10.02.2007

Bézu avait la classe...*

*Et réciproquement

Mon cœur saigne. Je préfère te prévenir, lecteur, on ne va pas rigoler.
Pas aujourd’hui.
Ce ne serait pas décent.
La France a peur mal.

C’est jour de deuil.

NicMo a la rage contre ceux qui se prétendent "journalistes" !!!
Journalistes ?
Ha !!!! Et mon cul, il a la grippe aviaire ???

Ha ! Ca ! Pour nous bassiner pendant des jours quand Valery Giscard d’Estaing Pierre l’Abbé disparaît, ça, ça y va !!! Mais quand nous quitte l’Ab-Bézu, pourtant à l'origine de cette grande initiative de l’hiver 54 en faveur de démunis d’humour, des pauvres de l’esprit…
Pffff, chuis dégoûté !

Un scandale inégalitaire qui montre bien que le principe de parité ne s’applique pas dans notre pays. Insupportable injustice qui aura marqué la vie de l’artiste mais que ce blag va réparer.

Si Bézu incarnait la joie de vivre, c’était avant tout pour masquer ses origines miséreuses.
Fils d’un alcoolique Rmiste de gauche et d’une nymphomane philateliste, cocaïnomane et centriste à ses heures, son prénom fut le fruit non pas d’une longue concertation mais d’un compromis rapide entre ces 2 écorchés de la vie qui allaient être des parents démissionnaires : un père qui a l’habitude de proférer "Quand bézu, zépu soif" et son épouse lui rétorquant "Je me ferais bien bézu, moi, ce soir.

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Le père de Bézu… l’était pas net, le gars…

 

Rapidement à la dérive, ce couple d’exclus, égarés de la précarité,  trouve refuge dans une étable que les bêtes ont abandonnée, à l’exception d’un âne gris et d’un bœuf trop vieux pour être Charalisé.
C’est là, dans cette étable, le 25 décembre au soir, que naît "le p’tit Bézu", celui qui allait devenir l’humoriste miraculeux, et qu’il faut désormais pleurer.

Très vite, à l’école, Bézu sait convertir ses camarades grâce à ses nombreuses histoires de Toto, sa bonne humeur permanente et ses blagues incessantes. (Le fait que sa mère soit amie avec l’ensemble des Papas desdits camarades n’est certainement pas étranger à son succès auprès des petits et des grands, mais il reste aux biographes et autres historiens à se déterminer sur ce fait).

Toujours est-il que, rapidement, il en vient à organiser des concours de blagues rigolotes, de bite-au-cul, chat-bite et autres gages tous plus poilants les uns que les autres. Cette coutume, dite du Bézutage perdure d’ailleurs dans nombre d’établissements prestigieux de notre République en deuil, quoique l’origine en ait injustement été oubliée.

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Le cortège se rendant au cimetière pour un ultime hommage à Bézu

C’est d’ailleurs sans doute cette bonne humeur contagieuse qui engendrera la ritournelle selon laquelle "J’ai pas mangé, j’ai pas bu, mais j’ai bien rigolé, uh-uh-uh, merciiii, petiiiit, Bézu !"

Grandissant peu, Bézu se rend compte que son corps, ou du moins les parties intimes de celui-ci, gardera des proportions enfantines.
Dans la détresse d’une adolescence lourde en souffrances psychologiques, il se réfugie dans la poésie et la littérature, publiant de nombreux recueils sous divers pseudonymes, afin d’éviter une fulgurante ascension dont il craint qu’elle ne s’enchaînât nécessairement avec une chute cruelle.

Toujours sous couvert d’une identité caméléon, on lui doit ainsi :
- Notre Dame de Paris, qu’il publie sous le nom de Victor Hugo,
- Le Père Goliot, sous le pseudo de Gustave Flaubert
- Guère épais (souvent mal orthographié), pour lequel il endosse l’identité de Léon Tolstoï
- Les fleurs du mâle (initialement intitulé Les fleurs du mâle qu’on effeuille, biographie d’un Don Juan), une biographie fantasmée pour celui qui n’a, finalement guère fréquenté que Muriel Montossey)
- On l’appelait Miette qu’il écrit comme un exutoire après sa mammoplastie ratée.

Sa grande pudeur l’empêchant d’éclabousser de son talent brut et diamantaire les médiocres âmes qui l’entouraient, il faudra l’intervention d’un producteur peu scrupuleux pour que paraisse ce qui deviendra un incontournable de la chanson française et de la Musique en général, au même titre que la 9ème symphonie de Beethoven, la Grande Messe en Ut Mineur de Mozart ou Royal Canin d’Ennio Morricone : la Queuleuleu.

Ce titre constituera la pierre angulaire d’une œuvre majeure, celle d’un artiste enfin révélé !!!

C’est comme un violent camouflet à la face de Licence IV et de son ambigu "Viens prendre un p’tit coup à la maison" qui monopolisait jusque là les cérémonies familiales. Désormais, pour les mariages, les baptêmes ou la vasectomie du grand-père incestueux, toute la famille peut entonner cet hymne à la vie que nous offre Bézu.

C’est donc tout naturellement qu’il se retrouve au casting de l’émission de télévision qui fait l’unanimité par la qualité didactique de son propos et sa simplicité populaire, broadcastée dans le monde entier : La Classe.

Bézu y fréquente Fabrice, bien sûr, maître de cérémonie, mais également ceux qui, depuis, ont fait montre de la plus grande constance dans le bon goût et la créativité de haute teneur :
Pompon (baisser de rideau en 2001), Blèze, Muriel Montossey, Pierre Palmade, Lagaf’ ou le gitan de service parce que pas la place pour les caravanes des Gypsy Kings sur le parking du studio grand guitariste El Chato.

C’est cette image que nous garderons en tête, celle du clown joyeux, toujours entouré de ses amis, irradiant de bonheur et de gaieté.

Où que tu sois, on ne t’oubliera jamais.

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Nico. Il craque. L’émotion en apprenant la disparition de Bézu…
Pour une fois, on ne peut nier la spontanéité…

Tchao l'artiste, on te fait de gros bézu.

NicMo

Humeur du jour : mon cœur saigne. Deuil. Perte de repères. Sinon, ce soir, DJ Zebra !!!!!
Zik : Bézu vs. Craddle of Filth - DJ Merdooyage
Conclusion : Jah, Jah, Jah la queuleuleu…

Commentaires

oh merde tu déconnes là? hé t'es pas sérieux , non, c'est pas possible, pas lui, pas luiiiiiii nooonnnnnn pas bézu, pas maintenant, c'est trop tôt, je suis pas pret à être orphelin.
Ohhh putain, "La Classe", le seul contre-pouvoir du petit théatre de bouvard, un espace de liberté neuronale, le paradis de la vacuité intellectuelle, un anti-migraineux plus fort que sarko** en laxatif.
pour la peine ce soir je reprendrai deux fois du boeuf au pipi (parce que j'aime aussi le splendide)
salut l'artiste.....ça me rappelle le titre de Charlie-hebdo à la mort de Jean Lefebvre "il est mort comme il jouait, comme une merde".


....oh merde quand même.......

Écrit par : kundun | 10.02.2007

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Erratum : l'Ab-Bézu ce n'était pas "hiver 54" mais "pastis 51" (renouvelé tous les ans depuis lors).

R.I.P.

Écrit par : s4nit4rium | 10.02.2007

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Ressaisis toi, il reste encore de belles choses à accomplir, poursuivre son oeuvre au delà la mort, et... et surtout réponds moi, Empaffé : DE WHERE J'AI UNE MAMMOPLASTIE RATEE ?

Écrit par : Miette de Savane | 10.02.2007

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he ben , va y avoir de la teuf là bas (me demande pas où, j'en sais rien).... Mais Coluche, Desproges, Choron .... ton pote !!
alors ton DJ ? t'a changé les idées j'éspère !

Écrit par : féekabossée | 11.02.2007

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Adieu, ami des bar-mitsvas, des balletti du 14 juillet, des speed-dating de Lozère, de tous les mariages pluvieux.
Adieu, gai compagnon des bézutages universitaires, des noces d'ammoniac et des pots de départ dans la marine marchande.
Adieu.

Écrit par : chechia | 11.02.2007

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Non mais c'est bon, Bézu il va ressuciter

Écrit par : Badibuh | 11.02.2007

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Bravo pour cet hommage au grand homme qu'était Bézu !

Écrit par : Scarlett | 16.02.2007

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