05.09.2006
T'en re-veux ? Y'en re-n'a !!!
En bon pratiquant de la prolepse, je dirai que oui, je suis en retard, je sais, mais non, ça n'altère en rien la qualité des commentaires. Et puis merde, j'ai pris des notes, je me débrouille entre un PC sans batterie à la maison et un Mac hors d'âge au bureau pour pondre ce billet... (promis, dès que c'est résolu, je réponds aux mails, aux com et tout)
Je ne mettrai pas "sic" après chaque citation, mais elles sont authentiques, dans leurs approximations ET dans leurs répétitions.
Je passerai rapidement sur le couple de Bisounours -Joël et Jennifer- parce que... le gluant, c'est pas trop mon truc. Mais quand même...
Le gars, il est dans un endroit paradisiaque avec une meuf qui est censée être open (sa tentatrice). Ils sont à table sur une terrasse. Palmiers et mer en toile de fond, une belle table bien dressée et joliment décorée.
Il lui sort : "quand je vois ces bougies, là, ça me fait penser à celle que j’aimerais disposer dans ton rectum Jennifer parce qu'à la maison, elle avait acheté des bougies à la vanille...".
Abendacor !!!!
Et quand il regarde la tentatrice, ça lui rappelle Jennifer parce qu'elle aussi, elle a des cheveux et qu'elle aussi, elle met des chaussures ?
Et quand il va aux goguenots, ça doit lui rappeller Jennifer aussi, parce qu'elle n'oublie jamais d'acheter du PQ quand elle fait les courses à Cora Aldi le WE…
Faut dire que la Jennifer, elle est aussi catastrophiquement crétine attachante... Par exemple, elle dit : "on a vu des vues magnifiques... des couleurs... turquoise... c'était vraiment... joli, quoi !".
Conclusion : va choisir les bougies à la vanille à la Foir'Fouille et laisse tomber tes prétentions sur le Goncourt…
La prise en note des déclarations des candidats m'a fait réaliser un truc : ils sont, intellectuellement parlant, épuisés. Ils n'arrivent pas à combiner richesse de vocabulaire et précision syntaxique. Mais leurs efforts sont louables pour le masquer !!
Bon, je vais jouer la franchise avec toi : on va d'approximation en approximation et, surtout, il s'agit de combiner, à l'intérieur d'une phrase, répétition et déclinaison d'un seul et même mot qui en constitue l'ossature.
Illustration avec Harry (Champion du Moooooonde, Harry, je baise tes pieds et décrète que ton corps sent bon) et Vincent, les plus forts à ce jeu. Surtout Harry. La force de frappe d'un troupeau de buldozers...
Harry : je vais voir, je vais revoir Emeline... on va voir, quoi... ça va êt' le... on va voir comment j'vais, comment j'vais réagir quand j'vais la voir. C'est ça qui... on va voir, on va voir, je sais pas.
Vincent : avec Shanice, on s'est rencontré par hasard, c'était un pur hasard, des fois, le hasard fait bien les choses et là, il les a bien faites.
Inutile d'épiloguer sur la beauté de ces allitérations, respectivement en "voir" et en "hasard". Je ne suis pas le docteur Benton, mais je crois Harry et Vincent victimes de la maladie de la "tête de Delco" : dans le temps, il arrivait parfois que la voiture refusât obstinément de démarrer, toute tentative se soldant par un bruit, grosso-modo, situé entre le brâme du cerf souffreteux et le presse-purée tournant à vide. Le moteur n'avait pas d'allumage -pas d'étincelle- pour enflammer le carburant et ainsi se mettre en route.
Le mécano arrivait alors et le diagnostic avait tout du grand classique, qui tombait comme une évidence : "c'est la tête de Delco".
Eh bien Vincent et Harry, c’est pareil quand ils semblent réfléchir : c'est la tête de Delco. Aucune étincelle et un bruit anormal.
Et ça marche aussi avec Eric. Un autre exemple ? Même pas peur.
Eric : J'étais venu chercher des réponses par rapport à Sandra et, euh... sur l'essentiel... l'essentiel c'est à dire, euh... m'amener vers un chemin qui me mènerait à l'amour.
Et, allez, par gourmandise, Harry, cherchant à séduire : Tu crois que je fais un enfant comme ça, moi ? Avec n'importe qui ? J'fais pas un enfant comme ça avec n'importe qui." (et 4 millions et quelque spectateurs de se sentir soulagés)
Encore du Harry ? Je t'ai dit : si t'en re-veux, y'en re-na.
Harry : On a beaucoup de points communs tous les deux, et ça, ça m'a plu. Ca m'a plu chez elle. Et voilà, quoi, ça m'a plu.
Ou enfin : "J'ai craqué, j'ai subi à la tentation... j'ai subi à la tentation"
Autant pour la richesse lexicale.
Examinons maintenant le fond, puisqu'on le touche régulièrement, pour mon plus grand plaisir sadique, je dois avouer.
Vincent, la chemise ouverte autant que la bouche, nous donne une leçon de classe. C'est vrai, au départ, on pouvait croire le garçon aussi creux qu'un discours de Nicolas S. mais que nenni !!!! Il a de l'éducation et tout.
Déjà, dans l'avion, il met son chouine-gomme dans le creux de la joue avant de faire sa salade de langues avec Shanice, qu'il attrape par le menton... faut dire que la classe, ça le travaille, Vincent.
Vincent : Sanice était une fille très sexy, très sexy MAIS qui pouvait respirer la classe.
Ben oui, quoi, Shanice, dans la soirée thématique "fétachôdass", elle se trémoussait en micro-short en jean à franges qui laissait judicieusement voir le pli de la fesse. Ca, pour respirer, ça respirait. Mais la classe était directement inspirée par Daisy Duke, la cousine de Sheriff Fais-Moi Peur.
Vincent toujours : Moi, je vous dis que si vous parlez d'une femme à une autre femme, en franchise, hein ? en franchise, si la femme en face de vous, si elle a pas assez de classe et de distinction pour se retenir, ça peut aller très, très loin.
Il faut dire que Mélanie nous en apprend long sur Raymond et Vincent . Ou, pour être précis, long sur Raymond et court sur Vincent, si tu décryptes : "Raymond, il a voulu me connaître intérieurement" (je la crois volontiers : il est payé pour ça...) puis "Vincent, il ne sait pas comment je fonctionne, au fond" (contrairement à Raymond, donc. Mais il faut dire que Raymond est black. Pas black-black, hein, mais Vincent pas du tout. Et selon la croyance populaire et désormais l'expérience de Mélanie, le noir, mieux loti, tape le fond tandis que le blanc, non. Moi, j'y crois et le fait que je sois fils d'Antillais n'a rien à voir...).
Ben moi je dis qu'arriver à dire des trucs comme ça à la tévé sans dire de gros mot, tout en sous-entendus subtils, c'est la preuve que Vincent ne sait/veut pas voir que Mélanie, c'est la top classe.
Combat de titans du staïle, donc, entre Vincent qui remplace le mot pute par heum-heum (racle bien la gorge, n'hésite pas, c'est comme ça que ça se prononce), ce qui donne : J'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum, j'ai jamais dit sur toi que t'étais un heum-heum ; et Mélanie, de n epas répondre quand il lui a lancé : "tu veux savoir si j'ai eu les plaisirs charnels ?" On ne saura pas, nous non plus, car il ne répond pas aux questions qu'il pose lui-même.
Dommage. Il eût été intéressant de savoir jusqu’où vont les employés de la prod : ont-ils un prime en cas de tâtage de michons ?
Une cagnotte à se partager entre ceux qui arrivent à pratiquer le zizi-boubouche ? Voire une super-cagnotte pour ceux qui pratiquent le zizi-féfesses, surtout si c'est AVANT le sus-mentionné zizi-boubouche.
Mais on nous cache tout…
Une bonne démonstration de classe et de haute tenue a été offerte -c'est la tournée de la prod', yeeehaaaaa- par Mélanie et Harry. Mélanie, pour mémoire, elle a une coiffure de Jennica, un intellect qui lui sert uniquement à retenir la racine troisième de 1578 date de son prochain frottis et un mec hors-pair : Harry. MAIS, elle veut se venger, et lui "mettre la honte".
Suspense... (en fait, pas suspense du tout, tu te doutes bien que ça va être digne d'une embrouille au CM1, son truc, mais bon, si tu ne joues pas le jeu...)
En fait de honte, elle lui annonce qu'elle n'a jamais cessé de voir son ex, durant toute leur liaison (na na nè-reuh) et il lui rétorque que ben d'abord lui aussi, il en a eu plein des meufs, encore plus qu'elle ch'te f'rais dire.
Je n'ai donc pas menti en disant que c'était tout faisandé.
Elle lui aurait bien asséné le fameux "moi, un de plus que toi", mais tu verras qu'Harry, au-delà de trois... il est un peu perdu et donc c'eût été injuste.
Harry, c’est la star. Déjà, on se doute bien que son rapport à la culture se limite à celle qu'il peut faire dans un labo d'analyse médicale, pour un germe attrapé dans les sanitaires d'un camping bas de gamme. Harry, c'est le gars qui n’y va pas avec le dos de la main morte. Il plisse les yeux quand il parle, comme ébloui par sa propre audace (grammaticale et syntaxique, selon moi), il ne dit QUE des conneries et fait preuve d'une mauvaise foi digne de... digne de... ben en fait, de rien ni de personnne.
Certes, Fanny-la-tentatrice ou Nicolas-le-séducteur nous mettent à l'abri du Prix Nobel, mais Harry, c'est un candidat exceptionnel, un Zidane de l'intelligence : feinte de corps à droite, passement de jambes et hop ! tu ne sais plus où elle est passée, l'intelligence. Une sorte d'Oudini du raisonnement construit. Un abruti-étalon à mettre au pavillon de Sèvres.
Harry dans le texte : - J'ai eu une attirance pour elle, elle aussi. On a eu une attirance mutuelle tous les deux ;
- Elle a un regaaard ! Eh ! Laisse tomber ! c'est quoi ce regard ? Elle m'a rendu ouf, elle m'a rendu folle (sic). Un regard de malade et c'est ça qui m'a attiré chez elle. Son regard. (ndr : bien la peine qu'elle se balade les michons à l'air, tiens !)
Suivi d'un extrait où il dit : "Arrête de me faire ton regard, là, me regarder comme ça, là..." Au cas où tu serais saintois, sans doute (archipel des Saintes, au sud de la guadeloupe, des naufragés y ont vécu dans la consanguinité pendant... je ne sais pas, mais suffisamment pour que ça ait les effets qu'on connaît).
- J'ai cédé au bout du 4ème jour... 4ème jour... chuis fou quand même... ça veut dire chuis pas un garçon fidèle, en fait, quand j'me dis dans ma tête...
- Ca va pas passer par trois chemins.
Là, faut s'arrêter un instant. Voulant protéger Harry, ses parents n'ont pas osé lui avouer que nous fonctionnions en base dix, ni même qu'on pouvait compter au-delà de trois. C’est ainsi un Harry totalement ignorant du système décimal qui racontera à ses enfants (si tant est qu’une inconsciente se laisse féconder par ce grossier animal) Blanche-Neige et les Trois Nains, les trois merveilles du monde, les trois péchés capitaux ou les trois continents… Mais Harry n’est pas là pour compter, il est là pour débattre ce qu’il a sur son cœur : "J’assume tout. Depuis qu’on était ensemble, c’était… ben on était ensemble pour être ensemble" (Là, on y voit tout de suite plus clair). Mais il se sent tout de même obligé de préciser : Jour pour jour, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué, j’ai continué (il a bien continué, là…ndr) et puis voilà, c’en est arrivé là. J’vais pas te faire un dessin. Mais j’ai pas couché avec elle. Moi, j’te l’dis...
Ben piske tu'l'dis, Harry... moi, je te crois.
L'air réfléchi et sincère... je te crois. Je ne vois pas pourquoi je mettrais ta parole en doute... franchement.
Toutes nos condoléances félicitations à Harry, pour son cerveau désormais définitivement perdu, tout comme sa dignité et sa pugnacité à animer une émission, qui sans lui, n'aurait pas été la même. Ooooh non !
Et un accessit à Vincent, qui, s'il bosse dur son Passeport pour le CM2, devrait passer l'année tranquille, en milieu de classe. Et la classe, on l'a vu, c'est son truc à Vincent...
Humeur : agacé par ce transfo qui n'est toujours pas arrivé, merci La Poste
Zik : Diam's - Dans ma bulle (au moins, elle, elle ne s'affiche pas avec Nicolas S.)
Conclusion : Jah Love Be With You
14:05 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : chronique, humour, télévision, tele-realite, ile, tentation, vincent |
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Commentaires
Jamais rire n'a été si difficile à retenir au bureau !
Merci encore pour ce moment de pur délice, merci !
Voila
A bientôt
Écrit par : Fanny | 05.09.2006
dis donc toi ... tu fais quoi les 10 prochaines années ???? nan parce que moi , rire comme ça , je dis OUI tout de suite !!
Écrit par : féekabossée | 05.09.2006
Écrit par : maazz | 05.09.2006
Sinon, pourrir les gens sur des pages et des pages, c'est pas gentil ! T'es pas un gentil toi, hein NicMo ? (faut pas se moquer des handicapés on t'a dit !!! ;-)
Écrit par : madamedekeravel | 06.09.2006
@ Féekab' : une demande en quasi-mariage, déjà ? Eh, attends de voir mes fesses, au moins...
@ Maaz : si tu ne prends pas de note, ça va trop vite, tu oublies au fur et à mesure, tu fais des approximations et donc tu perds ton temps... ce serait dommage de rectifier des citations finement ciselées.
@ Dame de K : je cherche plus la précision que la gentillesse. Et puis je m'auto-censure plus que dans la vraie vie. J'aurais pu parler du physique (à la Daniel Ducruet de Vincent, par ex.). Méchant, moi ? OK, je l'endosse. Tant qu'on ne me qualifie pas de "tiède", ça me va... Et pis j'aime pas les handicapés.
Sinon, je cherche désespérément dans ma mémoire de pétoncle le terme de linguistique qui concerne le "je te dis pas..." et le "je te raconte pas..." et ensuite on dit/raconte. Cette figure de style porte un nom. Tu m'aides ?
Écrit par : NicMo | 06.09.2006
Écrit par : Fanny | 06.09.2006
;-)
Écrit par : NicMo | 06.09.2006
Écrit par : roussepoule | 06.09.2006
il fallait bien sûr comprendre :
ben j'attends j'te f'rais dire , oui chui comme ça moi !!!
venant de moi hein pas d'elle , remarque tout bien reflechi , je pense qu'elle aussi , elle attends !!!!
Écrit par : féekabossée | 06.09.2006
1. Je suis un intégriste de l'argentique, tendance noir et blanc. Donc il faut que je subtilise le numérique de ma fille ;
2. il faut que je fasse la toph tout seul, vu que personne chez moi -ou dans mon entourage- ne sait que je fais un blog ;
3. Jusqu'à ce matin, je n'avais pas de pécé pour envoyer l'image dans l'internet électronique. Mais maintenant, c'est OK.
4. Que les fesses, ça va ?
Écrit par : NicMo | 06.09.2006
Écrit par : féekabossée | 06.09.2006
Écrit par : madamedekeravel | 07.09.2006
Si si, ça fait plaisir...
Écrit par : NicMo | 07.09.2006
Écrit par : madamedekeravel | 07.09.2006
Rastafari,
Babylon,
Zion,
Gare de Laïonne (ah non... Ca, c'est chez moi... ;-)
Anyway, je te dis pas comme je me suis pris la tête à chercher "prétérition"... et comme ça soulage d'avoir la réponse ! Non, je te dis pas...
Presque autant que d'avoir retrouvé "aphérèse". J'ai dû apprendre les 2 en même temps, car ça m'est revenu comme ça...
Écrit par : NicMo | 07.09.2006
Écrit par : Fanny | 08.09.2006
Mais en permanence du ska -ska jamaïcain ou ska-punk, genre Mighty Mighty Bosstones- et du reggae.
Bref, de la musique de guédro... heureusement, en 2007, ce sera interdit par Kitussé.
Écrit par : NicMo | 08.09.2006
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