devient aussi agité que Bernard Laporte aux mots… euh… reconnaissance de paternité.

Et puis, jamais à court d'une bonne poilade, Christine Lagarde, défendant devant le parlement sa loi de modernisation de l'économie, nous promet qu'elle "fera émerger 2 000 PME de 500 salariés".

Mais oui.
C'est ça.
Et la marmotte…

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Christine Lagarde, au top pour présenter sa loi sur la modernisation de l'économie (allégorie)

Et puis, comme un écho à ce qui est énoncé dans le paragraphe précédent, le projet de loi sur le temps de travail passe en conseil des soumis ministres.

Grâce à cette charmante mesure, les salariés autonomes et les cadres pourront bosser plus de 218 jours par an. On est tout de même contrit d'apprendre que des règlements européens ineptes les limitent à 245 jours/an !
La solution du gagner plus était pourtant là, à portée de bourre-pif patronal main : travailler tous les jours, sans jamais avoir le temps de dépenser.

Le mort du mois : l'encéphale de Raymond Domenech, dont l'équipe de France est sèchement éliminée de l'Euro.
De dépit, il demande Estelle Denis en mariage. De honte, lui, François Fillon se terre dans la Sarthe, près de Le Mans*, et n'apparaît plus en public.

 

Juillet

La politique de civilisation bénéficie de son inertie et n'est pas prête d'avoir la marque des tongs sur les pieds, contrairement à ces salauds de gauchistes qui, quoiqu'amputés du pouvoir d'achat, continuent à venir envahir les campings de la côte.

C'est vrai, ça, les Français râlent alors que Christine Lagarde nous le répète : pas de crise en France.
A se demander pourquoi, pour la première fois, la grande distribution vend moins de produits alimentaires (en volume, hein, pas forcément en valeur).

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Sortie de Conseil des ministres.
Ils semblent tous très éprouvés et ont besoin de vacances (allégorie)

Au Parlement, Eric Woerth, qui est à l'humour ce que l'hydrogène est au pommeau de douche, annonce la suppression de 32 000 postes dans la fonction publique pour "anticiper les moins-value fiscales de 3 à 5 milliards d'euros".
Hum.
Récapitulons : tout va bien (C.Lagarde) MAIS on fait comme si ça pouvait aller très mal (E. Woerth).

Du coup, les Français aussi anticipent, qui se voient déjà obligés de chasser le rat pour survivre dans les ruines abandonnées des villes et des bois du pays, dans une sorte de Bétancourt Cup nationale.

Laquelle est libérée.
Pas la Nation, non.
Ingrid Bétancourt.
Tiens, elle n'est pas repartie avec les autres candidats de Koh Lanta ?
Tant mieux pour eux : elle les aurait pilés, c'est certain.

M'est avis que même dans les bois de Sangatte, elle aurait eu ses chances.

Le mort du mois : la douleur de Tapie.
Pour cette dernière, on l'indemnise l'innocent à hauteur de 245 millions d'euros**. On en déduit qu'il a plus souffert que n'importe quel condamné pénal finalement innocenté. D'aucuns ont évoqué le copinage présidentiel, mais nous, nous ne voyons pas d'autre explication que le prix de la douleur.
Fillon l'aide à redécorer son hôtel particulier, donc on le voit moins, mais c'est temporaire.

Humeur du jour : comme un savon. Ca ne veut rien dire, je sais. Mais j'avais envie d'écrire "je me sens comme un savon".
Zik : Supertramp. Naaaaaaan ! Rôôôô, c'que t'es naïf ! Le dernier alboume de Camille me ravit les oreilles.
Conclusion : Jah Love de 2008, Jah Love de la bite.

*Spéciale dédicace à Gouinette qui parle bien. Pas trop. Bien. Elle va parfois à le Mans, et à le Havre, aussi...
** A titre de comparaison Patrick Dils qui a passé 15 ans en prison, de 16 à 31 ans, s'est vu indemnisé à hauteur d'un seul million d'euros.

14.01.2009

2008 est morte, vive 2009 (part 1)

Précieux lecteur cher à mon cœur, picarde lecteuse qui se rend dans la Meuse,

C'est devenu une tradition, quasiment comme les vœux des politiques, sauf que ça ne dure que depuis 2006 : puisque l'année passée est morte, nous allons, si tu le veux bien, passer en revue sa nécro.

(Ici, la nécro de 2007)(ouais, c'est léger pour instaurer une tradition, mais c'est moi l'patron)

Et si tu ne le veux pas, tu peux toujours te rendre dans un endroit où des amis te présentent leurs vœux de manière très sobre.

 

Janvier

Le président nous annonce le menu.
Pour 2008, il prévoit rien de moins qu'une politique de civilisation.

Bon.
Au départ, on est sceptique comme des fosses.
Et puis, rapidement, force est de constater que ça marche : dès le 4 janvier, la décision est prise d'annuler le rallye Paris-Dakar.

Arrêter d'écraser les enfants africains (j'ai pas dit innocents, hein, j'ai dit africains), n'est-ce pas le début en fanfare de toute politique de civilisation qui se respecte ?
Ben moyen, en fait, parce que plutôt que d'aller les écraser, on va juste les emprunter à des pseudo-familles du Darfour… dans l'espoir de les écraser ici ?

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La politique de civilisation (allégorie)(subtile)


Bref, avant, logiquement, on était dans la politique de barbarie, mais tout ça fait partie du passé.

La politique de civilisation, c'est :
- supprimer les aides aux enfants en difficulté dans les écoles dans lesquels on supprime des postes ;

- mettre les journalistes en garde à vue pour une affaire gravissime de diffamation vieille de plusieurs années ;

- 29 472 reconduites à la frontière ;

- la représentation nationale qui avale des boas (mais pas de Vincennes©), jusqu'à l'apothéose : la discussion du texte sur l'audiovisuel, alors que la mesure est déjà appliquée !
- la Société Générale qui devient championne du monde de la perte boursière avec un seul gars, même pas Bernard Tapie !
- des déficits aussi profond qu'une déclaration de Bernard Laporte ;
- 319 tribunaux en moins, etc.

Ah ! ben c'est pas la politique de barbarie qui aurait obtenu ces résultats-là, je te le dis, moi !

Le mort du mois : Carlos, le chanteur d'Oasis. Fillon ne semble plus très vivant, non plus…

 

Février

Carla Bruni devient Mme Berluskozy.

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Premier baiser entre Carla et Nicolas (allégorie)

 

Je me demande s'ils ont pris Pisse-Partout comme témoin pour que Monsieur Berluskozy puisse avoir l'air grand sur la photo.

Pendant ce temps-là, probablement ébouriffée par ses folles nuit durant lesquelles elle connaît des étreintes à faire bâtonnier (c'est comme ça qu'on dit dans la Justice) n'importe quel homme, la future mère de la petite Zhora en profite pour supprimer 319 tribunaux.

Bon, ben ça, c'est fait.
Hop !
N'a pus la justice !

Ou alors, le justiciable prendra son automobile, s'il en possède une.
Pas grenello-compatible… M'est avis que tout ça semble destiné à embarrasser son collègue Jean-Louis Borloo, qui, même à 4 grammes, a constamment refusé de jouer le rôle de l'inséminateur.
Se méfie des OGM, le Jean-Louis !

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La chatte de Rachida, visiblement comblée malgré la démission de Jean-Louis (allégorie)

 

Enfin, maintenant qu'on sait qu'elle avait l'utérus qui travaillait autant qu'un parlementaire de la majorité, on comprend mieux l'irritabilité de la ministre du saccage de la Justice.

Le mort du mois : Bon-Papa, mon grand-père. Je préférais le mort de janvier, comme chute rigolote. Fillon n'est pas venu à l'enterrement. Ca fait un moment que je ne l'ai pas vu…

 

Mars

La politique de civilisation semble trouver son rythme de croisière.

Aux élections municipales, la Gauche remporte une victoire qui sonne comme un camouflet cinglant dans leur face de gouvernants.
Le Derby de la Saucisse se finit sur un match nul, puisque finalement, Toulouse ET Strasbourg passent du côté rose de la Force.

Côté business ?
Pernod Ricard rachète Absolut. Borloo s'évanouit. Mais de joie.

Le mort du mois : Chantal Sébire.
Elle rentre de chez Affle-flou où elle a eu beau essayer toutes les paires de Chine-Chine, aucune ne lui allait. Elle met fin à ses jours.
Fillon, très touché, préfère vivre son deuil en toute discrétion, à l'abri des regards.

 

Avril

Alors là, la politique de civilisation trouve un nouveau souffle. Ou plutôt une nouvelle flamme.
Olympique, même, puisque cette dernière passe par Paris.

Petit rappel : alors Grand Eleveur de Volailles ministre de l'Intérieur, notre népote préféré avait dit qu'il faisait de la lutte contre les incendies de voitures une priorité.
Bon.
Il l'avait même peut-être qualifiée d'"absolue", ce qui laisse à penser qu'il existe une hiérarchie dans la priorité…

Retour à Paris.
Que voit-on ?
Des gars en survêt', qui font leur crâneur avec une torche, sur les Champs-Elysées.
Genre : "Eh, vas-y, on se rôtit la Benz, t'as vu ?".
Le tout ENCADRE PAR LA POLICE.

Fut un temps où un gars en survêt' sur les Champs, s'il avait du feu sur lui, il se faisait coffrer.
MJDCJDR.

En revanche, le drapeau tibétain se fait arracher à tour de bras et de tonfa par les forces de l'ordre. C'est vrai qu'il est moche.
Ma théorie : les ministères de l'Intérieur et de la Culture ont fusionné.
Les condés sont maintenant chargé de la police esthétique.
Nous ne voyons pas d'autre explication au Pays des Droits de l'Homme.

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La croissance avec les dents (allégorie)
D'autres prétendent que le titre est : notre gestion des Droits de l'Homme (allégorie)

Le mort du mois : la bonne foi de Christine Lagarde qui explique sans rire que la crise va épargner la France.
La crise ? Quelle crise ? Comme le nuage de Tchernobyl, tiens !*
Quelqu'un a aperçu François Fillon. Il serait vivant. On est rassuré. Méfiant, mais rassuré, quand même un peu.

 

*En 1986, le nuage radioactif de Tchernobyl a miraculeusement épargné notre territoire.
Mais à qui doit-on cette prouesse ? Hein ?
Je te le donne en mille : il sauve les otages, enfants de maternelle ou infirmières, il arrête le conflit russo-géorgien, il impose un nouveau capitalisme au monde, les plus belles femmes du monde ovulent rien qu'en regardant sa photo… et il détourne les nuages !
Oui, le dir' cab' de Pasqua, chargé des affaires sanitaires (donc des épidémies) n'était autre que notre Berluskozy.

Sans doute par modestie qu'il fait le nécessaire pour que cette ligne de son CV disparaisse des biographies qui lui sont consacrées.

 

Humeur du jour : bientôt la suite. Si t'es sage.

11.01.2009

Internet électronique : le retour !

Précieux lecteur cher à mon cœur, arrogante lecteuse pas du tout piteuse,

D'abord, les contraintes (mon mail initial en noir, les réponses en bleu) :

Salut,

Je reviens encore à la charge parce que:
1. D'une part, comme une truffe, j'ai effacé le message avec les termes
imposés.
Je me souviens de : Nadine Morano, grille-pain, et poney. C'est faible
comme contrainte.

Oui de toutes façons ils étaient pas top. En plus de ceux-la on va
ajouter :

- Frédéric Lefebvre (mais attention tu n'est pas autoriser à mettre
"Frédéric Lefebvre" et "uriner" ou ses synonymes dans la même phrase),
- Proctologue, parce que c'est quand même une profession assez drôle,
- Faut aussi parler de Rachida et sa bague, sinon tu sera jammais
considéré comme un membre de la "bloguosphère",
- Hé, oh, je vais pas te mâcher le travail non plus

(Tu constateras que j'ai conservé l'ordre)(j'ai juste ré-actualisé Rachida)
----------------------------------------------------------------------------------

Il est parfois des causes qui sont désespérées.
Mon fournisseur d'accès, tout à la galéjade,
S'est auto-nommé "libre", et profite de l'aubade
Pour faire taire ma ligne, comme bon lui agrée.

 

C'est tout l'ADSL qui s'est mis en rideau :
Il ne répond pas plus que Nadine Morano
Questionnée soudainement par quelqu'un d'importun,
Obligée de montrer qu'elle dépasse un grille-pain,
En matière de courage, ou en intelligence.
Ce qui, tu en conviens, n'est pas gagné d'avance.

 

 

J'étais dans une rage… à bouffer du poney !
Mon fournisseur n'avait, pour ma situation
Qu'une oreille bien sourde. J'étais désespéré.
Qui donc pourrait m'aider ? Faire cesser l'agression ?

 

 

J'étais prêt à tout faire, même un grève de la faim,
Pour mettre un point final au funeste destin
Semblant frapper ma ligne condamnée à gésir
Parce que mon F-haï en avait le désir.

 

 

Même Frédéric Lefebvre, dont il faut saluer
La finesse d'esprit, la subtile retenue,
Eût dans telles circonstances probablement perdu
De sa vie l'espérance d'un bon paquet d'années.

 

 

Je maugréais sans fin, comme le proctologue,
Le doigt coincé dedans un patient impatient
De subir l'examen qui pour lui est une drogue :
Car quand on peine en drague, on devient conciliant.

 

 

Arriva le héros, le cador, la fine-lame.
Jonathan est son nom, qui usa d'entregent
Semant ici et là, tel un phanérogame
Les graines du succès de ce drame affligeant.

 

 

Le garçon est discret, mais efficace en diable
(Un peu comme le papa de mini-Rachida)
Il n'abandonne jamais et les impondérables
S'évanouissent comme les bulles s'évadent du soda.

 

 

Jonathan, merci, car c'est tout l'Internet,
Electronique ou pas, qui prenait l'escampette.
Je souhaite profiter de la présente alcôve,
Pour t'offrir publiquement un monceau de Jah Love.

orgy02.jpg
Jonathan, noble et puissant (Allégorie)
(ouais, mais j'avais quand même envie de la mettre)(la photo)


Humeur du jour : fatigué, mais... mort de rire grâce à une bédé. On en reparle.
Zik : toujours la Gwaloup. Plus que jamais.
Et les commentaires précédents ? : mode Mawie-Théwèse on (j'awive, j'awive)
Conclusion : Jah Love pour Alex, le premier dialisé. Ben oui, d'où le surnom d'Alex-en-drain tiens !*

*Le premier qui me dit qu'alexandrain est une chanson de Mario-l'électricienClaude François, je le fais nommer baby-sitter pour Rachida Dati.

 

07.01.2009

Papa chanteur, Maman... pas trop

Précieux lecteur cher à mon cœur, djingueul-bellée lecteuse pas tellement coiffeuse,

 

Bon, je t’ai laissé en Berne, alors autant crever l’abcès tout de Suisse* :
- en ce moment, les circonstances m’amènent à faire des A/R entre la métropole et la Guadeloupe. Je ne vais pas m'apesantir : je t’ai montré mon cul, je ne vais pas avoir l’indécence de te montrer mon cœur dans toutes les notes.
Dans tous les cas, ça me laisse peu de temps pour les présentes billevesées ;
- mon FAI, toujours aussi chafouin et délétère, vient tout juste de rétablir l'Internet électronique chez moi (oui, il avait à nouveau coupé).

Dans tous les cas, vue la longueur de la présente note, tu en auras pour ton argent.
Enfin, pour un bon moment, car je sais que tu lis avec le doigt.

*Je te mets au défi de trouver un autre blag où on fait des vannes pour les géographes et/ou les Helvètes ! Ha !

----------------------------------------------------------

GENERIQUE, SERGE, GENERIQUE, ALLONS !

 


Débarquez moi tout de suite from Tri BK on Vimeo.

Ne faites pas ça chez vous !
(ben oui... on risque de vous reconnaître)

 

Il y a une trente-deuzaine de jours, j’ai vécu la plus belle journée de ma vie depuis le retour de Patrick Sabatier à la télévision nationale, la seule à même d’exploiter tant bien que mal ce talent si brut qu’il en devient inconvenant pour des dirigeants de chaîne plus habitués à nous faire passer Laurence Ferrari pour une journaliste, ou Julien Courbet pour un homme à cerveau altruiste à solutions.

Or donc, j’avais rendez-vous avec Celle qui menace des chatons, Celle qui fait la PNC aux portes et Le designer fou qui a réalisé mon décor (que son existence ne soit qu’un lit de roses sur lesquelles des adolescentes lascives scandent son nom, brûlantes de perdre la leur -de rose- dans une étreinte à la fois tendre et ferme comme le jarret du postier fuyant tant bien que mal Sultan, le chien atrabilaire de Mme Bougagneux dont tout le village sait qu’il déteste les uniformes, parce que bon.)(Dans un site pas trop tellement beaucoup mon ami qui critiquait mon style de manière peu affable, on m’a reproché de faire des digressions)(Je trouve que sur ce point, il a raison, le gars).

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Etant un gentleman, je préserve l'anonymat des fans
les plus hard-core de Jean-Luc.

 

Et donc, nous partîmes à 4, mais, par un prompt renfort, nous nous vîmes au moins 117 en arrivant au port (je te rassure tout de suite, on ne va pas rester à Corneille -non, pas le chanteur mièvre, l'autre, le vieux-, le prochain auteur classique que je vais paraphraser sera François Valéry, et tu te sentiras nettement plus dans ta zone de confort).

Auparavant, dans un geste désespéré censé rappeler au monde que toute création résulte avant tout d’un mélange
- de souffrance (tu as pu le constater en visionnant le générique, non ?)
- d’engagement personnel et
- de partage des karmas
(kéteb... kéteb ouvert, kéteb généreux...),
nous avons consommé des substances hallucinogènes, dans l’espoir vain de conjuguer bonheur extatique dû à la présence de Jean-Luc Lahaye et anesthésie de nos sens exaltés par le souffle créatif de ce génie qui fait ovuler les femmes rien qu’avec ses textes.
Il fait aussi ovuler certains hommes, alors tu conviendras que ce n’est pas de la crotte de marmouset.

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Tout choupi qu'il soit, le marmouset fait parfois des crottes
C'est un point qu'il a en commun avec scarlett Johansson.

 

Merci.

Le seul qui n’avait pas jugé utile de céder à la tentation de la drogue (car il paraît que "c’est mal", faut-il le rappeler), c’était Notre Designer du Sichuan.
Lui, il a juste fini ses champignons-qui-donnent-des-couleurs-dans-le-cerveau.
Pendant que je débitais des vannes grasses comme les cheveux d’un contrôleur de la SNCF.
Eût-il été vivant, Brassens aurait pu écrire à propos de cette situation que Seb s’est fait un Bigard aux Morilles (le Bigard aux Mori-i-i-i-iiiiiyeu, c’est une blague pour les gens qui sont bon public, bon public, bon public**)(merde, j’avais promis François Valéry… bon tant pis, t’auras quand même eu droit à un chanteur mort !) (j'ai un peu honte, là quand même...)(et pour le Benichoo Award, va falloir que je passe au contrôle anti-dopage...)

**Jeu de mots à rendre à notre Poulette du Sud

Donc, après ce frugal apéritif, nous arrivâmes dans une... euh… une boîte de nuit, mais en début d’après-midi. Toujours à l’avant-garde de l’audace qui ose des trucs que les autres ont pas osé oser, Jean-Luc nous a gratifiés d’un concept novateur : la boîte de jour !

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Ca, on peut dire que c'est de la belle queue, non ?

Si.
On peut.

Au départ, on a eu un peu peur.
Déjà, au stand des produits dérivés, on a vite vu qu’on avait déjà toutes les photos.
"Presque toutes" a rectifié la préposée au stand en nous a présentant les nouveaux clichés.
C’était beau, tout ce Jean-Luc à foison !

Je passerai rapidement sur la première partie.
Un rappeur qui s’était produit "à Miami, mais aussi à Cannes, il est là ce soir pour vous..." (sic. Il était 15 heures ! NDNicMo)… et arrive un chanteur qui est à 50Cent ce que Niort est à New York : une version un tantinet édulcorée.
Pourtant, il y croyait, le gars, il a d’entrée lancé au DJ-coiffeur-osthéopathe qui l’accompagne "Vas-y, mets du son. C’est du lourd, c’est du ricain".

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On ne peut lui donner qu’à moitié tort : certes, ce n’était pas très ricain, mais il faut reconnaître que c’était sans conteste très lourd.

"Bling-bling", c’était le titre.
Ca préfigure sans doute le bruit que fera le CD quand on le rangera dans le vide-ordure.

Puisque pour l’occasion je me fais critique de concert, je ne dirai pas que c’est mauvais.
Je dirai que c’est un artiste qui aura du mal à trouver son public.

Pendant ce temps, nos deux charmantes accompagnatrices (la provinciale et la méchante) se sont fait accoster par des journalistes employés de Confessions Intimes pour savoir si leur amour pour Jean-Luc Lahaye mettait en danger leur couple (dont nous étions prétendument, le Noiche qui fait des sites et moi, les éléments testostéronés. Pour l’occasion seulement, en ce qui me concerne).

Elles ont intelligemment répliqué que non, que le couple est avant tout une compromission à l’autre qui ne doit jamais aller jusqu’au renoncement de son moi profond.
Ainsi, ont-elles ajouté, "ils (Séb. et moi, donc) nous emmènent aux concentrations de tuning et aux concerts d’Eddy Mitchell, on dit rien, et eux ils viennent avec nous quand on soutient Jean-Luc".

Les journalistes chacals, devant tant de mots de plus de deux syllabes, ont tout de suite compris que le spectateur moyen de Lobotomie-TV serait perdu. Elles sont donc parties chasser plus loin.

Ensuite, Jean-Luc Lahaye est arrivé, scindant la foule des deux premiers rangs en entonnant "Débarquez-moi".
On a eu un peu peur, parce que si il l’aurait été débarquer par nous kom il le deman-D, ce serait été un peu court comme concert, non ?
Lol.

Oui, je cherche aussi à toucher un public plus jeune.

Jean-Luc, il irradiait.
Autant de patate que Monsieur Vico en personne.
Et si on peut être déçu de constater que les fans n’étaient pas aussi nombreux qu’il convient pour rendre hommage à la maestria de ce Grand Monsieur de la chanson française, on se réjouira de leur enthousiasme.
Depuis Zouk Machine à l’ouverture du Monsieur Meuble de Cenon, je n’avais jamais vu une telle ambiance !

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A un moment, ça bougeait tellement, on a eu peur des mouvements de foule.
Finalement, une décharge de Taser et tout est rentré dans l'ordre !



Jean-Luc était vêtu de noir, sobre.
A tous les sens du terme, d’ailleurs, puisqu’il nous a confié que depuis 6 ans, il était "clean".
Qu’il ne touchait plus à rien, même pas à une goutte d’alcool.

N’est-ce pas le propre des grands artistes que de partager leur fêlure intime (je ne parle pas céans de la raie du leur, de séant, qui est toutefois essentiel à leur carrière car comme le dit l’adage : "céant chantant qu’on devient chanteur") ?

Jean-Luc, on a essayé de le briser souvent avec beaucoup d’inélégance. Mais toujours il s’est relevé. Et il nous a prouvé une fois de plus qu’il était là.

Et tu sais pourquoi ?
Parce que Jean-Luc, il DONNE.
Tout ce qu’il a. Et même le reste.
Il nous a annoncé un récital de 35 chansons, dont certaines à la carte.

Oui, ben fallait venir, il est trop tard pour regretter dépité lecteur.

Ensuite, il a enchaîné les titres comme le gouvernement enchaîne les dispositions liberticides : avec beaucoup de naturel.

Nous, on était sous le charme. Et dans le rythme, aussi.

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Pour danser avec Jean-Luc, tu commences par remuer
les cheveux beaucoup, et les genoux pas trop...




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... ensuite, tu fais l'inverse : tu calmes ton hystérie capillaire
et tu mets toutes tes tripes dans les rotules !
(Note l'apparition du mâle, intéressé par la danse de séduction et qui commence la sienne...)
(Il commence par les cheveux, lui aussi)



Jean-Luc n’a rien perdu de sa superbe.
Il a véritablement ré-enchanté notre quotidien pour quelques mois, faisant fi de la morosité ambiante comme de la crise dans la pêche à la morue (car oui… enfin bref).

Je t’assure que nous on ne touchait plus le sol, tellement il arrivait, lui, à en tenir la clef.
De sol.

Une voix !
Mais une voix !

On regrette d’autant plus la sono déplorable.
Même si Jean-Luc, décidément au firmament de la maîtrise vocale, compensait autant qu’une paire de shoes de Loana.

Un Grand, Grand show.

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Jean-Luc fait hyper-bien l'effet spéciaux du plan incliné



Nous avons eu droit à :
- Débarquez moi (Jamais, Jean-Luc, on était là pour toi autant que toi pour nous) - Appelle-moi Brando (dont Alexiane, sous le joug de l’émotion brute qui obère tout raisonnement éclairé sans aucun doute, avait oublié les paroles, et scandait avec autant de joie et d’entrain que Véronique Courjault découvrant qu’elle avait ses règles "Appelle-moi prolo")
- Peur, Peur, Peur
- Pleure pas (l’émotion, encore)


A tous ceux qui pensent que Jean-Luc fait partie du passé, il a lancé ce cinglant démenti : "Après ce que certains appellent une traversée du désert, j’ai décidé de revenir au premier plan".
Et il a continué :
- Djemilla des Lilas
- Si tu pars (Avant la fin ? T’es fou Jean-Luc ou bien ?)
- Marie
- La gloire
- Fils de personne

Et tant d’autres que toi aussi, tu as plaisir à chantonner dans cette grande baignoire qu’est la vie (oui, je sais, moi non plus je ne comprends pas cette envolée, si ça peut te rassurer).

Et de nous époustoufler avec des lyrics épurés à l’extrême, rappelant en filigrane que les chanteurs de arèn’bi, ne sont décidément pas à la hauteur des vrais auteurs-interprètes : "heureusement que j’étais déjà fou, sinon, j’en serai devenu fou" ou encore "j’ai découvert la musique comme on découvre l’Amérique, un chewing-gum entre les dents"… cette redécouverte des textes de Jean-Luc imposait la constatation suivante : ils sont d’une acuité incroyable.

Ils n’ont pas pris une ride.
Leur interprète non plus, d’ailleurs, grâce soit rendue à son hygiène de vie irréprochable.

Avec les camarades, on s’est gavé, on s’est gorgé de la poésie imagée et néanmoins socialement engagée de l’orphelin du show business français.

Alors oui, je me joins à Alexiane et Spike pour lancer un vibrant : merci, merci, merci, Monsieur Lahaye.

En vrai, on n’a pas TOUT écouté parce que les enceintes ont rendu l'âme.

MAIS nous sommes plus déterminés que jamais à le suivre lors de la tournée RFM, pour profiter d’une meilleure qualité technique.

Et puis… la prochaine fois, il fera peut-être monter sur scène sa sœur, Brigitte. Je crois me souvenir qu’à une époque, elle donnait tout, elle aussi…

Humeur du jour : ta mère la pute en 2009. En vrai, ça me casse les couilles de répéter tout le temps la même phrase toute la journée. Et la santé, hein, parce que tant qu'on a la santé...
Zik : du Gwo Ka. Ca t'intéresse les percussions de Gwada ? (et aussi "Débarquez-moi" dans la tête depuis... trop longtemps)
Conclusion : ah ! qu'elles sont Jah Love les filles de mon pays... Lahaye-Lahaye-Lahaye-Lahaye, Lahaye-Lahaye**...

Edit Kifonssan** : j'ai d'autres infos sur Jean-Luc, je reviendrai dessus demain.

** Benichoo Awards, toujours !

02.01.2009

Enterrement maçonnique

André Mo, 23 mai 1950 - 04 décembre 2008.

Nous entrons dans "sa" loge : là où il avait tant de plaisir à se rendre et pour laquelle il planchait souvent.

Le cercueil repose au milieu.

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Je ne peux m’empêcher de me demander comment ils ont pu disposer un si grand corps dans une si petite boîte. Lui qui me dépassait d’une tête…

Dans le fond, des chaises de classe ont été disposées en rang, afin de permettre aux profanes de s’asseoir.
Toutes sont occupées, et des présents sont même debout.

Quand j’arrive, on me place au premier rang.
Un bien triste privilège.

Le cercueil est disposé au milieu de ce qui ressemble étrangement à un temple nu. L’architecture est idoine, mais il manque les symboles habituels.

Ils sont une trentaine, tous en noir et disposés en deux rangs équidistants et parallèles au cercueil.
Eux sont debout, et une écharpe turquoise suit les lignes scapulaires
(comme sur le maillot des Girondins de Bordeaux).
Quatre sont disposés par paire, de chaque côté de la boîte en bois.

Ils présentent devant eux une épée pointée vers le hautl. Ils ne restent pas longtemps car ils sont silencieusement relayés par d’autres, qui sortent de leur rang impeccable pour leur poser la main sur l'épaule, puis prendre l’épée à leur tour, rendre un hommage tout en sobriété.

Ce ballet est empreint de solennité.

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A l’heure prévue, c’est le Vénérable de la loge qui prend la parole.
Il explique que la cérémonie commence et demande aux initiés de former la chaîne d’union.

Ceux qui sont debout s’exécutent, se tenant par la main, formant un grand cercle, un peu dérisoire : il fait penser à ces jeux des écoles maternelles.

Le Vénérable, dont on sent qu’il est un peu le MC de l’affaire, demande alors :
- 1er surveillant, est-ce que la colonne du nord est au complet ?

- Oui, vénérable, la colonne du nord est au complet, répond une jeune femme qui tient un pupitre, de l’autre côté du cercle, légèrement à babord.
- 2ème surveillant, est-ce que la colonne du midi est au complet ? demande-t-il alors.
- Non, vénérable, la colonne du midi n’est pas au complet, il manque un élément. Lui répond une autre femme qui lui fait face, à un pupitre également (mais côté tribord, tu l’auras compris).
- Quel élément nous manque-t-il ?
- André Mo., Vénérable.
- Frères et sœurs, je vous invite à rompre la chaîne et à vous revêtir de deuil.

 

Ils rompent donc la chaîne et retournent leur écharpe.
Le verso est noir, simplement égayée par... une tête de mort blanche.

Le formalisme strict permet souvent d’échapper à l’émotion.

Ensuite arrive l'orateur. (n.b. contrairement à une messe, les personnes qui parlent ont fréquenté le mort, ils en narrent des traits de caractère qui font écho à mes souvenirs. C’est plus agréable)

Chacun ne prend la parole que quand il y est invité par le Vénérable, et à la place désignée par une espèce d’huissier qui guide les intervenants avec son bâton.

De l’encens est allumé, qui symbolise l’esprit du mort, toujours avec nous mais inexorablement amené à se dissiper (je crois... j'ai été un peu déconcentré à ce moment-là).

On parle beaucoup du rapport de la mort à la vie, de la nécessité de la première par rapport à la seconde.
De l'inexorabilité de cette dernière, aussi. Sans promesse ni faux-semblant.
Le discours est franc, apaisant, apaisé.
J'ai beaucoup aimé.

Des rameaux sont posés sur le cercueil, par tous les frères et sœurs.
Des pétales de fleurs flétris sont également disposés, lors d’un second passage, pour rappeler que dès que nous mourrons, nous devenons pourriture. (Oui, je sais, certains n’attendent pas de mourir pour ça, les impatients).

Ensuite viennent les outils : l’équerre, pour la droiture, le compas pour la portée de nos actions sur les autres, et la règle, mais il faut être initié pour en connaître la signification.

Au bout d’une heure, commme prévu, on sort de la loge.

Il a plu.
Il fait lourd, un temps typiquement tropical.
L'endroit est étonnamment calme, car nous sommes aux portes de Pointe-à-Pitre...

On discute.

Pour en savoir plus, je te conseille de faire un tour sur le site de l'obédience du Droit Humain

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Mon oncle est mort le 04 décembre 2008.
Ce soir-là, il a appelé très tard une cousine pour lui dire combien il était heureux de sa journée. Pour lui dire qu’il venait de passer le plus beau jour de sa vie et qu'il avait besoin de partager ce bonheur avec quelqu'un.

Moi, aussitôt intrigué, tu te doutes bien que je me suis aussitôt transformé en Derrick-des-îles.

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Désiré Derrick, frère caché de l'autre.
Seule l'afro les distinguait*.
A toujours vécu à Morne-à-l'Eau
.

 

On a cherché les raisons, mais on n’a pas trouvé.
Ni du côté de la loge, ni du côté des proches…

Avant de revenir en Métropole, je suis passé chez le notaire.
- Votre procédure d'adoption, c'en était où, au fait ? Il l’avait terminée ?
- Je ne sais pas, je lui avais envoyé les derniers papiers il y a trois semaines environ
- On va appeler mon mari pour le savoir…

Quand elle raccroche : "normalement, ça devrait aller à son terme, mon mari me dit que le dossier a été déposé au tribunal le 04 décembre au matin."

Je suis partagé entre les larmes et le sourire.
Je sais.

N’empêche, pour un homme qui avait autant de cœur, en mourir, c’est une sale ironie.

Humeur du jour : la formule des Francs-Maçons, c'est "je gémis, mais j'espère". Je trouve ça classe. Demain, on parlera de Chanson Française, si tu veux bien.
Zik : du kompa
Conclusion : Jah Love en zot'

*t'as vu l'effet spéciaux ? Trop bien faite, l'afro, non ?

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