31.08.2006
Va Mickey Ta Mère !
Je n'aime pas Disney.
Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs (c'est à dire avant-avant-hier. Moralité : méfie toi de la drogue), les histoires lénifiantes et qui se terminent toujours à l'américaine (lire : ça se termine bien. Par exemple, la guerre en Irak va se finir "à l'américaine") m'emmerdent.
Je n'en fournis pas à mes enfants. Je ne vois pas de raison pour leur infliger des chansons à la mélodie mièvre, aux paroles à te coller du miel plein les oreilles. Même s'ils sont très méchant, je ne leur mets pas la Belle et le Clochard. Ou alors faudrait vraiment qu'ils aient mis le feu à l'appartement. Et faudrait aussi que j'achète un casque tiens, en prévision...
Je me souviens d'un séjour dans ce merveilleux parc d'attractions près de Paris lors d'un voyage de groupe, donc imposé d'agrément. Nous avons été reçus dans un saloon génial, posé dans un décor qui ressemble aux abords d'une zone industrielle. Tendance Far West, mais alors vu de très, très Far.
A la cantine restaurant self-service, lors du dîner du soir, les esclaves du lieu serveurs et tout le personnel nous ont gratifié d'un pestac', probablement pour éviter qu'on regarde trop ce qu'on avait dans nos assiettes.
Je ne te le cache pas, y'avait de la plume, oui, y'avait de la meuf, oui. Ce que j'aurais aimé te cacher, c'est qu'on était loin du Moulin Rouge. En guise de Nicole Kidman, de L.A., ben nous on avait Ghislaine, de Wasquehal, déguisée en squaw avec, donc, les plumes placées vachement plus haut que celles des danseuses du Moulin Ecarlate (rôôô, le Moulin Ecarlate, ça me fait penser au Néon Ecarlate de Jennoah City... mais là n'est pas le propos).
Pour te donner une idée, c'est le genre de pestac' "ouestèrne" qui ferait passer les Mystères de l'Ouest pour une oeuvre à gros budget.
(Euh... là, à droite, c'est pas Ghislaine, hein. A gauche, en revanche, c'est bien moi et on voit que je fais mon critique parce que finalement, je me suis bien pris au jeu, sur le coup...Oui, je sais, je fais petit sur les photos...)
Le sendemain, après une nuit merdique dans une cage à lapins réparatrice et bienvenue, malgré 3 camarades de chambrée, nous avons découvert LE PARC. Là, j'ai vite compris qu'en fait, je n'étais pas en bordure de zone industrielle mais dedans. Je me suis dit que si les producteurs des Mystères de l'Ouest avaient eu des moyens, ils auraient probablement fait un décor comme ça, mais en moins kitsch, peut-être. Et aussi que tout ce pastel, ça donne la nausée.
C'est tout en carton-pâte et en peluche-qui-déguele-des-magasins. Si t'es allergique au poil de chat en acryllique, n'y va surtout pas !!!
Bon, je passe sur l'allée principale, destinée à me faire comprendre que si j'étais malin, j'aurais prévu le dispositif pour les forfaits de ski et tu l'aurais adapté à ta CB : un élastique, je la mets dans la machine et elle revient toute seule (te manger dans la main come un chien, au bout de 24 heures, résultats garantis, merci M. Kassimba). Pratique de l'avoir tout le temps dispo pour acquérir le bavoir Roi Lion, le stylo Belle au Bois Dormant ou les mules Winnie the Pooh (mais où donc met-on les pieds... ;-)
Bon, moi, au milieu de tout ça avec mon t-shirt de communiss' au motif ci-dessus, ben j'ai fait le communiss' et j'ai rien acheté, question de principe et aussi d'opportunité : tout était inutile au développement de la dictature du prolétariat, alors...
Et ensuite, nous sommes passés (car j'ai eu la joie de partager tous ces moments de grâce dans un ambiance grégaire) aux ATTRACTIONS. J'en ai fait une. Des montagnes russes, dans le noir. Après, j'ai arrêté pour plusieurs raisons.
D'abord, je suis assez sensible aux manèges. (Si tu veux avoir une idée de ce que ça me fait -mais t'es pas obligé(e), hein...- Clikici.) Bon, je t'avais prévenu.
L'autre raison plus fondamentale, c'est que je fais le raisonnement suivant : s'il y a un accident, j'imagine que c'est le personnel sur place qui prodigue les premiers soins.
Ben je suis terrorisé à l'idée que ma dernière sensation sur cette terre serait de sentir une moustache naissante faire velcro avec la mienne parce qu'un type en costume de Pluto me fait du bouche-à-bouche.
Dans mes délires les plus paranoïaques, je l'imagine même avec une haleine à la cannelle. Beurk.Je passe volontiers mon tour.
A suivre après le train. Faut 'j'y vais, là.
Humeur du jour : pas mal, je rentre
Zik : Horrorpops - Hell Yeah ! (Wouackenwoll : www.horrorpops.com)
Conclusion : Jah Love Be With You
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30.08.2006
Une répétition redondante
Y'a un truc qui m'énerve, en ce moment, dans les campagnes de communication.
1. D'abord, on cherche à nous faire envoyer des MST à tout bout de champs avec notre téléphone portatif. Mais attention ! Pas question que ce soit inutile !
Ainsi, tu es invité ("incité" serait plus juste, dans la mesure où rien de tout ça n'est gratuit, bien entendu) à agir pour prendre en main les domaines suivants :
- "Astro" au 812XXX, pour connaître ton horoscope du jour ;
- "Love" au 812XXX, pour connaître ta love compatibilté. Pour dire si c'est pas du flan, ça se base sur les prénoms, donc on ne peut mettre en cause l'approche scientifique ;
- "1", "2", "3"... pour choisir le candidat de la Nouvelle Ferme de la Staracadéloft (on note une judicieuse simplification : envoyer un mot complet, c'est pour le matin ; le soir, ce serait trop compliqué) ;
- un code pour faire des rencontres...
Bref, on nous vend de tout, mais surtout, surtout, de l'indispensable !
2. Ensuite, et c'est là que mon courroux croît (comme dirait le corbeau), immanquablement, ils précisent le tarif :
x,xx centimes d'Euro.
Remarque préliminaire : avant, quand on faisait des blagues-à-20-cts, par exemple, on ne faisait pas des blagues-à-20-cts-de-Franc, non ?
Alors pourquoi le préciser avec les Euros ?
La notion de "centime d'Euro" mérite donc qu'on s'y attarde. Elle appelle aussitôt la question suivante : mais bordel de verrue, ça pourrait être des centimes de quoi, si ce n'est d'Euros ?
Des centimes de litre ? des centimes de mètre ? des centimes d'heure ?
Je cherche, hein, je cherche...
Et si on s'aligne sur cette pratique ?
Par exemple, moi (au hasard, hein), je dépose régulièrement mon mètre et 78 centimètres de mètre dans ma voiture automobile, laquelle consomme environ 7 litres 50 centilitres de litre en ville urbaine. Donc je prends plus souvent mon vélo pour les trajets dont la durée ne dépasse pas 30 minutes d'heure, afin de sauvegarder la nature naturelle et ses arbres en bois. En outre, ça me permet d'entretenir mon poids, qui avoisine peu ou prou les 68 kilos et 500 grammes de kilogramme.
Je sais que ça a peu d'importance, mais ça m'irrite à chaque fois.
Humeur du jour : las
Zik : Dandy Warhols - Welcome to the Monkeyhouse
Conclusion : Jah Love Be With You
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L'île de la créativité
Qu’est-ce qui fait la différence entre notre langue et le latin ?
On ne commence pas trop dur, là… le français est une langue vivante. Ca veut dire qu’elle est susceptible d’évoluer.
Hier soir, j’ai regardé avec attention "L’Ile de la Tentation". Si on a beaucoup glosé sur la bêtise des candidats, on omet souvent de rendre hommage à leur créativité linguistique, qui donc, fait évoluer la notion de "parler français". Après ¼ heure de poilade/étonnement, je me suis mis à prendre des notes : c’était trop bon et comme ça, je ne change pas un mot, promis. Incroyable ce qu’on peut faire avec 30 mots de vocabulaire…
Couple 1 : Mélanie et Raymond-le-tentateur
Bon, Mélanie, on voit tout de suite que si elle a les cheveux longs, c’est parce que les racines trempent dans l’eau. Nous verrons que Raymond n’a rien à lui envier, sauf peut-être son bonnet D, élégamment dissimulé derrière -et autour- d’un haut de maillot avec des triangles aux dimensions d’un chapeau de Playmobil.
Ils arrivent dans un hôtel isolé, sur une île. Grand luxe. Ils découvrent la suite nuptiale royale. Un lit XXXL parsemé de pétales de roses dans une chambre pour touristes américains où, visiblement, tous les éléments du confort moderne sont présents mais dissimulés par une déco qui joue la carte de l’authenticité : bambou sur tous les murs.
Et là, Mélanie a cette sentence définitive : "C’est sympa, hein ? (elle cherche un peu ses mots) C’est vraiment tropical !" Elle dira par la suite qu’elle trouve là "de quoi se mettre en intimité" (sic) avec le Raymond.
Raymond ! Dès qu’il parle, c’est moins difficile à comprendre qu’Allan Greespan parlant de décroissance relative due aux tensions inflationnistes qui pèsent sur l’ALENA… Le Raymond voit les choses de la manière suivante : "On est attiré l’un envers l’autre" ("l’un POUR l’autre", c’est trop pas comment qu’on parle à la télé, tu wois), "Ici, tout est fait pour que je lui mette une giclée pour qu’il y ait un grand amour qui se crée" et enfin : "J’y ai dit que j’étais attaché, euh, pour elle, qu’il y avait cette excitation non stop. Je me suis dit, c’est la fin, je me lâche" (sous-entendu : le velouté des muqueuses après s’être tiré sur le nœud pendant deux semaines avec les grains de sable qui irritent partout, je suis pour). Quant à la situation de Mélanie (Vincent est sérieusement dans avec Shanice) : "Elle avait pas eu toutes les attentions au niveau de son couple. Et moi, c’est quelque chose que j’ai en moi… (cherche ses mots) j’ai la chance de l’avoir en moi". En effet, il a de la chance, le Raymond… il en bégaierait presque…
Au restaurant, ils parlent à voix basse. C‘est pratique parce qu’alors, la production sous-titre. (Elle aurait pu le faire avant, pour rendre les propos intelligibles, mais il faut tout de même saluer l’effort)
- Raymond : ça y est, tu as laissé tomber la carapace…
- Mélanie : y’a pas de carapace… Y’en a une quand il y a besoin, c’est tout. Sinon, y’a pas de carapace.
Là, je dois avouer que ça devient confus : alors, y’a carapace ou pas ? Ben oui, mais non. En fait, ça dépend, quoi.
Enfin, on a eu droit à cette conclusion limpide et synthétique de Mélanie : "je suis arrivé avec quelqu’un que je croyais aimer et que je laisse et je repars avec quelqu’un que je pense aimer vraiment". Nous noterons que derrière la distinction sibylline entre "aimer" et "aimer vraiment", on peut lire en filigrane que son mâle, elle l’aimait "faussement"…
Comme on disait quand on était ado : elle est bien brave !
Le mâle -heureusement non reproducteur- de Mélanie est le Vincent. Comme les autres, on devine vite qu’il a un QI de limace sous Trangsène. Vince est censé être carrément fou de Shanice (prononcer Chaïnice). L’amour total, quoi. Ils parlent retour ensemble, enfants… la totale.
Toutefois, le Vince aime à se positionner comme le mâle dominant du troupeau. On a beau être amoureux, on n'en est pas moins prêt à prouver sa supériorité.
Extrait :
- Vincent, pratiquant le doute cartésien (je te rassure, il fait semblant): mais qu’est- ce qui m’est arrivé ? J’ai rompu avec Mélanie...
- Shanice, doucement : Non, t’as pas encore rompu…
- Vincent, reprenant son naturel seagalien : Attends ! C’est moi qui parle, là ! Toi, tu ne parles pas.
Un grand souffle de respect homme/femme, c’est évident. Normal : les candidats sont mis dans de bonnes dispositions pour ça, notamment quand ils choisissent le tentateur/la tentatrice avec l’attention qu’ils mettraient à décider si l’acrylique est mieux ou pas que le polyester pour le survêt.
Finalement, l'émission se résume à quelques mots employés par tous les candidats et tentateurs.
Hypothèse : soient les phrases suivantes (évidemment, faut modifier un mot ici ou là, rajouter des "au niveau de", mais le PPCM est celui-là) :
- il se passe vraiment quelque chose de fort entre nous (on s’est auto-convaincu qu’on va coucher) ;
- il/elle se lâche totalement (ça va bientôt coucher, probablement après la pub) ;
- j’/il/elle ai/a décidé de vivre pleinement l’aventure (ça couche) ;
- j’/il/elle ai/a laissé tomber mes/ses barrières (je/il/elle picole pour coucher) ;
- on se découvre vraiment (le gros œuvre progresse, je/il/elle vais/va "laisser tomber les barrières").
Si on bannit ces lieux communs, combien de temps dure l’émission ?
Moins que la rubrique Leroy-Merlin entre la météo et le point circulation.
Quant à la mayo promise... ils en ont certainement consommé (pas terrible, hein ? Mais pour le coupde la mayo, je suis un peu à la ramasse, je dois avouer)
A suivre… d'autres citations qui méritent l'éternité. Rien de moins.
Humeur du jour : pas mal, et toi ?
Zik : Joe Strummer (sniff !) and the Mescaleros
Conclusion : Jah Love Be With You
09:15 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : chronique, télévision, humour, tele-realite, ile, tentation, vincent |
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29.08.2006
Faut bien commencer, hein...
Cher lecteur,
Je dis cher lecteur parce qu'en français, le masculin l'emporte sur le féminin.
Un peu comme dans la vraie vie, d'ailleurs...
Si ça ne te convient pas, je ne saurai trop te suggérer d'écrire à l'Académie Française et/ou de voter à gauche.
(OK, voter à gauche ne changera pas radicalement la condition de la femme, mais quitte à ce que les choses évoluent lentement, autant que ce soit à la cool, pas sous le joug des réacs)
Ca ne veut pas dire que je ne souhaite être lu que par des gars, hein.
Si tu es une fille, tu peux rester. Si, si, j'insiste.
En fait, j'espère que ce blog ralliera à lui un public bigarré fait d'hommes, de jeunes, de ruraux, de vieux, de femmes, d'urbains, de bobos, de babas, de cailleras, de Jean-Eudes, de nains, de sportifs et -pourquoi pas ?- de chiens onanistes...
En résumé, si tu es une jeune
chienne rurale un peu baba qui se caresse, que tu es prénommée Jénifère, tu es particulièrement la bienvenue, surtout si tu es propre. Accessoirement, si tu es comme ça, je te conseille de passer chez Delarue, voire Mireille Dumas, voire les 2 ravis du PAF
Bref, tout ça pour dire que pour le moment, je construis doucement, mais bientôt tu pourras subir bénéficier de mes digressions à la con analyses pertinentes.
Humeur du jour : mollo sur le destroy.
Zik : Jem "Finally woken"
12:35 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (17) |
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