28.02.2007
Alors ça, c'est le Papon !
La douleur.
La douleur.
Elle fait mal.
Oui, je sais, c’est beau comme du Larousso.
Mais c’est la souffrance qui me fait devenir poète.
Pas le cœur à rire. Non.
Il y a peu, Bézu nous quittait. Tu le saurais si tu avais lu ça
Et là, je rentre d’isolement d’une semaine en Suisse et qu’apprends-je ?
L’ami de Bézu, son compagnon de poilade, son collègue de gaudriole, est lui aussi disparu, terrassé par un voisin portugais la douleur.
Dans le fond on distingue bien Bernie Chirac à l’époque où ses cheveux n’étaient pas encore en acrylique.
Maurice Pompon n’est plus.
Tous les clowns du monde ont le nez rouge en berne.
A mon avis, la DGSE n'y est pas pour rien, qui dégomme à tour de bras les humoristes caustiques qui font la pluie et le beau temps sur la vie politique française, aiguillons nécessaires de la démocratie, souvent droits-de-l'hommistes et quasi-toujours de gauche, comme l'étaient Bézu et Maurice.
Tout ça parce que notre droite, plus réactionnaire et intransigeante que toute autre, ne supporte plus les intellectuels de gauche qui constituaient cette confrérie dite de La CLASSE.
Oh, d'aucuns ont reproché à Maurice Pompon un antisémitisme latent... mais alors comment expliquer sa collaboration si fructueuse avec Fabrice, porte-parole symbolique de l'Internationale Juive et Cosmopolite s'il en est. Et il n'en est pas.
(Mais rien n'indique que cette démonstration soit pertinente. Non... la douleur obscurcit ma vision...)
Mais pas par la douleur. Non.
Par son opticien.
Je le revois encore, dans la réclame pour la SNCF : "Partir en famille ? C'est possible". Un classique.
Je l'entends encore, notre Maurice Pompon, enthousiaste à l'idée d'organiser le premier Paris-Plage, profitant de l'été indien qui baignait doucement Paris et ses manifestants (enfin... surtout Paris), ce mois d'octobre 1961..
Il n'était que dévouement.
Il nous manque déjà.
Humeur du jour : deuil
Zik : Serge Gainsbourg - Requiem pour un con
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui ont La Classe.
22:55 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : nicmo, chronique, humour, necrologie, maurice, papon, pompon |
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Commentaires
Écrit par : kundun | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tilitte dit Makou | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireEt merde j'ai pas eu le temps de le toucher moi le pompon, y aurait pas un marin dans la salle pour remplacer?
Écrit par : Ti Punck | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanny | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cee | 01.03.2007
Répondre à ce commentairequoi ? c'est pas l'heure du chant ?
Écrit par : féekabossée | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Ti Punck | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireMouahahahahahahahahahahahahaha !!!
(ah, pour partir, il a pas dit "pour arriver", c'est donc ça...)
Écrit par : Je rêve | 01.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lily Marlene | 04.03.2007
Répondre à ce commentaireMoi qui était une fan inconditionnelle de "la classe", et qui compatissait à chaque fois que Fabrice empêchait ce cher Pompon de s'exprimer.
A qui...le tour?
Écrit par : CarrieB | 05.03.2007
Répondre à ce commentaire@ Tilitte : "la bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer". Un an d'abonnement à Batracien Hebdo à celui qui trouve SANS RECOURS AU NET, d'où est tirée cette citation.
@ Ti Punck : euh... t'as réalisé qu'on parle de MAURICE Pompon, là...
@ Fanny : boom boom tssssssing
@ Cee : paraphrasant Nounours, Maurice les saluait d'un ironique : Bonne nuit, les petits. Et bon brouillard, aussi...
@ FéeKab : nan.
@ Ti Punck : je te laisse mettre de l'ordre.
@ Je rêve : c'est possible...
@ Lily Marlène : ben si la Faucheuse a du temps libre... j'en vois bien un ou deux dont je me débarrasserais volontiers...
@ CarrieB : moi aussi j'étais fan de La Classe. Mais Maurice a trouvé un exutoire à la frustration engendrée par Fabrice. Il a fait des convois (qu'on voyait pas, d'ailleurs, à l'époque... marrant, non ?).
Écrit par : NicMo | 05.03.2007
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